Présentation générale

Le centre de recherche Études littéraires, philologiques et textuelles appréhende les textes comme des objets complexes et étudie le « littéraire » dans son acception la plus large, selon des approches caractérisées par leur dimension comparatiste et pluridisciplinaire. En s’attachant à l’explicitation de textes et à leur contexte de production, elle aborde les domaines traditionnels de l’étude de la langue et de la matérialité du texte mais elle s’ouvre également au renouvellement des disciplines des sciences humaines. Elle apporte de cette façon sa contribution à l’histoire des représentations et aux théories de la culture.

The research group “Literary, Philological and Textual Studies” regards texts as complex, multidimensional objects and examines literary phenomena in the broadest sense from both a comparative and an interdisciplinary perspective. This group seeks to bring to light the meanings of texts and the context of their production. As a result, it encompasses already established fields of study concerned with language and the materiality of texts but also embraces the new disciplines and approaches of the humanities. In this way, it contributes to the fields of cultural theory and the history of
representations.

Dernières actualités

1616-2016: Quatre siècles d’un été éternel—Shakespeare au tournant du vingt-et-unième siècle (21-22 octobre 2016)

1616-2016: Quatre siècles d’un été éternel—Shakespeare au tournant du vingt-et-unième siècle.

 Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique

Les 21 et 22 octobre 2016

 TABLE DES MATIERES

 1. PRESENTATION GENERALE DU THEME DU COLLOQUE

 La figure de Shakespeare semble défier certains des principes clés de la critique contemporaine. Depuis des dizaines d’années déjà, la notion de génie littéraire a cessé d’être un point de repère pour l’étude académique de la culture ; le concept même de grand auteur est parfois décrit comme une illusion conservatrice. Or, à contre-courant de ce scepticisme, le succès de Shakespeare n’a fait que croître. Au moment même où nous commémorons le quatre-centième anniversaire de la mort du grand dramaturge et poète élisabéthain, son œuvre continue à se disséminer au-delà du théâtre et de la poésie à travers des médias que les contemporains de Shakespeare n’auraient jamais pu imaginer. Le cinéma s’est emparé de lui depuis longtemps et aujourd’hui, le corpus shakespearien inspire les séries télévisées, les dessins animés et les jeux vidéo. Le nom de Shakespeare est ainsi resté le signe le plus reconnaissable de la vocation humaniste de la culture et il incarne toujours la possibilité d’une pérennité littéraire qui échappe à l’élitisme que l’on associe parfois à la célébration de culture du passé.

 Ce colloque, organisé dans le cadre de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique, se propose d’aborder quelques-uns des thèmes qui retiennent l’attention des commentateurs de Shakespeare aujourd’hui. Il n’est bien sûr pas possible en deux jours de rendre justice à l’énorme masse de commentaires critiques qu’ont suscitée l’œuvre, la vie, et le contexte historique de Shakespeare. La critique shakespearienne, qu’elle provienne de sources savantes, de lecteurs et spectateurs passionnés ou de créateurs inspirés par le dramaturge élisabéthain, a depuis longtemps généré une constellation d’écrits défiant les efforts de lecteurs et chercheurs individuels. Nous pourrons cependant mettre en lumière quelques-unes des problématiques qui font de Shakespeare une source de réflexion et d’inspiration incontournable au début du vingt-et-unième siècle. Notre programme abordera en particulier les thèmes du pouvoir, de la représentation psychologique et de la dissémination médiatique des œuvres. Le premier thème témoigne de l’importance qu’a prise la réflexion politique dans la critique contemporaine—une évolution à laquelle les études shakespeariennes ont apporté une contribution majeure. Le deuxième fait écho à la fascination persistante qu’exerce sur les chercheurs une œuvre qui préfigure les développements de la psychologie et la psychanalyse contemporaines. Le troisième retient notre attention car il concerne le mode de survie du corpus shakespearien dans le champ de la culture contemporaine : si le nom de Shakespeare résonne encore aujourd’hui, c’est que son œuvre se prête à ce que l’on appelle aujourd’hui l’intermédialité : elle se propage par transfert et encodage d’un support à l’autre.

