Italo Svevo, La Coscienza di Zeno
Actualités , Italien , Parution / 10 novembre 2021

Introduction par Claudio Gigante, Milano, Mondadori, 2021, p. XLIV-394 Trieste, 1914. Alors que l’Europe se précipite dans la Grande Guerre, un bourgeois aisé, Zeno Cosini, décide de se tourner vers un psychanalyste, le docteur S., pour soigner la « maladie » qui l’accompagne depuis toujours. C’est après une suggestion du médecin qu’il commence à entretenir une sorte de journal intime thérapeutique, dans lequel il révoque les moments cruciaux de sa vie : le vice du tabac, la mort de son père, le mariage imprévisiblement heureux et le triste adultère, les initiatives commerciales, l’amitié ambiguë avec Guido. Autobiographie fictive envahie d’une constante ironie, La coscienza di Zeno offre une nouvelle interprétation du personnage inepte, à la lumière des découvertes freudiennes. Mais surtout, avec sa prise de conscience d’un « mal de vivre » universel et « insoignable », elle chemine le roman italien dans la modernité du XXe siècle. Claudio Gigante est professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles.

« Nouvellement traduit » – Les oeuvres de Dante en traduction au fil de l’histoire

Journées d’études internationales – 18 et 19 novembre 2021 Claudio Gigante – Simone Ventura – Sofie Barthels Ce colloque vise une réflexion sur les premières traductions des œuvres de Dante dans des langues romanes, à plusieurs niveaux. Si la Divine Comédie revêtira inévitablement un intérêt central dans le débat, un objectif prioritaire sera d’enquêter sur l’histoire des traductions des œuvres ‘mineures’ (de la Vita Nova et du Convivio aux Rime, du De vulgari eloquentia à la Monarchia et aux autres œuvres latines). Il est vrai que le lien entre Dante et la Divine Comédie est tel que les deux ont souvent été utilisés comme termes d’une équivalence presque parfaite. Mais l’histoire des traductions des œuvres de Dante ne saurait pas se réduire à la Divine Comédie. Il est connu que Dante n’a pas attiré les attentions des traducteurs d’Europe tout de suite. La Commedia a été commentée dès le jour après la mort du poète, en 1325. Cependant, nous n’avons pas de traductions dans d’autres langues vernaculaires qu’à partir du début du XVe siècle, c’est à dire un siècle après la morte de Dante. Il s’agit des traductions castillane et catalane rédigées, respectivement, en 1428 (Enrique de Villena) et 1429…