Activités

Appel à contribution: jounée d'étude "Bruxelles, Capitale des étudiants polonais"


Bruxelles, capitale des étudiants polonais

 

Journée d’étude

organisée dans le cadre de l’année thématique « Bruxelles, capital(e) étudiant(e) »,

chapeautée par M. Jean-Michel De Waele, Vice-recteur aux affaires étudiantes et sociales, aux services à la communauté universitaire et bruxelloise en charge de la politique culturelle

 

20 avril 2017

 

 

L’équipe de la filière polonaise du Département de Langues et Lettres de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication de l’Université Libre de Bruxelles (centre de recherche Philixte) se propose d’organiser une journée célébrant la présence des étudiants polonais au sein de la ville de Bruxelles et en particulier de notre université, l’université de la capitale.

Les liens qui unissent l’ULB et le milieu universitaire polonais sont peu connus et pourtant extrêmement importants. Ils remontent à la fondation même de l’ULB, quand l’historien et homme politique Joachim Lelewel est nommé au titre de professeur, après avoir dû quitter sa terre natale et puis sa terre d’exil, la France. Malgré ce lien historique, ce n’est qu’au début du 20e siècle que Bruxelles devient véritablement une des capitales des étudiants polonais à l’étranger et le restera jusqu’à nos jours.  Qui étaient ces étudiants ? Quels liens ont-ils noué avec la ville de Bruxelles et son université ? Nous savons que, parmi ces futurs médecins, juristes, hommes politiques, hommes de lettres, artistes ou même professeurs, plusieurs sont devenus célèbres, comme les écrivains Marian Pankowski, Juliusz Kaden-Bandrowski et Maria Dąbrowska.

Durant cette journée, nous souhaitons mettre à l’honneur les liens entre la Belgique et la Pologne, en soulignant le rôle primordial de l’ULB dans ce foisonnement de transferts. Nous voulons tout particulièrement mettre en évidence les relations belgo-polonaises qui se tissent à l’ULB suite au boycott des universités situées dans la Pologne occupée par la Russie, incitant les étudiants polonais, en particulier d’origine juive, à s’inscrire en nombre à l’ULB et à l’Université Nouvelle à partir de 1905. Cette journée sera ainsi l’occasion de contribuer à la réflexion initiée par Jean-Michel De Waele autour de « Bruxelles, capital(e) étudiant(e) ».

Pour la journée d’étude à proprement parler, nous invitons toute proposition ayant trait aux étudiants polonais de l’ULB de 1834 à nos jours et dans tous les domaines marqués par ceux-ci, autant dans les sciences humaines que dans les sciences exactes. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

 

Information pratique

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 10 mars 2017 à Katia Vandenborre à l’adresse suivante : kvdborre@ulb.ac.be

 

Organisation

Comité organisateur : Dorota Walczak, Katia Vandenborre, et Cécile Bocianowski

Contact : kvdborre@ulb.ac.be

Adresse : Université Libre de Bruxelles – Faculté de Lettres, Traduction et Communication CP175 – av. F.D. Roosevelt 50 – 1050 Bruxelles

date de publication : 2017-02-17

Petit-déjeuner littéraire avec le poète Raúl Vacas

Le mercredi 22 mars 2017 de 9h à 11h au local AZ4.103

date de publication : 2017-02-17

Séminaire de recherche Philixte - Études transculturelles

Le vendredi 17 février 2017 de 14h à 17h30 au local DC11.215 (Campus du Solbosch ULB - avenue F.D. Roosevelt, 50 - 1050 Bruxelles).

Programme:

14h00–15h30 :

Karl Zieger (Université Lille)

L’image de l’Autriche dans quelques revues françaises des années 1920/30 : vers une nouvelle identité culturelle?

En France, pendant longtemps, l’Autriche a été associée à l’Empire des Habsbourg et à la conception d’un état multiculturel, considéré par les uns comme « une prison des peuples » et par les autres comme état essentiel pour l’équilibre en Europe. Du point de vue littéraire et culturel, c'est notamment la „modernité viennoise“ qui a retenu l’attention et l'intérêt du public français. Que devient cette fixation à „l’esprit viennois“ après la chute de l’Empire et la création de la Première République? À cette question, cette communication tente de répondre en analysant  des articles consacrés à l’Autriche dans les années 1920/30 dans différentes revues françaises, notamment le Mercure de France, la Revue de Paris et la Revue des Vivants, revue moins connue que les précédentes, proche des idéaux de la « Société des Nations ». Sera examiné notamment le rôle de ces articles et de leurs auteurs pour la compréhension de la culture de « l’autre » et pour les échanges entre les deux pays.


