Les rendez-vous Perelman, Imaginer, représenter, Argumenter
Actualités , Journée d'étude / 16 novembre 2021

Cycle de conférences organisés par Sébastien Chonavey, Lucie Donckier de Donceel et Benjamin Sevestre-Giraud Dans le sillage de la « Nouvelle rhétorique » de Chaïm Perelman, ce cycle de conférences vise à montrer l’apport de différentes disciplines pour repenser les liens entre l’imagination, la représentation et l’argumentation. Au milieu du XXe siècle, le philosophe et logicien belge Chaïm Perelman proposait sa « Nouvelle rhétorique » comme alternative aux limites du positivisme logique et d’une rationalité incarnée uniquement par la méthode scientifique. La rationalité scientifique devait désormais s’enrichir d’un raisonnable humain dont le modèle, hérité de l’Antiquité, était celui de l’argumentation en démocratie. Dans l’introduction au Traité de l’argumentation (1958) qu’il signe avec Lucie Olbrechts­-Tyteca, Perelman dénonce la conception post-cartésienne de la raison dont nous sommes les héritiers et suggère un retour à l’imagination et, plus largement, à la représentation pour mieux guider le raisonnement et la pensée. Ce cycle interdisciplinaire de conférences permettra de repenser les liens entre l’imagination, la représentation et l’argumentation, dans le sillage de Chaïm Perelman. Au-delà de la rhétorique, ces termes correspondent en effet à autant de facultés humaines qui permettent d’articuler la création (poiêsis) et l’imitation (mimêsis), aussi bien dans l’éducation que dans les pratiques artistiques, le droit ou…

Goûter, Toucher, Sentir: les autres sens de la critique d’art (1747-1939)

3 journées d’études organisées entre le Musée des Beaux-Arts de Lyon, la bibliothèque Carnegie à Reims et l’ULBJournée de l’ULB le vendredi 3 décembre 2021 Dans le cadre des trois journées d’études « Goûter, toucher, sentir: les autres sens de la critique d’art (1747-1939) », le centre de recherche Philixte pour présente la journée organisée à l’ULB sur le thème « La critique d’art et le toucher ». Rendez-vous le vendredi 3 décembre 2021 à la maison des arts de l’ULB de 10h00 à 17h00. Informations et inscriptions auprès de laurence.brogniez@ulb.be

« Nouvellement traduit » – Les oeuvres de Dante en traduction au fil de l’histoire

Journées d’études internationales – 18 et 19 novembre 2021 Claudio Gigante – Simone Ventura – Sofie Barthels Ce colloque vise une réflexion sur les premières traductions des œuvres de Dante dans des langues romanes, à plusieurs niveaux. Si la Divine Comédie revêtira inévitablement un intérêt central dans le débat, un objectif prioritaire sera d’enquêter sur l’histoire des traductions des œuvres ‘mineures’ (de la Vita Nova et du Convivio aux Rime, du De vulgari eloquentia à la Monarchia et aux autres œuvres latines). Il est vrai que le lien entre Dante et la Divine Comédie est tel que les deux ont souvent été utilisés comme termes d’une équivalence presque parfaite. Mais l’histoire des traductions des œuvres de Dante ne saurait pas se réduire à la Divine Comédie. Il est connu que Dante n’a pas attiré les attentions des traducteurs d’Europe tout de suite. La Commedia a été commentée dès le jour après la mort du poète, en 1325. Cependant, nous n’avons pas de traductions dans d’autres langues vernaculaires qu’à partir du début du XVe siècle, c’est à dire un siècle après la morte de Dante. Il s’agit des traductions castillane et catalane rédigées, respectivement, en 1428 (Enrique de Villena) et 1429…

« Pologne-Belgique : regards littéraires croisés »
Actualités , Journée d'étude / 9 novembre 2021

Journée d’études le jeudi 25 novembre 2021 organisée par Dorota Walczak et Cécile Bocianowski Journée d’études organisée par le Département de Langues et Lettres, les Archives & Musée de la Littérature, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International et de l’Agence Nationale d’Échanges Académiques polonaise. La journée réunira des chercheurs de Pologne et de Belgique participant au projet de coopération scientifique « Pologne-Belgique : regards littéraires croisés » des AML, de l’ULB et de l’Université Pédagogique de Cracovie. La journée débutera par une présentation du projet par la directrice des AML Laurence Boudart, suivie des interventions de Przemysław Szczur, Tomasz Chomiszczak, Agnieszka Kukuryk, Christophe Meurée et Cécile Bocianowski. La journée se clôturera avec les conclusions de Dorota Walczak-Delanois.  Date : jeudi 25 novembre Heure : 12h-16h Lieu : salle AY.2.112, campus du Solbosch, bâtiment A, 50 av. F. D. Roosevelt, 1050 Bruxelles Contact :  Dorota.walczak@ulb.be direction@aml-cfwb.be

