Parution : Le latin entre tradition et modernité. Jean Dominique Fuss (1782-1860) et son époque. De Christophe Bertiau.
Actualités , Littérature , Parution , Publication / 14 janvier 2021

Les études néo-latines s’aventurent rarement au-delà du XVIIIe siècle, comme si la production latine avait alors cessé de présenter une quelconque pertinence sociale. L’ouvrage explore une voie nouvelle en interrogeant l’importance et la pertinence du latin et de la littérature néo-latine pour le XIXe siècle. Il étudie l’œuvre de Jean Dominique Fuss, poète néo-latin originaire de Düren et professeur à l’université de Liège dès 1817, qui a consacré sa vie à défendre sa langue première d’écriture. La première partie dresse un panorama des usages du latin dans la première moitié du XIXe siècle, principalement en Belgique et en Allemagne. On y découvre que si J. D. Fuss ne fut certes pas à l’avant-garde de son époque, sa défense du latin comme langue d’écriture s’inscrivait toutefois dans un ensemble de pratiques sociales plus large pour lesquelles le latin conservait pleinement son actualité. La tension qui parcourt le siècle entre tradition et modernité se retrouve dans l’œuvre de l’écrivain, objet de la seconde partie, qui fulmine contre les évolutions récentes du monde littéraire en même temps qu’il plaide pour le renouvellement d’une langue que l’on croyait figée à tout jamais. Hildesheim / Zürich / New York, Olms (« Noctes Neolatinae », 39), 2020, 448 p. — ISBN :…

Colloque : La justice distributive : Panaït Istrati et le mythe du brigand d’honneur.

En narrant des gestes de Haïdouks, Panait Istrati donne en langue roumaine une version originale du mythe du « bandit au grand cœur » ou « brigand d’honneur » que l’on retrouve dans de nombreuses régions d’Europe. Ces récits revêtent une importance capitale pour la compréhension des aspirations populaires à une meilleure justice sociale. En interrogeant tantôt brutalement, tantôt ironiquement, le caractère injuste de la redistribution des richesses, le « brigandisme social » s’inscrit certes dans une forme littéraire romantique, notamment en reconstruisant l’oralité, mais il témoigne aussi d’une autre revendication, plus philosophique quant à elle : la liberté. Nous insisterons particulièrement sur la mobilisation du religieux au sein de ces récits. En effet, selon les époques et lieux, la dimension religieuse apparaît au fil des récits comme une justification ambivalente : l’homme de religion allié des possédants peut être l’objet d’un « vol » légitime ou, à l’opposé, celui qui donne son aval à une telle façon de procéder face à un pouvoir injuste. Cette dimension des récits sera questionnée dans son rapport à l’éveil du sentiment national et à la revendication de la citoyenneté. INFORMATIONS : EN LIGNE VIA TEAMS, les 10-11décembre 2020 Pour obtenir plus d’informations, veuillez…

Soirée en ligne : Jan Patočka: « Art is an Absolute Play »

A l’occasion de la sortie du numéro spécial de Bohemica Literaria dédié à Jan Patočka, le philosophe tchèque le plus important du 20e siècle, et sa réflexion de l’art et littérature, nous avons alors un grand plaisir de vous inviter à la soirée en ligne « Jan Patočka : Art is an Absolute Play ». Bien que son œuvre philosophique soit au centre de l’intérêt critique dans les dernières années, ses nombreuses textes dédiés à la réflexion de l’art et de la littérature reçoivent moins d’attention systématique. Le présent volume propose l’une des premières réflexions critiques en anglais de cette importante partie de l’oeuvre de Patočka. Les contributeurs de ce volume sont les spécialistes de la littérature tchèque, les philosophes et les esthéticiens qui enseignent dans les universités tchèques, telles que l’Université Charles de Prague ou l’Université Masaryk de Brno et dans les universités étrangères, telles que Harvard ou Oxford.   La soirée s’ouvrira par une conférence du philosophe et journaliste tchèque Petr Fischer sur Jan Patočka et sa conception de l’art. Ensuite, nos étudiants présenteront la vidéo résultant de l’atelier « Jan Patočka : Autonomy of Human Being ».A la fin de la soirée, Mme James et ses collègues procéderont à la présentation du numéro spécial de la revue Bohemica Litteraria,…

Journée des (post)doctorant·e·s Philixte – 26 novembre 2020
Actualités , Journée d'étude , Philixte / 9 novembre 2020