Karl Zieger est Professeur de Littérature comparée à L’Université de Lille3 (Sciences humaines). Ces domaines de recherches sont les questions de réception et d’échanges culturels, ainsi que le naturalisme en Europe et le théâtre des années 1920/30. Son dernier livre : Arthur Schnitzler et la France 1894–1938. Enquête sur une réception, Villeneuve d’Ascq (Lille), PU du Septentrion, 2012.

Mateusz Chmurski, PhD (ULB)

Corps ineffables ? La corporalité dans les écrits de l’intime modernes en Europe centrale à traversleurs manuscrits, trajectoires d’édition et de réception (1990–2015)


A travers l’exemple de cinq auteurs abordant les enjeux de genre, sexualité ou maladie dans leurs écrits de l’intime, le but du projet est d’examiner comment ces textes ont graduellement gagné leur place dans le champ littéraire centre-européen. Comment les textes de Franz Kafka, Witold Gombrowicz, Maria Dąbrowska, Dezső Kosztolányi et Richard Weiner, écrits dans la 1e moitié du siècle dernier mais publiés seulement après la levée de la censure en 1989, abordent les différences en termes de genre, sexualité ou maladie ? De quelle manière ont-ils été adaptés à la publication, entière ou partielle, durant les 25 dernières années ? Quel fut leur rôle dans l’évolution du champ littéraire dans leurs pays respectifs au cours de cette période ?


Mateusz Chmurski est International Postdoctoral Fellow à l’Université Libre de Bruxelles, chercheur affilié à l’UMR 8224 EUR’ORBEM (CNRS – Univ. Paris-Sorbonne), auteur d’une thèse en cotutelle : Journal, fiction et identité(s). Modernité littéraires d’Europe centrale (1880–1920) à travers les œuvres de Géza Csáth, Karol Irzykowski, Ladislav Klíma (Editions de l’Eur’orbem, Paris 2016) ; coordinateur du projet de recherche Enjeux de la littérature et de la culture moderne en Europe centrale à l’Université de Varsovie ; boursier de la Fondation pour la recherche polonaise (2015–2017).


Pause de café (15h30–16h00)


16h00–17h30 :

Arvi Sepp (VUB, Université d’Anvers)

Réflexions éthiques autour du multilinguisme littéraire

Comprendre et envisager l’altérité de l’Autre dans le monde par le biais de processus de signalisation est le défi de toute éthique. L’intérêt pour une herméneutique de la différence et de l’étrangeté, articulée sur le pluralisme linguistique des textes littéraires, est au centre des études littéraires et des études de la traduction depuis le virage culturel. Dans cette communication nous nous concentrons sur l’éthique du multilinguisme à partir de deux perspectives. D’une part nous nous pencherons sur la relation entre l’altérité et la réflexivité linguistique. D’autre part, nous nous occuperons de la signification éthique de la traduction.


Arvi Sepp a étudié la philologie germanique, la sociologie et la théorie littéraire. Il est actuellement professeur en littérature allemande à l’Université d’Anvers et professeur en traductologie à la Vrije Universiteit Brussel. Il a publié de nombreux articles sur la littérature juive-allemande, la traductologie et la théorie littéraire. Il est lauréat de plusieurs prix scientifiques comme le Tauber Institute Award (Brandeis University, USA), le Prix Jacques Rozenberg de la Fondation Auschwitz (Bruxelles) et le Fritz Halbers Award (Leo Baeck Institute New York, USA).

Helga Mitterbauer (ULB)

Le concept de « réseau » dans les transferts culturels

L’intégration des études postcoloniales au concept de transfert culturel a dynamisé la notion de la culture ; cette idée de la culture comme processus rhizomatique avec des différences internes et des multiples interrelations extérieures dépasse le concept initial du transfert culturel (comme établi par Michel Espagne et Michael Werner) et prouve que les transferts culturels sont souvent plus complexes qu’ils peuvent l’être décrits par des modèles bipolaires, triangulaires ou quadrangulaire. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé d’intégrer l’idée de réseaux au modèle de transfert culturel.