 




2. PROGRAMME

 

VENDREDI 21 Octobre 2016



 

 Première partie : Shakespeare et le langage du pouvoir

 9:30

Accueil des participants et présentation générale du colloque

 




 

10:00-11:00

 Alison FINDLAY

Professeure

University of Lancaster

Deputy director of the British Shakespeare Association

“The Power and The Glory: Shakespeare’s Female Characters [La puissance et la gloire: les personnages féminins de Shakespeare]

 




11:00-11:15

Pause-café





11:15-12:00

Michel MEYER

Professeur

Université Libre de Bruxelles

 « Qu'en est-il du pouvoir chez Shakespeare »

La comédie du pouvoir, chez Shakespeare, est davantage l'occasion de tragédies que de comédies. Les héros en sont des hommes et des femmes qui ne perçoivent pas que les temps qui ont changé tiennent néanmoins aux valeurs essentielles de tout groupe, comme la loyauté, le respect réciproque des parents et des enfants, et le souci de la légitimité. Or, si l'on y regarde de près, c'est toujours cela qui est en cause dans les tragédies shakespeariennes, et par-delà, ce qui se joue est la confusion entre  ce qui est devenu problématique et de ce qui, intangiblement, ne saurait le devenir. Hamlet, Macbeth, le Roi Lear, Timon d'Athènes, Le marchand de Venise illustreront notre propos sur ce qu'il en est de la tragédie au sens où Shakespeare l'entend, et qui n'est pas sans rappeler Sophocle. De là, on en tirera quelques réflexions sur ce qu'est une tragédie, et pourquoi, selon les mots si justes de George Steiner, la tragédie meurt avec Racine.



 

12:00-12:45

François OST

Professeur

Université Saint-Louis - Bruxelles

Membre de la Classe des Lettres de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique

« Rois faibles et symbolique dévoyée : comment Shakespeare traite la doctrine des deux corps du Roi »

La doctrine des deux corps du Roi, issue de la théologie politique du Moyen Âge, joue un rôle essentiel à travers toute la philosophie politique occidentale. E. Kantorowicz, pour illustrer cette thèse, se livre à une analyse détaillée de la pièce Richard II. Mais le thème parcourt bon nombre d’autres pièces de Shakespeare. En plus de Richard II, nous nous intéresserons donc également à Hamlet, au Roi Lear et à Jules César. Par ailleurs—c’est le propos de cette contribution—il faut noter que Shakespeare ne se sert que rarement de la doctrine des deux corps du Roi dans le but de légitimer le pouvoir. Ce qui l’intéresse, c’est le thème du roi faible (tension entre les deux corps) et le fait qu’on ne manipule pas impunément le pouvoir symbolique sous-jacent à cette doctrine. 



 

12:45-13:00

Questions et commentaires



 

13:00-14-30: lunch

 



 

14:30-15:15

 Marc MAUFORT

Professeur

Université Libre de Bruxelles

« Cette chose des ténèbres » : représentations de l’altérité dans l’œuvre de Shakespeare

Cet exposé a pour but de mettre en lumière comment certaines pièces de Shakespeare semblent annoncer des thématiques postcoloniales et interculturelles très caractéristiques du tournant des 20ème et 21ème siècles. En combinant des théories contemporaines sur le postcolonialisme et l’interculturalité ainsi que des recherches récentes sur la notion de race à l’époque shakespearienne, il est possible d’offrir de nouvelles interprétations de la représentation de l’altérité dans Le Marchand de Venise (le personnage de Shylock), Othello (le personnage du maure) ainsi  que La Tempête (Caliban). Il ressortira de cette analyse combien la vision de Shakespeare est nuancée : le texte shakespearien révèle comment le sort tragique de ces personnages est lié à leurs différences ethniques et culturelles. Cet exposé espère donc apporter un nouvel éclairage sur la modernité de Shakespeare dans notre monde de plus en plus globalisé et multiculturel.



 

15:15-16:00

Nathalie VIENNE-GUERRIN

Professeure

Université Paul Valéry - Montpellier.