Programme 9h30 Christophe Bertiau (post-doctorant, projet FNRS), « L’École du Bon Sens : sociologie d’une disqualification littéraire » 10h Clara Zgola (post-doctorante, projet FNRS), « La transformation sociétale portée par les « mauvais » affects : la transmission affective en art et en littérature contemporaine »  10h30 Mélanie Godin (doctorante, projet FNRS), « Le langage de la poésie et des sciences au prisme du genre et de la diversité » 11h Sofie Barthels (doctorante, projet FNRS),  « L’œuvre littéraire de Giuseppe Ricciardi (1808-1882) : Représentation du passé, remise en question du présent et mise en scène du futur au temps du Risorgimento ». PAUSE 13h30 Mehdi Mouslim, (doctorant), « Quand la traduction se heurte à l’histoire des métiers » 14h Dylan Potage (doctorant), « Les actes rituels dans le Bronze de Rapino (Vetter 218) » 14h30 Stéphanie Peel (doctorante) « Les voix(es) des femmes : agentivité et écriture dans les courants ésotériques (1857-1914) » 15h Nicolas Duriau (doctorant), « ”Prostitués” avant la lettre ? Histoire romanesque de la prostitution masculine du Tournant des Lumières à la Belle Époque » ******* Télécharger le programme : Cliquer ici Pour plus d’information concernant cet événement, envoyez un mail à cette adresse : philixte@ulb.be

Parution: Lisible donc légitime ? Lire et brouiller le genre en Chine, hier comme aujourd’hui. De Coraline Jortay, Jennifer Bond et Chang Liu.
Actualités , genre , Parution , Publication , Recherche , Revue / 24 septembre 2020

Alors qu’on parle beaucoup d’écriture inclusive aujourd’hui, en Chine, la question a soulevé des débats dans les années 20 et 30. A travers leurs recherches, Mmes Jortay, Bond et Liu font revivre ce débat. Elles s’intéressent aussi plus largement à la question de la lisibilité du genre en Chine. Le sujet est au cœur d’un numéro spécial de Perspectives chinoises. Coraline Jortay (ULB, Aspirante F.R.S-FNRS), Jennifer Bond (University College Dublin), et Chang Liu (Chinese University of Hong Kong, Shenzhen) cherchent à cerner ce qui se (dé)voile et se floute lorsque le genre sert de prisme d’analyse de la société et des pratiques culturelles chinoises aux vingtième et vingt-et-unième siècles, et comment – à travers le genre – lisibilité et légitimité s’articulent au sein de pratiques sociales historiquement situées. En Chine, la question de l’écriture inclusive s’est posée dès les années 1920 et 30 avec l’introduction d’un marquage en genre dans le système pronominal du chinois. Cette introduction a été considérée comme l’un des tournants linguistiques majeurs de la période du Quatre Mai 1919, elle-même riche en débats sur la place des hommes et des femmes dans la société. Les autrices sont co-fondatrices du China Academic Network on Gender (CHANGE), un…

Parution: Poétique, mythes et Croyances – volume II. Direction de Baudouin Decharneux et Alice Toma.
Actualités , Littérature , Parution , Publication / 28 juillet 2020

Toute société humaine aspire à trouver des ancrages dans la tradition et souvent elle se prévaut de ses origines pour aborder la modernité.Cette quête des origines devient dès lors synonyme de redécouverte d’un lien à la nature. Mythes et Croyances évoluent entre deux dimensions de l’existence qui mettent en oeuvre les ressorts d’une Poétique, dont participe par exemple la métaphore de « Jeunesse sans vieillesse et vie sans mort ». A cet égard, l’Homme est confronté à soi-même et à l’Univers dans un rapport discursif, qui l’amène à sonder les assises du langage et notamment les sources du lyrisme, les diathèses narratives, la temporalité. Ce volume constitue un hommage au Professeur Mihai Nasta, scientifique érudit dont – comme l’affirme Pierre Swiggers – « la charpente transversale relie trois composantes essentielles, à savoir le langage, comme instrument et condition de notre existentialité, la poésie, comme création transcendante à l’aide de l’instrument du langage, et les croyances, le surplus imaginaire qui est à la fois la sublimation et le traumatisme de notre condition humaine« . 44 € – parution en 2020.

Parution: Le Passé colonial belge dans la littérature, les arts et la culture de l’extrême contemporain. Direction de Sabrina Parent et Véronique Bragard.
Actualités , Parution , Publication , Revue / 10 juillet 2020

Dans son fascicule 3 qui vient de paraître, la RBPH, Revue Belge de Philologie et d’Histoire (dir. Michèle Galand, http://rbph-btfg.be/) est heureuse de présenter un dossier spécial intitulé Le Passé colonial belge dans la littérature, les arts et la culture de l’extrême contemporain (dir. Sabrina Parent, ULB et Véronique Bragard, UCLouvain).  Face à l’ignorance, par une grande partie de la population belge, de son propre passé colonial et face au déni que semblent éprouver les politicien·ne·s à l’égard de ce même passé, les contributeurs de ce dossier (Maurice Amuri, Katie Tidmarsh, Ninon Chavoz, Magali Nachtergael, Maarten Langhendries) mettent en avant les productions de quelques écrivain·e·s (Fiston Mwanza Mujila, Jean Bofane, David Van Reybrouck) et artistes (Chéri Samba, Vincent Meessen et Thu Van Tran) de l’extrême contemporain qui osent appréhender le fait colonial, le transformer en matière à travailler et substance à réfléchir. Ce faisant, elles et ils contribuent à faire du passé une source active d’enseignements éthiques. Pour toute information supplémentaire sur le dossier, contacter : Sabrina.Parent@ulb.ac.be Les demandes d’abonnements et commandes diverses doivent être adressées à l’adresse suivante: rbph@belgacom.net