Helga Mitterbauer est la titulaire de la chaire de littérature allemande à l’ULB. Ces domaines de recherche sont les littératures allemande et autrichienne du 19e à 21e siècle, le roman moderne, la réception de la Shoah, la littérature d’exil, la littérature migrante, les relations entre les littératures allemandes et les littératures de l’Europe (centrale), et la théorie de la littérature (études transculturelles, transferts culturels).



date de publication : 2017-02-13

Soutenance de thèse publique - Gilles Andrianne

La soutenance publique de la thèse de M. Gilles ANDRIANNE sur le sujet « L'arc et l'archer grecs archaïques : recherches comparatives et perspectives de reconstruction linguistique et culturelle indo-européenne» qui aura lieu le 16 février prochain de 10h à 12h au local R42.4.110.

Le Jury sera composé de Mmes et MM. Sylvie Vanseveren (Promotrice), François Heinderyckx (Président),
Emmanuel Dupraz (secrétaire), Carine Van Liefferinge (ULB), Philippe Monbrun (Université Paul-Valéry
Montpellier III) et Christophe Vielle (UCL).

date de publication : 2017-01-30

Colloque international: Le passé colonial belge au prisme des productions littéraires et artistiques contemporaines (2000-2015)

Ce colloque international aura lieu les 29-30 et 31 mars 2017 prochain

date de publication : 2017-01-30

Séances de Philixte consacrées aux études doctorales

Vanessa Frangville et Paul Aron organisent dès cette année, comme prévu, les séances de Philixte consacrées aux études doctorales.

Dès à présent, deux séances sont programmées, qui se tiendront dans la Salle AZ4.103

Séance 1. Le 20/10. 12 à 14h.
Blanche El Gammal, L'Orient Express et la littérature
Cui Enhao,Thinking Old Age Through Gendered Modernity: Constructive Aging in Female Reifungsroman since the 1960s

Séance 2. 24/11. 12 à 14h.
Projets pour un poste d'aspirant FNRS.
Nous proposons aux promoteurs de projets qui seront soumis au FNRS en janvier 2017 d'engager leurs doctorats à présenter leurs idées au cours de ce séminaire. ON prévoit une dizaine de minutes par projet, suivies par une discussion approfondie. Les propositions d'intervention peuvent être envoyées à Paul Aron (paron@ulb.ac.be) qui coordonnera la séance. Le cas échéant, si nécessaire, une seconde séance sera organisée.

Ces séances nous paraissent importantes pour que chacun puisse se situer par rapport aux projets de recherches et aux initiatives du Centre Philixte. N'hésitez pas non plus à en faire part à vos chercheurs.

date de publication : 2017-01-18

Journée Tibet: "Par-delà le religieux et le politique. Théâtre et littérature au Tibet aujourd'hui

Série de conférences, suivie d'un récital de chants tibétains commentés par Isabelle Henrion-Dourcy (Université de Laval)

Quand: le 24 février 2017 de 9h à 18h

: à l'ULB - Campus du Solbosch - Salle NB2.VIS (Bâtiment NB, 2ème étage) avenue Paul Héger - 1050 Bruxelles

Organisateurs: EASt (Centre d'études est-asiatiques à l'ULB) en colloboration avec l'Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises (IBHEC).

Contact: east@ulb.ac.be

Programme: disponible via http://msh.ulb.ac.be/equipes/east

date de publication : 2017-01-18

Cycle d'études taiwanaises:

by Prof. Ann Heylen (National Taiwan Normal University)

Quand:

1) 09/02/2017 de 17h à 18h30 sur le thème "Lecture series on Taiwan introducing The Routledge Handbook of Contemporary Taiwan.

2) 23/02/2017 de 17h à 18h30 sur le thème "East Asia in the 17th Century"

: ULB - Campus Solbosch - Salle Spaak - avenue F.D. Roosevelt, 39 - 1050 Bruxelles

Contact: east@ulb.ac.be



date de publication : 2017-01-18

Séminaire doctoral sur la fonction testimoniale (a.a. 2016-2017)


 

Présentation :

