Parution: Lisible donc légitime ? Lire et brouiller le genre en Chine, hier comme aujourd’hui. De Coraline Jortay, Jennifer Bond et Chang Liu.
Actualités , genre , Parution , Publication , Recherche , Revue / 24 septembre 2020

Alors qu’on parle beaucoup d’écriture inclusive aujourd’hui, en Chine, la question a soulevé des débats dans les années 20 et 30. A travers leurs recherches, Mmes Jortay, Bond et Liu font revivre ce débat. Elles s’intéressent aussi plus largement à la question de la lisibilité du genre en Chine. Le sujet est au cœur d’un numéro spécial de Perspectives chinoises. Coraline Jortay (ULB, Aspirante F.R.S-FNRS), Jennifer Bond (University College Dublin), et Chang Liu (Chinese University of Hong Kong, Shenzhen) cherchent à cerner ce qui se (dé)voile et se floute lorsque le genre sert de prisme d’analyse de la société et des pratiques culturelles chinoises aux vingtième et vingt-et-unième siècles, et comment – à travers le genre – lisibilité et légitimité s’articulent au sein de pratiques sociales historiquement situées. En Chine, la question de l’écriture inclusive s’est posée dès les années 1920 et 30 avec l’introduction d’un marquage en genre dans le système pronominal du chinois. Cette introduction a été considérée comme l’un des tournants linguistiques majeurs de la période du Quatre Mai 1919, elle-même riche en débats sur la place des hommes et des femmes dans la société. Les autrices sont co-fondatrices du China Academic Network on Gender (CHANGE), un…

Parution: Poétique, mythes et Croyances – volume II. Direction de Baudouin Decharneux et Alice Toma.
Actualités , Littérature , Parution , Publication / 28 juillet 2020

Toute société humaine aspire à trouver des ancrages dans la tradition et souvent elle se prévaut de ses origines pour aborder la modernité.Cette quête des origines devient dès lors synonyme de redécouverte d’un lien à la nature. Mythes et Croyances évoluent entre deux dimensions de l’existence qui mettent en oeuvre les ressorts d’une Poétique, dont participe par exemple la métaphore de « Jeunesse sans vieillesse et vie sans mort ». A cet égard, l’Homme est confronté à soi-même et à l’Univers dans un rapport discursif, qui l’amène à sonder les assises du langage et notamment les sources du lyrisme, les diathèses narratives, la temporalité. Ce volume constitue un hommage au Professeur Mihai Nasta, scientifique érudit dont – comme l’affirme Pierre Swiggers – « la charpente transversale relie trois composantes essentielles, à savoir le langage, comme instrument et condition de notre existentialité, la poésie, comme création transcendante à l’aide de l’instrument du langage, et les croyances, le surplus imaginaire qui est à la fois la sublimation et le traumatisme de notre condition humaine« . 44 € – parution en 2020.

Parution: Le Passé colonial belge dans la littérature, les arts et la culture de l’extrême contemporain. Direction de Sabrina Parent et Véronique Bragard.
Actualités , Parution , Publication , Revue / 10 juillet 2020

Dans son fascicule 3 qui vient de paraître, la RBPH, Revue Belge de Philologie et d’Histoire (dir. Michèle Galand, http://rbph-btfg.be/) est heureuse de présenter un dossier spécial intitulé Le Passé colonial belge dans la littérature, les arts et la culture de l’extrême contemporain (dir. Sabrina Parent, ULB et Véronique Bragard, UCLouvain).  Face à l’ignorance, par une grande partie de la population belge, de son propre passé colonial et face au déni que semblent éprouver les politicien·ne·s à l’égard de ce même passé, les contributeurs de ce dossier (Maurice Amuri, Katie Tidmarsh, Ninon Chavoz, Magali Nachtergael, Maarten Langhendries) mettent en avant les productions de quelques écrivain·e·s (Fiston Mwanza Mujila, Jean Bofane, David Van Reybrouck) et artistes (Chéri Samba, Vincent Meessen et Thu Van Tran) de l’extrême contemporain qui osent appréhender le fait colonial, le transformer en matière à travailler et substance à réfléchir. Ce faisant, elles et ils contribuent à faire du passé une source active d’enseignements éthiques. Pour toute information supplémentaire sur le dossier, contacter : Sabrina.Parent@ulb.ac.be Les demandes d’abonnements et commandes diverses doivent être adressées à l’adresse suivante: rbph@belgacom.net