Parution: Między Sanokiem a Brukselą – wspomnienia o Marianie Pankowskim w setną rocznicę urodzin / Entre Sanok et Bruxelles – souvenirs sur Marian Pankowski au centenaire de sa naissance. Rédaction et traduction de Tomasz Chomiszczak et Dorota Walczak-Delanois

Le livre, publié sous le patronage honoraire de Madame Danielle Pankowski-Martinet et avec le soutien financier de Philixte – centre de recherche à l’Université Libre de Bruxelles, de l’Institut Polonais à Bruxelles et la Mairie de Sanok, contient les textes de professeurs, gens de théâtre et de la culture, traducteurs, critiques littéraires, amis et famille de Marian Pankowski. Ce sont : Tomasz Chomiszczak, Bolesław Faron, Krystyna Latawiec, la famille Pankowski, Krystyna Ruta-Rutkowska, Janusz Szuber, Paul Beers, Guy Camberleng, Jacqueline Clément, Jacques De Decker, Anna François-Kos, Alain Van Crugten, Dorota Walczak-Delanois. Tous les textes ont été publiés en français et en polonais ; ils sont dotés de notices explicatives et de notices biographiques des auteurs. Le livre présente la personne et l’œuvre de Marian Pankowski, né à Sanok en 1919 et décédé à Bruxelles en 2011 – lui-même professeur de l’Université Libre de Bruxelles. Poète et prosateur, auteur de pièces de théâtre mais aussi critique littéraire ainsi que traducteur de nombreux auteurs polonais et belges, il a su trouver son propre style d’expression littéraire aussi bien en polonais qu’en français. Prisonnier de quatre camps de concentration, émigré à Bruxelles mais ne se considérant pas comme tel, il reste un chroniqueur de…

Parution: Perspectivas sobre el futuro de la narrativa hispánica: ensayos y testimonios. De Robin Lefere, Fernando Díaz Ruiz y Lidia Morales Benito (eds.).
Actualités , Littérature , Parution / 9 juin 2020

¿Cuáles han sido y son las orientaciones más significativas de la literatura hispánica contemporánea? ¿Cuáles serían las más «cargadas de futuro»? En ellas, ¿cuál sería la parte de los valores perennes y la de nuevos valores? Reflexionar sobre estas preguntas, que remiten, por una parte, a la cuestión general de la contemporaneidad y, por otra, a la dialéctica problemática entre presente, pasado y futuro, es el objeto de este volumen, donde se propone una visión fundamentada, y apoyada en la consideración de 126 escritores, del presente y del futuro de la narrativa en lengua española. Los quince ensayos de hispanistas pertenecientes a diversas universidades europeas aquí recogidos ambicionan poner de relieve tanto las continuidades como las rupturas y las “emergencias”; siendo todas ellas ponderadas e interpretadas con un enfoque diacrónico y comparatista que relativice las supuestas novedades. Por otra parte, se abordan y problematizan los numerosos cambios contextuales que se vienen produciendo, en especial, la competencia renovada de la literatura con la cultura de la imagen (piénsese en la ciberliteratura y en la blogosfera). Todo ello se completa con un broche de oro: los testimonios de veinte autores de las dos orillas con sus opiniones sobre el futuro de la…

Journée d’étude: Écrire une ville, habiter une ville : représentations spatiales des persécutions en Europe occupée (1940-1944)

Journée d’études PHILIXTE Université libre de Bruxelles En collaboration avec Vrije Universiteit Brussel 5 juin 2020 Format visioconférence Programme À l’occasion de la présente journée d’études, nous nous proposons de réfléchir à la manière dont l’imaginaire urbain renvoie à des territorialités qui sont simultanément habitées par les écrivains et artistes, l’Occupant, les autochtones et ceux qui sont désormais considérés dans leur condition d’exclus, d’étrangers ou de « clandestins », pour emprunter ce terme à Jan Cox (cf. son tableau Les clandestins du quai Van Dyck, 1942). Comment se déploie cet imaginaire urbain à travers les représentations littéraires, picturales, musicales, filmiques qui portent sur la destruction lente qui gagne l’Occident dans les années 40, cette « fin, une fin incompréhensible, la fin d’une ville, d’un temps, d’une pensée » (Paul Nougé, « La guerre ») ? Comment s’est agencé cet espace imaginaire qui renvoie – explicitement ou implicitement – à l’espace qu’il dédouble – l’espace référentiel, organisé selon la nouvelle législation imposée ? Il s’agit d’un espace qui conditionne l’admission : les enfants israélites n’ont « plus le droit de s’asseoir sur les bancs de nos écoles » (comme le dénonce l’Enseignement en 1941), d’autres interdictions concernent la fréquentation des parcs…