Conférence de Mélanie de Montpellier d’Annevoie – « Les Bibliothèques de compositeurs : archives à (re)découvrir, objets à définir »

Le 23 mars 2021, Mélanie de Montpellier d’Annevoie, doctorante en langues et lettres à l’ULB, présentera l’état de ses recherches sur les bibliothèques littéraires de compositeurs, réalisées dans le cadre de sa thèse de doctorat dirigée par Valérie Dufour (FNRS-ULB, LaM) et Laurence Brogniez (ULB, Philixte). Alors que les bibliothèques d’écrivains et d’artistes-plasticiens ont déjà fait l’objet de publications théoriques et méthodologiques d’envergure (cf. notamment : D’Iorio et Ferrer, 2001 ; Levaillant, Gamboni et Bouiller, 2010 ; Belin, Mayaux et Verdure-Mary, 2018) soutenues par nombre d’études monographiques, les bibliothèques de compositeurs ne peuvent encore se prévaloir d’une telle attention. La présente intervention entreprendra de dresser un état de l’art des recherches relatives à cet objet particulier, en se concentrant avant tout sur le champ français et le statut de ce type d’archives dans les fonds musicaux. Il s’agira également d’aborder la question définitionnelle de l’entité « bibliothèque (littéraire) du compositeur » et d’interroger les usages scientifiques que la recherche peut appliquer aux bibliothèques de compositeurs, au-delà des rapports entre textes et musique dans les œuvres, perspective jusqu’à présent privilégiée par les études musico-littéraires. Informations pratiques : Quand : 23 mars 2021, 14h-15h30 Où : en ligne (Teams) Inscription obligatoire à l’adresse suivante : lam@ulb.ac.be, pour obtenir les accès à…

Portraits littéraires de la Belgique, Textyles, n° 56, sous la dir. de Laurence Brogniez & David Martens
Actualités , Parution , Publication / 9 janvier 2020

Portraiturer la Belgique ? En voilà une drôle d’idée… Bien des difficultés se présentent en effet à qui voudrait se lancer dans une telle entreprise. Tout d’abord, on peut à juste titre se demander s’il vaut vraiment la peine de dresser le portrait d’un tel pays. Si petit, si atone, sans caractéristiques géographiques exceptionnelles, et dont telle chanson fameuse a vanté… la platitude. D’ailleurs, existe-t-il vraiment, ce petit pays ? Depuis sa création, on s’est à de multiples reprises posé la question. Et puis, à qui s’y risquerait, comment diable portraiturer un pays aussi compliqué et atypique que celui-là ? L’opération paraît semée de bien des embûches, notamment, parce que tant de « pays » (et de langues, comme on sait…) différent(e)s coexistent entre ces frontières pourtant étroites. Alors ? En dépit de ces obstacles, nombreux sont les portraits de cette contrée, et celles et ceux qui se sont livrés à l’exercice, en particulier dans le domaine des lettres. Sous différentes formes, le genre du portrait de pays a été, depuis l’apparition de la Belgique en 1830, largement investi par des éditeurs, écrivains et illustrateurs belges. Dans des œuvres parfois méconnues, souvent de commande, ils ont façonné au fil des décennies, et selon des contextes particuliers,…