Parution: Między Sanokiem a Brukselą – wspomnienia o Marianie Pankowskim w setną rocznicę urodzin / Entre Sanok et Bruxelles – souvenirs sur Marian Pankowski au centenaire de sa naissance. Rédaction et traduction de Tomasz Chomiszczak et Dorota Walczak-Delanois

Le livre, publié sous le patronage honoraire de Madame Danielle Pankowski-Martinet et avec le soutien financier de Philixte – centre de recherche à l’Université Libre de Bruxelles, de l’Institut Polonais à Bruxelles et la Mairie de Sanok, contient les textes de professeurs, gens de théâtre et de la culture, traducteurs, critiques littéraires, amis et famille de Marian Pankowski. Ce sont : Tomasz Chomiszczak, Bolesław Faron, Krystyna Latawiec, la famille Pankowski, Krystyna Ruta-Rutkowska, Janusz Szuber, Paul Beers, Guy Camberleng, Jacqueline Clément, Jacques De Decker, Anna François-Kos, Alain Van Crugten, Dorota Walczak-Delanois. Tous les textes ont été publiés en français et en polonais ; ils sont dotés de notices explicatives et de notices biographiques des auteurs. Le livre présente la personne et l’œuvre de Marian Pankowski, né à Sanok en 1919 et décédé à Bruxelles en 2011 – lui-même professeur de l’Université Libre de Bruxelles. Poète et prosateur, auteur de pièces de théâtre mais aussi critique littéraire ainsi que traducteur de nombreux auteurs polonais et belges, il a su trouver son propre style d’expression littéraire aussi bien en polonais qu’en français. Prisonnier de quatre camps de concentration, émigré à Bruxelles mais ne se considérant pas comme tel, il reste un chroniqueur de…

Portraits littéraires de la Belgique, Textyles, n° 56, sous la dir. de Laurence Brogniez & David Martens
Actualités , Parution , Publication / 9 janvier 2020

Portraiturer la Belgique ? En voilà une drôle d’idée… Bien des difficultés se présentent en effet à qui voudrait se lancer dans une telle entreprise. Tout d’abord, on peut à juste titre se demander s’il vaut vraiment la peine de dresser le portrait d’un tel pays. Si petit, si atone, sans caractéristiques géographiques exceptionnelles, et dont telle chanson fameuse a vanté… la platitude. D’ailleurs, existe-t-il vraiment, ce petit pays ? Depuis sa création, on s’est à de multiples reprises posé la question. Et puis, à qui s’y risquerait, comment diable portraiturer un pays aussi compliqué et atypique que celui-là ? L’opération paraît semée de bien des embûches, notamment, parce que tant de « pays » (et de langues, comme on sait…) différent(e)s coexistent entre ces frontières pourtant étroites. Alors ? En dépit de ces obstacles, nombreux sont les portraits de cette contrée, et celles et ceux qui se sont livrés à l’exercice, en particulier dans le domaine des lettres. Sous différentes formes, le genre du portrait de pays a été, depuis l’apparition de la Belgique en 1830, largement investi par des éditeurs, écrivains et illustrateurs belges. Dans des œuvres parfois méconnues, souvent de commande, ils ont façonné au fil des décennies, et selon des contextes particuliers,…

Foire du livre: Stand : Dorota Walczak dédicace son abécédaire
Actualités , Publication / 7 février 2019

Dorota Walczak sera présente pour la parution de son livre Abécédaire d’un cœur rebelle sur le stand de l’œil ébloui (Coll.LIBRIS 426)  Les 14, 15, 16 et 17 février à la Foire du livre de Bruxelles Jeudi 14/02/2019 : de 17h à 19h Vendredi 15/02/2019: de 18h à 20h Samedi 16/02/2019: de 16h à 18h Dimanche 17 /02/2019: de 14h à 17h Stand: 426 – L’oeil éboui

Parution : Abécédaire d’un cœur rebelle de Dorota Walczak
Actualités , Parution , Publication / 7 février 2019

