« Nouvellement traduit » – Les oeuvres de Dante en traduction au fil de l’histoire

10 novembre 2021

Journées d’études internationales – 18 et 19 novembre 2021

Claudio Gigante – Simone Ventura – Sofie Barthels

Ce colloque vise une réflexion sur les premières traductions des œuvres de Dante dans des langues romanes, à plusieurs niveaux.

Si la Divine Comédie revêtira inévitablement un intérêt central dans le débat, un objectif prioritaire sera d’enquêter sur l’histoire des traductions des œuvres ‘mineures’ (de la Vita Nova et du Convivio aux Rime, du De vulgari eloquentia à la Monarchia et aux autres œuvres latines). Il est vrai que le lien entre Dante et la Divine Comédie est tel que les deux ont souvent été utilisés comme termes d’une équivalence presque parfaite. Mais l’histoire des traductions des œuvres de Dante ne saurait pas se réduire à la Divine Comédie.

Il est connu que Dante n’a pas attiré les attentions des traducteurs d’Europe tout de suite. La Commedia a été commentée dès le jour après la mort du poète, en 1325. Cependant, nous n’avons pas de traductions dans d’autres langues vernaculaires qu’à partir du début du XVe siècle, c’est à dire un siècle après la morte de Dante. Il s’agit des traductions castillane et catalane rédigées, respectivement, en 1428 (Enrique de Villena) et 1429 (Andreu Febrer). Pour la France, il faudra attendre la fin du XVe siècle, lorsqu’un traducteur anonyme produit une version de l’Enfer en alexandrins et rime tierce qui survit dans un seul manuscrit, aujourd’hui à Turin. Mais il ne sera qu’en 1597 que verra le jour la première traduction complète en français de la Divine Comédie (par Balthasar Grangier).

Qu’en est-il des autres œuvres ? L’intérêt de la question ne saurait pas se limiter à la curiosité érudite ou à la bibliophilie. Lorsqu’on songe à la dimension culturelle, philosophique, politique, d’œuvres comme le De vulgari, le Convivio et la Monarchia, le retard de leur parution et la rareté, jusqu’à une époque relativement récente, de leur présence dans les catalogues des traductions des principales maisons d’édition du continent (et au-delà), ne peut ne pas nous faire réfléchir. De la sorte que l’on peut s’interroger tout autant sur les raisons du silence que sur les motifs poussant à faire sortir de l’ombre une ou plusieurs de ces œuvres.

Inscription souhaitée auprès de Sofie Barthels: sofie.barthels@ulb.be

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