De tout temps, le témoin a joué un rôle important dans la société : parce qu’il a vu ou vécu quelque chose, il se voit accorder un statut particulier qui va rendre ses paroles dignes d’intérêt. L’objet de ce séminaire sera d’explorer cette fonction testimoniale, qui tantôt fascine par l’accès qu’elle semble nous donner aux événements, tantôt effraie par l’autorité qu’elle confère au porteur du message. Notre objectif sera de parvenir à une définition plus fine de cette fonction intemporelle en étudiant son fonctionnement à travers différentes époques, dans des contextes variés, mais également en explorant ses formes plus inattendues, ou moins conventionnelles. Il s’agira notamment d’étudier le cas des oracles ou des prophéties, déjà identifiés comme témoignages par les rhéteurs antiques ou, de manière plus générale, de nous intéresser aux récits testimoniaux qui semblent dépasser l’entendement parce qu’ils portent sur un événement inattendu, voire invraisemblable, parfois ineffable.

Nous nous concentrerons dans le cadre de ce séminaire sur les aspects rhétoriques, linguistiques et cognitifs du témoignage.

 

Ce séminaire s’adresse aux étudiants, chercheurs et professeurs qui s’intéressent, de près ou de loin, aux dimensions rhétorique et linguistique du témoignage.

 

Les conférences, d’une trentaine de minutes, seront suivies d’une discussion.

 

Calendrier :

            Séance 1 (21 octobre 2016) : Alain Berthoz (Collège de France) ; Catherine Coquio (Université Paris Diderot) ; Marc Dominicy (Université libre de Bruxelles)

            Séance 2 (25 novembre 2016) : Flavia Buzzetta (Institut d’Études Avancées de Paris) [à confirmer] ; Claudio Gigante (Université libre de Bruxelles) ; Sylvain Piron (École des hautes études en sciences sociales de Paris)

            Séance 3 (17 mars 2017) : Charles Guérin (Université Paris-Est Créteil) ; Daniel Heller-Roazen (Université de Princeton) ; Sylvie Vanséveren (Université libre de Bruxelles)

 

Personnes de contact :

Emmanuelle Danblon (edanblon@ulb.ac.be)

Julie Dainville (jdainvil@ulb.ac.be)

 

 

date de publication : 2016-10-19

1616-2016: Quatre siècles d’un été éternel—Shakespeare au tournant du vingt-et-unième siècle (21-22 octobre 2016)

1616-2016: Quatre siècles d’un été éternel—Shakespeare au tournant du vingt-et-unième siècle.

 Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique

Les 21 et 22 octobre 2016

 TABLE DES MATIERES

 1. PRESENTATION GENERALE DU THEME DU COLLOQUE

 La figure de Shakespeare semble défier certains des principes clés de la critique contemporaine. Depuis des dizaines d’années déjà, la notion de génie littéraire a cessé d’être un point de repère pour l’étude académique de la culture ; le concept même de grand auteur est parfois décrit comme une illusion conservatrice. Or, à contre-courant de ce scepticisme, le succès de Shakespeare n’a fait que croître. Au moment même où nous commémorons le quatre-centième anniversaire de la mort du grand dramaturge et poète élisabéthain, son œuvre continue à se disséminer au-delà du théâtre et de la poésie à travers des médias que les contemporains de Shakespeare n’auraient jamais pu imaginer. Le cinéma s’est emparé de lui depuis longtemps et aujourd’hui, le corpus shakespearien inspire les séries télévisées, les dessins animés et les jeux vidéo. Le nom de Shakespeare est ainsi resté le signe le plus reconnaissable de la vocation humaniste de la culture et il incarne toujours la possibilité d’une pérennité littéraire qui échappe à l’élitisme que l’on associe parfois à la célébration de culture du passé.

 Ce colloque, organisé dans le cadre de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique, se propose d’aborder quelques-uns des thèmes qui retiennent l’attention des commentateurs de Shakespeare aujourd’hui. Il n’est bien sûr pas possible en deux jours de rendre justice à l’énorme masse de commentaires critiques qu’ont suscitée l’œuvre, la vie, et le contexte historique de Shakespeare. La critique shakespearienne, qu’elle provienne de sources savantes, de lecteurs et spectateurs passionnés ou de créateurs inspirés par le dramaturge élisabéthain, a depuis longtemps généré une constellation d’écrits défiant les efforts de lecteurs et chercheurs individuels. Nous pourrons cependant mettre en lumière quelques-unes des problématiques qui font de Shakespeare une source de réflexion et d’inspiration incontournable au début du vingt-et-unième siècle. Notre programme abordera en particulier les thèmes du pouvoir, de la représentation psychologique et de la dissémination médiatique des œuvres. Le premier thème témoigne de l’importance qu’a prise la réflexion politique dans la critique contemporaine—une évolution à laquelle les études shakespeariennes ont apporté une contribution majeure. Le deuxième fait écho à la fascination persistante qu’exerce sur les chercheurs une œuvre qui préfigure les développements de la psychologie et la psychanalyse contemporaines. Le troisième retient notre attention car il concerne le mode de survie du corpus shakespearien dans le champ de la culture contemporaine : si le nom de Shakespeare résonne encore aujourd’hui, c’est que son œuvre se prête à ce que l’on appelle aujourd’hui l’intermédialité : elle se propage par transfert et encodage d’un support à l’autre.