Société Française Shakespeare

«Roméo et Juliette : une histoire d’injures »

Cette intervention explorera les injures qui se déploient dans Roméo et Juliette, depuis la scène d’ouverture où les personnages se font ‘la nique’ jusqu’aux déclarations d’amour injurieuses de Juliette à Roméo (3.2), des échanges d’injures ludiques entre la Nourrice et Mercutio (2.4) aux violentes remontrances du père Capulet à sa fille Juliette (3.5), du désastreux ‘villain’ (3.1) au duel final entre Roméo et Paris (5.3). Nous montrerons que cette pièce si connue pour être une histoire d’amour est aussi une histoire d’injures, en replaçant les insultes dans le contexte des codes de duels élisabéthains, en étudiant l’injure comme déclencheur dramatique et en analysant les rapports que les insultes de la pièce entretiennent avec la philosophie du langage qui en émane.



 

16:00-16:15

Questions et commentaires



 

16:15-16:30

Pause-café



 

 SAMEDI 22 Octobre 2016

 



 

Deuxième partie : psychologies shakespeariennes

 

9:30-10:15

Christophe DEN TANDT

Professeur

Université Libre de Bruxelles

Membre de la Classe des Lettres de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique

«Fantasmes biographiques et biographies fantasmées : la tentation de reconstruire Shakespeare à partir de (presque) rien »

L’image de Shakespeare souffre d’une énorme disproportion entre la personne du créateur attestée par les sources historiques et d’autre part l’instance institutionnelle de l’auteur—la figure du génie théâtral et poétique telle qu’elle a été célébrée par le public, les artistes et les commentateurs depuis 400 ans. Les traces biographiques léguées par William Shakespeare sont fiables mais notoirement ténues alors que sa réputation d’auteur est sans pareil. Cette communication examine les symptômes de cette dissonance biographique. Nous aborderons brièvement les arguments des critiques qui ont préféré attribuer la paternité des œuvres shakespeariennes à des acteurs historiques dont la biographie est mieux documentée. D’autre part, nous nous intéresserons principalement à la propension de certains biographes et critiques qui, sans priver William Shakespeare de son statut de créateur, construisent une image fantasmée de l’auteur—une représentation bien au-delà des documents biographiques. La communication abordera en particulier la figure de Shakespeare évoquées par l’historien de la littérature Hippolyte Taine, le psychanalyste Ernest Jones, et le romancier James Joyce.



 

10:15-11:00

Yves THORET

Neuro-psychiatre

Acien maitre de conférences à l’université de Paris-X-Nanterre

Docteur d’état en psychologie

Société Française Shakespeare

« La folie chez les personnages de Shakespeare en rapport avec une dramatisation de leur conflit »

Cet exposé viser à analyser comment Shakespeare représente la folie sur base des connaissances cliniques de son époque. Nous nous proposons de déterminer également dans quelle mesure cette représentation suscite encore des résonances dans notre actualité. 



 

11:00-11:15

Questions et commentaires

 



 

11:15-11:30

Pause-café



 

11:30 :12:15

Jean-Claude MAES

Université Libre de Bruxelles (doctorant)

Psychologue et psychothérapeute

« Shakespeare, peintre des liens »

 L'intérêt renouvelé des psychanalystes pour l'œuvre de Shakespeare démontre si nécessaire sa finesse dans la peinture des âmes. Cependant, ses pièces ne prennent leur plein sens que si, au-delà des motivations des personnages, on s'intéresse à la structuration de leurs liens et l’évolution de leurs relations, suivant le cycle enchaînant la rencontre, la posture (ou mythe fondateur), la durée (tissée de rituels) et la crise (susceptible d’ouvrir un « passage »). Nous nous demanderons, par exemple, pourquoi le drame de la jalousie évolue vers une résolution comique dans « Beaucoup de bruit pour rien » et « Le conte d’hiver », mais tragique dans « Othello, le Maure de Venise »—comment dans les deux premier cas la crise débouche sur un renouvellement de la rencontre, alors que dans le troisième la rigidification de la posture de départ mène les protagonistes vers la mort.