Evénement : When Robot Writes Poetry – Online Debate on Poetry and Artificial Intelligence (Robot píše básně Online debata o umělé inteligenci a psaní poezie). Czech Centre Brussels.

When Robot Writes Poetry – Online Debate on Poetry and Artificial Intelligence Robot píše básně Online debata o umělé inteligenci a psaní poezie Zoom event 5. 5. 2021 18:00 Online Registration – Registrace na online debatu (Zoom) zde   It was in January 1921 at the National Theatre in Prague that Karel Čapek’s famous theatre play R.U.R. Rossum’s Universal Robots (or Rezon’s Universal Robots) was presented for the first time and was brought to worldwide fame. The role of robots (and technology in general) as the executive force has not changed since. Technical achievements are intended to help people and thus to serve humanity, and to fulfill its assigned tasks precisely. When artificial intelligence begins to assert itself outside its defined field, when a robot writes a poem, one remains surprised. AI accompanies us on an everyday basis, so let’s admit that it has a place in arts and in poetry as well. Zuzana Husárová (multimedia artist) together with software developer Ľubomír Panák will explain how poetry is written by the neural network. Their contribution and involvement in neural networks gave birth to the first Slovak AI poet, Liza Gennart, who ‘wrote’ her first collection of poems, Výsledky vzniku (litt. Outcomes of Origin), in 2020. The poetic potential hidden in…

Webinar : Cultural Heritage in Digital Age. PolSCA

Cultural Heritage in Digital Age Wednesday, 21st April 2021 9.15-11.15 The main purpose of the webinar is to get unique insights from decision makers and various practitioners representing European networks, Cultural Heritage Institutions, research institutes and research centres about the value of collaboration to provide efficient digital solutions to the real needs of accessing, protecting and preserving cultural heritage. The event represents also an opportunity to highlight European funded research projects or other relevant initiatives on the digitisation of Europe’s cultural heritage, and to debate on further actions that could be undertaken in the future. The online event will be divided into two sessions. The first one will focus on the policy level, discussing miscellaneous opportunities to foster the involvement of researchers and other relevant stakeholders in the process of digitisation of European cultural heritage. A particular emphasis will be placed on current instruments, developed under Horizon Europe, Creative Europe or Digital Europe programme, and their potential to set up accessible digital cultural heritage datasets. The second session will provide a practical insight into the activities undertaken by various actors in the field of cultural heritage’s digitisation, highlighting the most important experiences and good practices to share. The webinar, which…

Journée d’études : Fameux ou infâmes ? Bonnes et mauvaises réputations aux/ des Temps Modernes. (ModerNum)

23 avril 2021, en ligne. En 1785, l’affaire du collier de Marie-Antoinette cause définitivement la perte de Cagliostro, alias Giuseppe Balsamo, qui s’était forgé une grande réputation de magicien dans toute l’Europe. Sa chute aggrave celle de la reine en France, malgré son innocence dans ce scandale. La même année, Casanova s’installe au château de Dux. Plus tard, il y rédigera son Histoire de ma vie, dont la lecture trahit désormais, à l’heure d’une dénonciation des violences faites aux femmes, moins un personnage éclatant qu’un infâme Don Juan. Le discrédit de la reine et du magicien aux Temps Modernes nous révèlent ainsi combien la réputation ne procède jamais d’un « consensus » objectif et consiste, selon les espace-temps, en un processus au contraire « muable » et « controversé » (Cavaillé, 2013, p. 206). Si notre regard actuel interroge ou remet en question le renom dont ont historiquement joui certaines de ces fameuses figures, il nous autorise, dans le cas de Casanova, à réévaluer tout entière la réputation des Lumières, encore largement associées au culte univoque de la raison, sinon des libertés, notamment d’expression. Contrairement à la « fame » médiévale, la « réputation » des Temps Modernes ne dépend plus seulement d’actes ou de paroles qui les colportent dans une dimension locale…

