Journée d’étude: Écrire une ville, habiter une ville : représentations spatiales des persécutions en Europe occupée (1940-1944)

Journée d’études PHILIXTE Université libre de Bruxelles En collaboration avec Vrije Universiteit Brussel 5 juin 2020 Format visioconférence Programme À l’occasion de la présente journée d’études, nous nous proposons de réfléchir à la manière dont l’imaginaire urbain renvoie à des territorialités qui sont simultanément habitées par les écrivains et artistes, l’Occupant, les autochtones et ceux qui sont désormais considérés dans leur condition d’exclus, d’étrangers ou de « clandestins », pour emprunter ce terme à Jan Cox (cf. son tableau Les clandestins du quai Van Dyck, 1942). Comment se déploie cet imaginaire urbain à travers les représentations littéraires, picturales, musicales, filmiques qui portent sur la destruction lente qui gagne l’Occident dans les années 40, cette « fin, une fin incompréhensible, la fin d’une ville, d’un temps, d’une pensée » (Paul Nougé, « La guerre ») ? Comment s’est agencé cet espace imaginaire qui renvoie – explicitement ou implicitement – à l’espace qu’il dédouble – l’espace référentiel, organisé selon la nouvelle législation imposée ? Il s’agit d’un espace qui conditionne l’admission : les enfants israélites n’ont « plus le droit de s’asseoir sur les bancs de nos écoles » (comme le dénonce l’Enseignement en 1941), d’autres interdictions concernent la fréquentation des parcs…

Parution: Una coscienza europea. Zeno e la tradizione moderna. De Claudio Gigante.
Actualités , Parution / 4 mai 2020

Fruit d’une longue recherche, ce livre aborde principalement deux questions. D’un côté, l’auteur met en discussion une interprétation répandue de la Coscienza di Zeno, le chef d’œuvre d’Italo Svevo, selon laquelle celui-ci se serait moqué dans son roman de la psychanalyse. Dans l’autre, il propose une lecture du roman à l’intérieur d’un système de relations, qui inclut, non seulement de nombreux classiques moderns (de Flaubert à Mann, de Pirandello à Tozzi, de Zola à Joyce), mais aussi des écrivains aujourd’hui moins connus comme Daudet, Bourget, Ojetti e Benco. Claudio Gigante est professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles. 23 € – 230 pages – 2020.