 

12:15-12:30

Questions et commentaires



 

12:30-14-00: lunch

 



 

Troisième partie : les réappropriations contemporaines de Shakespeare

 

Michel DELVILLE

Professeur

Université de Liège

 

« Hamlet revisité »

 

Hamlet est sans aucun doute la pièce de théâtre qui a suscité le plus de commentaires et de polémiques chez les écrivains, les philosophes, les théoriciens de la littérature et les artistes plasticiens. Cette intervention entend brosser un panorama général des multiples adaptations et réécritures de Hamlet au cours des siècles. Dans la foulée, elle considérera les implications culturelles et politiques de quelques-unes de ces « revisitations » textuelles, iconographiques, scéniques et filmographiques.

 



 

14:45-15:30

 

André HELBO

Professeur émérite

Université Libre de Bruxelles

Membre de la Classe des Lettres de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique

 

« Shakespeare à la scène et à l’écran. Enjeux d’une réappropriation. »

Génie puissant de la Renaissance tardive, figure complexe du théâtre mondial, Shakespeare a certes puisé son inspiration dans des sources antérieures, mais il surtout été un des auteurs les plus transposés. Les processus de réappropriation de l’œuvre shakespearienne sont nombreux tant à la scène qu’à l’écran. Nous nous intéresserons notamment à l’un d’eux, qui a particulièrement nourri les pratiques postmodernes: la conscience de la théâtralité.

 



 

15:30-15:45

Questions et commentaires

 



 

 


15:45-16:00

Pause-café

 



 

date de publication : 2016-09-06

SUBMISSION DEADLINE REMINDER FOR EVENT ORGANIZED AT ULB

SUBMISSION DEADLINE REMINDER FOR EVENT ORGANIZED AT ULB (Département de Langues et Littératures; Centre de recherche Philixte)

 

15 March 2016, the deadline for submissions to the 7th Biennial Conference of the EASLCE (ULB, Brussels, Belgium— from 27 to 30 October 2016, in association with BASCE), is fast approaching.  The EASLCE and ULB (Philixte Research Unit) look forward to receiving by that date your proposals on various aspects of "'Wildness without Wilderness': The Poiesis of Energy and Instability," as outlined in the full CFP below.  For any remaining queries, please feel free to contact the local host, Franca Bellarsi, at <fbellars@ulb.ac.be>.  

 

La date butoir du 15 mars approche à grands pas pour les soumissions à la 7ème réunion biennale de l'EASLCE, l'association européenne d'études écocritiques (ULB, du 27 au 30 octobre 2016, en association avec BASCE, l'association d'études écocritiques au sein du Bénélux).  L'EASCLE et l'ULB (Unité de Recherche Philixte) vous encouragent vivement à soumettre vos propositions d'exposé sur divers aspects de "'Wildness without Wilderness': The Poiesis of Energy and Instability," la thématique de cette réunion scientifique (voir l'appel à communications in extenso ci-dessous). Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à prendre contact avec l'organisatrice, Franca Bellarsi (fbellars@ulb.ac.be).

                                 

 

“Wildness without Wilderness”: The Poiesis of Energy and Instability

 

The European Association for the Study of Literature, Culture and Environment (EASLCE): 7th Biennial Conference (Brussels, Belgium— from 27 to 30 October 2016)

 

Hosted by the Université Libre de Bruxelles (ULB) and its Department of Languages and Literatures, in association with the Benelux Association for the Study of Art, Culture and the Environment (BASCE)

 

As Gary Snyder reminds us in "The Etiquette of Freedom" (1990), wilderness—i.e. the expanse of the physical natural world untamed by humans—may have considerably shrunk; by contrast, however, wildness—i.e. the instability of the material world and of its agencies that elude human regulation and control—very much remains a constant in the existence of beings enmeshed with their environments. 

 

Contributing to this ineradicable and enduring wildness and instability, other constants such as energy and creativity inform both the non-human and human worlds of impermanence and indeterminacy (Serpil Opperman & Serenella Iovino, Hubert Zapf, Sidney Dobrin).  Indeed, not only do energy flows and their disruptions remain inseparable from life and living organisms; moreover, energy also proves inseparable from poiesis, understood as a potential for making that combines randomness and design.  With the relational activity leading to transformation that underlies the spontaneous self-organization and patterning of many systems (Fritjof Capra, Herbert Maturana & Francisco Varela), poetic travail is in fact what links the wild artistry and skilful means of nature to those of human production (Jonathan Skinner; Harriet Tarlo).  What the various narratives respectively explored by particle physics, material ecocriticism, the energy humanities, experimental ecopoetics, or ecospiritualities tell us is that the universe is teeming with (eco)compositional forces and responses, with experiential space opening itself up to forms of joint making and unmaking, with temporary montage and collage artistry blending chance and intention through physical and/or mental assemblage, dissipation, and re-arrangement. 