Soirée en ligne : Jan Patočka: « Art is an Absolute Play »

A l’occasion de la sortie du numéro spécial de Bohemica Literaria dédié à Jan Patočka, le philosophe tchèque le plus important du 20e siècle, et sa réflexion de l’art et littérature, nous avons alors un grand plaisir de vous inviter à la soirée en ligne « Jan Patočka : Art is an Absolute Play ». Bien que son œuvre philosophique soit au centre de l’intérêt critique dans les dernières années, ses nombreuses textes dédiés à la réflexion de l’art et de la littérature reçoivent moins d’attention systématique. Le présent volume propose l’une des premières réflexions critiques en anglais de cette importante partie de l’oeuvre de Patočka. Les contributeurs de ce volume sont les spécialistes de la littérature tchèque, les philosophes et les esthéticiens qui enseignent dans les universités tchèques, telles que l’Université Charles de Prague ou l’Université Masaryk de Brno et dans les universités étrangères, telles que Harvard ou Oxford. La soirée s’ouvrira par une conférence du philosophe et journaliste tchèque Petr Fischer sur Jan Patočka et sa conception de l’art. Ensuite, nos étudiants présenteront la vidéo résultant de l’atelier « Jan Patočka : Autonomy of Human Being ».A la fin de la soirée, Mme James et ses collègues procéderont à la présentation du numéro spécial de la revue Bohemica Litteraria, cette…

Journée des (post)doctorant·e·s Philixte – 26 novembre 2020
Actualités , Journée d'étude , Philixte / 9 novembre 2020

Programme 9h30 Christophe Bertiau (post-doctorant, projet FNRS), « L’École du Bon Sens : sociologie d’une disqualification littéraire » 10h Clara Zgola (post-doctorante, projet FNRS), « La transformation sociétale portée par les « mauvais » affects : la transmission affective en art et en littérature contemporaine »  10h30 Mélanie Godin (doctorante, projet FNRS), « Le langage de la poésie et des sciences au prisme du genre et de la diversité » 11h Sofie Barthels (doctorante, projet FNRS),  « L’œuvre littéraire de Giuseppe Ricciardi (1808-1882) : Représentation du passé, remise en question du présent et mise en scène du futur au temps du Risorgimento ». PAUSE 13h30 Mehdi Mouslim, (doctorant), « Quand la traduction se heurte à l’histoire des métiers » 14h Dylan Potage (doctorant), « Les actes rituels dans le Bronze de Rapino (Vetter 218) » 14h30 Stéphanie Peel (doctorante) « Les voix(es) des femmes : agentivité et écriture dans les courants ésotériques (1857-1914) » 15h Nicolas Duriau (doctorant), « ”Prostitués” avant la lettre ? Histoire romanesque de la prostitution masculine du Tournant des Lumières à la Belle Époque » ******* Télécharger le programme : Cliquer ici Pour plus d’information concernant cet événement, envoyez un mail à cette adresse : philixte@ulb.be

Journée d’étude: Écrire une ville, habiter une ville : représentations spatiales des persécutions en Europe occupée (1940-1944)

Journée d’études PHILIXTE Université libre de Bruxelles En collaboration avec Vrije Universiteit Brussel 5 juin 2020 Format visioconférence Programme À l’occasion de la présente journée d’études, nous nous proposons de réfléchir à la manière dont l’imaginaire urbain renvoie à des territorialités qui sont simultanément habitées par les écrivains et artistes, l’Occupant, les autochtones et ceux qui sont désormais considérés dans leur condition d’exclus, d’étrangers ou de « clandestins », pour emprunter ce terme à Jan Cox (cf. son tableau Les clandestins du quai Van Dyck, 1942). Comment se déploie cet imaginaire urbain à travers les représentations littéraires, picturales, musicales, filmiques qui portent sur la destruction lente qui gagne l’Occident dans les années 40, cette « fin, une fin incompréhensible, la fin d’une ville, d’un temps, d’une pensée » (Paul Nougé, « La guerre ») ? Comment s’est agencé cet espace imaginaire qui renvoie – explicitement ou implicitement – à l’espace qu’il dédouble – l’espace référentiel, organisé selon la nouvelle législation imposée ? Il s’agit d’un espace qui conditionne l’admission : les enfants israélites n’ont « plus le droit de s’asseoir sur les bancs de nos écoles » (comme le dénonce l’Enseignement en 1941), d’autres interdictions concernent la fréquentation des parcs…