Parution: Una coscienza europea. Zeno e la tradizione moderna. De Claudio Gigante.
Actualités , Parution / 4 mai 2020

Fruit d’une longue recherche, ce livre aborde principalement deux questions. D’un côté, l’auteur met en discussion une interprétation répandue de la Coscienza di Zeno, le chef d’œuvre d’Italo Svevo, selon laquelle celui-ci se serait moqué dans son roman de la psychanalyse. Dans l’autre, il propose une lecture du roman à l’intérieur d’un système de relations, qui inclut, non seulement de nombreux classiques moderns (de Flaubert à Mann, de Pirandello à Tozzi, de Zola à Joyce), mais aussi des écrivains aujourd’hui moins connus comme Daudet, Bourget, Ojetti e Benco. Claudio Gigante est professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles. 23 € – 230 pages – 2020.

Parution: Aufbau und Inhalt der umbrischen Gebetstexte. De Emmanuel Dupraz.
Actualités , Parution / 16 avril 2020

La monographie Aufbau und Inhalt der umbrischen Gebetstexte (« Structure et contenu des textes de prière ombriens ») s’attache aux prières qui figurent dans une des inscriptions les plus longues de l’antiquité, les Tables Eugubines, sept tables de bronze du deuxième siècle avant notre ère retrouvées à Gubbio en Ombrie (Italie centrale). Ces textes sont dans une langue voisine du latin, l’ombrien. L’enjeu de l’étude est d’analyser, du point de vue de la pragmatique linguistique, les différentes sections des prières: quels sont les actes de langage accomplis? Ensuite, il s’agit d’examiner comment ces actes de langage redoublent les gestes effectués par ailleurs par l’officiant, et donc de proposer une synthèse complète des opérations linguistiques et non linguistiques liées à la prière: en quoi les paroles prononcées répètent-elles les attitudes corporelles et manipulations accomplies par le prêtre? L’analyse mène donc à des conclusions qui relèvent de l’anthropologie religieuse. 38 € – 17 x 25 cm – 117 pages – en librairie le 20 mars 2020.

Ouvrir l’album, Textyles n° 57, Sous la dir. de Denis Saint-Amand et David Vrydaghs
Actualités , Parution / 9 janvier 2020

Les albums pour la jeunesse ont longtemps été délaissés par la critique académique en vertu d’une hiérarchie arbitraire et d’une histoire de la littérature pensée comme catalogue de « grands auteurs » et de « grandes œuvres » sélectionnés sur la base de leur prétendue noblesse d’esprit. Le présent dossier se donne pour objectif d’« ouvrir l’album », c’est-à-dire d’inviter à une réflexion sur les modes de fonctionnement de cet objet singulier dans le domaine belge, et, par métonymie, sur les différents rouages de l’univers qui l’accueille, le diffuse et assure sa promotion. Sont ici rassemblées des contributions adoptant un regard sociologique (sur les trajectoires de certains acteurs du monde de la littérature pour la jeunesse en Belgique et sur leurs façons de se mouvoir dans ce milieu), herméneutique ou poéticien (proposant des lectures et interprétations des discours et des formes qui se déploient dans l’album pour la jeunesse), voire plus directement pédagogique (envisageant alors des pistes pour lire l’album en classe). Cette livraison part à la rencontre de plusieurs figures majeures de la littérature pour la jeunesse en Belgique, d’Élisabeth Ivanovsky à Gabrielle Vincent, en passant par Anne Brouillard et Benoît Jacques. On y mesure les procédés exploités par Philippe Geluck pour destiner à un…

Portraits littéraires de la Belgique, Textyles, n° 56, sous la dir. de Laurence Brogniez & David Martens
Actualités , Parution , Publication / 9 janvier 2020

Portraiturer la Belgique ? En voilà une drôle d’idée… Bien des difficultés se présentent en effet à qui voudrait se lancer dans une telle entreprise. Tout d’abord, on peut à juste titre se demander s’il vaut vraiment la peine de dresser le portrait d’un tel pays. Si petit, si atone, sans caractéristiques géographiques exceptionnelles, et dont telle chanson fameuse a vanté… la platitude. D’ailleurs, existe-t-il vraiment, ce petit pays ? Depuis sa création, on s’est à de multiples reprises posé la question. Et puis, à qui s’y risquerait, comment diable portraiturer un pays aussi compliqué et atypique que celui-là ? L’opération paraît semée de bien des embûches, notamment, parce que tant de « pays » (et de langues, comme on sait…) différent(e)s coexistent entre ces frontières pourtant étroites. Alors ? En dépit de ces obstacles, nombreux sont les portraits de cette contrée, et celles et ceux qui se sont livrés à l’exercice, en particulier dans le domaine des lettres. Sous différentes formes, le genre du portrait de pays a été, depuis l’apparition de la Belgique en 1830, largement investi par des éditeurs, écrivains et illustrateurs belges. Dans des œuvres parfois méconnues, souvent de commande, ils ont façonné au fil des décennies, et selon des contextes particuliers,…