 

The 7th Biennial Meeting of EASLCE, in association with BASCE, will be held in the fluctuating, multilingual urban space of Brussels, a city that has proved home as much to the "ordered wildness" of physics uncovered by Nobel Prize-winning scientists like Ilya Prigogine and François Englert as to the one of the mindscapes revelled in by the Symbolist and Surrealist avant-gardes. 

 

Therefore, from all environmental fields of inquiry and endeavour, from the humanities and natural sciences to the creative arts and public policy/activist spheres, the Organizing Committee invites papers probing into the poiesis of non-human and human systems, and into their interrelated narratives of energy, wildness and travail.  Spanning the spectrum from natural to textual energies, possible perspectives may include—but are not necessarily limited to—some of the following approaches:

 

          The impact of concepts such as energy and poiesis, instability and creativity on current ecocritical thinking/theorizing, on ecoliteracy, ecolinguistics, eco-narratology, ecosophy, and eco-ethics.

 

          Patterns of assemblage, proliferation and travail in both non-human and human texts, procedures and organisms; systemic readings of energetic patterns of dissipation and collapse.

 

          Representations of chaos, wildness, autopoiesis, and complexity in literature, film, the arts, linguistics, philosophy, science, and digital environments.

 

          Ecopoetics and the poiesis of energy and instability: entropy and "ordered wildness" in textual environments and texts-as-environments; elusive energies, assemblage and fragmentation in recombinant and procedural eco-aesthetics; humans as ecocompositional and eco-aesthetic animals.

 

          Energetic travails under and above ground: the poiesis of fuel and fuel extraction; the chaos, wildness and complexity informing petrocultures; cultural and literary responses to the environmental practices and addictions of "Homo Energeticus."

 

          "Wildness without wilderness" in cities: urban collapse, mutation and apocalypse vs. urban renaturing, sustainability and ecological resilience; cities as "living eco-labs," urban entanglements in the web of the bioeconomy; urban eco-design; the city as ecological palimpsest and travail.

 

          Transmutations of energies in the interlocking of mental and physical ecologies; ecospiritual and ecopsychological readings of the poiesis of matter and consciousness in interaction.

 

          Energy exchange and instability in the travail between physical and social ecologies; the dynamics of channeling and dissipating psychic and social energy around ecological crises; the travail of mapping out the (geo)politics of energy.

 

          Energetic labour and travail: the poiesis of the elements and natural forces (water, the weather, tectonics, etc.); the formation of "counter-imaginaries" to energetic mischanneling and depletion; the poiesis of decomposition, recycling and composting.

 

          Embodied "wildness without wilderness": randomness, design and energy exchange in animals and plants; shifting energies and relationalities between human and non-human bodies/forms of "creatureliness"; the poiesis of the feral; zoopoetics.

 

          Randomness and design in nature as sources of ecophobia and ecophilia; the gaps between the artistry of nature and human creativity as fuel for ecophobic and ecophilic narratives and texts.

 

          The poiesis of energy and instability at work in human and non-human environments as fuel for "Une écopoétique francophone?", "Eine deutschsprachige Ökopoetik?", etc.?

 

The primary conference languages will be English, French, German, and Dutch/Flemish.

 

We welcome both scholarly and creative proposals.  The submission formats are either for individual scholarly papers of 20 mins/individual creative contributions/performances of 20 minutes, or for pre-made panels of 3 twenty-minute scholarly papers/creative contributions.

 

The format for submissions is as follows:

 

          individual proposals: title + 300-500 word abstract + biosketch of 5-10 lines + IT requirement + full contact details.

 

          preformed panels: 500 word abstract for the panel comprising general topic and format outline + participants’ biosketches and full contact details + IT requirements, supplemented by individual 300 word abstracts for each contribution on the panel.