Un ouvrage sans reliure, composé de deux cahiers juxtaposés. Leur numérotation n’est pas de chiffres mais bien de lettres, s’autorisant d’ailleurs quelques licences alphabétiques (après le c, pas de d d’emblée, mais un ch, et puis des oi et ou avant le p, bien entendu). La composition des pages au blanc crémeux est identique : une illustration, un titre-mot(s), un texte. Voici l’objet contenu dans l’écrin portant le nom d’Abécédaire d’un cœur rebelle. Dorota Walczak a choisi d’y explorer le français – qui n’est pas la langue ayant maternellement modulé ses organes phonateurs et sa vision du monde – d’une manière graphique et sonore. Un petit dessin, au trait noir et épais, réalisé avec une branche de groseillier, chapeaute chaque poème. C’est le corps d’une femme, avec ou sans accessoires (vestimentaires ou autres), qui prend la pose, esquisse de la lettre. « Ô gracilité galbée ! Ô mes gobelets ! Gobelets garnis des motifs galants ou naïfs : gazelles, gazon, grenouilles, gondoles. » Une fois cette dernière profondément inscrite dans le papier vien(nen)t le(s) mot(s). « Bien-bien », « hallucine », « Hou ! La moule immorale » et autres « zeppelins », eux-mêmes suivis d’une composition langagière originale, ne respectant que les codes personnels de l’auteure et une focalisation intense sur la musique des…

Publication 2018 : Craig Baker, Marcello Barbato, Mattia Cavagna et Yan Greub : L’ombre de Joseph Bédier

éd. par Craig BAKER, Marcello BARBATO, Mattia CAVAGNA et Yan GREUB L’Ombre de Joseph Bédier. Théorie et pratique éditoriales au XXe siècle Le spectre de Joseph Bédier hante l’Europe des philologues. Quelle est l’édition conservatrice qui n’a pas été taxée de bédiérisme ? À son tour, quel est l’éditeur conservateur qui n’a pas accusé autrui d’être plus bédiériste que lui, ou, à l’inverse, utilisé contre l’interventionnisme des arguments qu’il attribuait à Bédier ? De toute évidence, le bédiérisme continue à être reconnu, encore aujourd’hui, comme une puissance agissante, ou au moins comme une position par rapport à laquelle se situer lorsqu’on édite un texte médiéval ou discute son édition. Le présent ouvrage tente de mieux cerner ce qu’a été la révolution bédiériste et en quoi consistent les courants ou les attitudes qui ont pu être (ou sont encore) nommés ‘bédiéristes’. Au passage, il cherche à éliminer certaines fausses questions. Son dessein n’est pas de discuter de la meilleure méthode d’édition, mais de chercher derrière la légende du bédiérisme la réalité de la pratique de Bédier, de sa théorie, de la théorie qu’il a combattue et des pratiques qui se sont développées dans son sillage. Avec des contributions de: R. Antonelli, Cr. Baker,…

Publication 2018 – Giulia Gigante « Inquilina di una stella »
Actualités , Parution , Publication / 24 octobre 2018

Giulia GIGANTE Inquilina di una stella. Note a margine della poesia di Elena Schwarz Alla poesia di Elena Schwarz, una delle voci più originali della letteratura russa contemporanea, ben si addice l’immagine del “geroglifico vivente di galassie in precipitosa fuga” che compare in una sua lirica: geroglifico come simbolo di un altro modo di essere, di pensare e di vivere, come strumento per accedere ad altre dimensioni, ma anche segno misterioso in sé, che rinvia a qualcosa di ignoto e può restare indecifrabile. Il linguaggio poetico della Schwarz è infatti arcano, ricco di neologismi, metafore, metabole e simboli, talvolta simile a un enigma da sciogliere. La poetessa dell’underground leningradese, i cui versi furono pubblicati in Russia solo dopo il disfacimento dell’Unione Sovietica nel 1989, utilizza tutta la gamma delle possibili sfumature lessicali e semantiche in un continuo gioco di contrasti e alternanza tra il regno delle tenebre e quello della luce. Le luci e le ombre che si rincorrono nei suoi versi non solo aprono uno spaccato sull’anima umana, ma costituiscono anche elementi cruciali dell’esplorazione del mondo metafisico. Spesso il punto di partenza di questa ricerca è la città di Pietroburgo di cui viene rievocata la storia, ma anche la…