 

ON BEHALF OF THE ORGANIZING COMMITTEE, ALL PROPOSALS SHOULD PLEASE BE SUBMITTED TO

Dr. Franca Bellarsi <fbellars@ulb.ac.be> by 15 March 2016.

 

ALL SUBMISSIONS WILL BE INTERNATIONALLY PEER-REVIEWED BY EASLCE AND BASCE.

 

 

 

date de publication : 2016-03-06

FEMMES GUERRIERES EN CHAIR ET EN OS, EN PAPIER ET EN CELLULOÏD

JOURNEE D’ETUDE : FEMMES GUERRIERES EN CHAIR ET EN OS,

EN PAPIER ET EN CELLULOÏD

 

Si les Amazones sont connues de tous grâce à l’héritage grec qui nous a formés, les femmes guerrières, réelles ou fantasmées, sont présentes dans de nombreuses autres cultures. En effet, on les retrouve en Chine, au Japon, dans le monde arabe et en Afrique, pour ne citer que quelques-uns des lieux visités par nos chercheurs.

Lors de cette journée d’étude, plusieurs cas de figure tirés de la littérature mondiale, des arts de la scène, du cinéma et de la mythologie, permettront de passer en revue leurs occurrences variées, tout en soulevant certaines questions : sont-elles un simple fantasme dans des sociétés machistes ? ou, au contraire, ces histoires renvoient-elles à des sociétés où les femmes participaient effectivement à la guerre, voire où elles continuent d'y participer ? S'agit-il d'une manière de renverser les codes sociaux ? Sont-elles craintes, adulées ou méprisées ? Constituent-elles un modèle ou au contraire un exemple à ne pas suivre ? Enfin, de quel genre de « guerre » s'agit-il ? Combattent-elles comme les hommes, ont-elles les mêmes ennemis et reçoivent-elles les mêmes honneurs ?

 

Organisateurs :        Françoise Lauwaert, Faculté de Philosophie et de Sciences

sociales (langue et culture chinoise)

Xavier Luffin, Faculté des Lettres, Traduction et Communication (langue et littérature arabe)

Date : le 26 février, de 8 h 45 à 17 h

Lieu : ULB (campus du Solbosch), Bibliothèque des Sciences humaines NB2.VIS

Date : vendredi 26 février 2016

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Programme :

 

Matinée :

8.45 : Accueil

9.00 : Laurent Legrain (FNRS – ULB-LAMC) : Les archères mongoles et le rôle qu'elles jouent dans l'idéal de « virilité » mergen

9.30 : Marlène Schäfers (LAMC - Cambridge) : Représentations des femmes guérilleras kurdes

 10.00 : Laurence Denooz (Université de Lottaine – ULB) : Warda, guérillera et femme. Un idéal de liberté et d’égalité

10.30 : Pause-café

10.50 : Xavier Luffin (ULB – Philixte) : ‘Unaytira, la guerrière noire. Genre, appartenance ethnique et classe sociale dans les épopées arabes

11.20 : Stéphanie Loriaux (ULB – Philixte) : La Chanson de Heer Halewijn ou « la belle qui ne s'en laissait pas conter » : un contre-emploi exemplaire de l'héroïne médiévale

11.50 : Beatriz Calvo Martin (ULB – Philixte) : Figures de femmes guerrières dans l'œuvre littéraire de Marie-Célie Agnant : la lutte de la parole contre le silence

12.20 : Discussion

12.40 : Repas

 

Après-midi :

14.00 : Françoise Lauwaert (ULB - LAMC) : La femme guerrière chinoise et ses figures imaginaires

14.30 : Brigitte Baptandier (CNRS – Nanterre : Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative) : La Dame de Linshui, 臨水夫人, chamane et guerrière. Les armées célestes de la Grande Ourse et des Cinq Tonnerres (Fujian, Chine)

15.00 : Pause-café

15.20 : Vanessa Frangville (ULB – Philixte) : Tomoe Gozen, les multiples récits d'une femme guerrière du Japon médiéval

15.50 : Muriel Andrin (ULB - Musique, Cinéma et Arts de la Scène) : Rubans, dentelles et… armures – métamorphose des jeunes filles à marier en guerrières dans les contes au sein du cinéma contemporain

16.20 : discussion finale

date de publication : 2016-02-23

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