 




2. PROGRAMME

 

VENDREDI 21 Octobre 2016



 

 Première partie : Shakespeare et le langage du pouvoir

 9:30

Accueil des participants et présentation générale du colloque

 




 

10:00-11:00

 Alison FINDLAY

Professeure

University of Lancaster

Deputy director of the British Shakespeare Association

“The Power and The Glory: Shakespeare’s Female Characters [La puissance et la gloire: les personnages féminins de Shakespeare]

 




11:00-11:15

Pause-café





11:15-12:00

Michel MEYER

Professeur

Université Libre de Bruxelles

 « Qu'en est-il du pouvoir chez Shakespeare »

La comédie du pouvoir, chez Shakespeare, est davantage l'occasion de tragédies que de comédies. Les héros en sont des hommes et des femmes qui ne perçoivent pas que les temps qui ont changé tiennent néanmoins aux valeurs essentielles de tout groupe, comme la loyauté, le respect réciproque des parents et des enfants, et le souci de la légitimité. Or, si l'on y regarde de près, c'est toujours cela qui est en cause dans les tragédies shakespeariennes, et par-delà, ce qui se joue est la confusion entre  ce qui est devenu problématique et de ce qui, intangiblement, ne saurait le devenir. Hamlet, Macbeth, le Roi Lear, Timon d'Athènes, Le marchand de Venise illustreront notre propos sur ce qu'il en est de la tragédie au sens où Shakespeare l'entend, et qui n'est pas sans rappeler Sophocle. De là, on en tirera quelques réflexions sur ce qu'est une tragédie, et pourquoi, selon les mots si justes de George Steiner, la tragédie meurt avec Racine.



 

12:00-12:45

François OST

Professeur

Université Saint-Louis - Bruxelles

Membre de la Classe des Lettres de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique

« Rois faibles et symbolique dévoyée : comment Shakespeare traite la doctrine des deux corps du Roi »

La doctrine des deux corps du Roi, issue de la théologie politique du Moyen Âge, joue un rôle essentiel à travers toute la philosophie politique occidentale. E. Kantorowicz, pour illustrer cette thèse, se livre à une analyse détaillée de la pièce Richard II. Mais le thème parcourt bon nombre d’autres pièces de Shakespeare. En plus de Richard II, nous nous intéresserons donc également à Hamlet, au Roi Lear et à Jules César. Par ailleurs—c’est le propos de cette contribution—il faut noter que Shakespeare ne se sert que rarement de la doctrine des deux corps du Roi dans le but de légitimer le pouvoir. Ce qui l’intéresse, c’est le thème du roi faible (tension entre les deux corps) et le fait qu’on ne manipule pas impunément le pouvoir symbolique sous-jacent à cette doctrine. 



 

12:45-13:00

Questions et commentaires



 

13:00-14-30: lunch

 



 

14:30-15:15

 Marc MAUFORT

Professeur

Université Libre de Bruxelles

« Cette chose des ténèbres » : représentations de l’altérité dans l’œuvre de Shakespeare

Cet exposé a pour but de mettre en lumière comment certaines pièces de Shakespeare semblent annoncer des thématiques postcoloniales et interculturelles très caractéristiques du tournant des 20ème et 21ème siècles. En combinant des théories contemporaines sur le postcolonialisme et l’interculturalité ainsi que des recherches récentes sur la notion de race à l’époque shakespearienne, il est possible d’offrir de nouvelles interprétations de la représentation de l’altérité dans Le Marchand de Venise (le personnage de Shylock), Othello (le personnage du maure) ainsi  que La Tempête (Caliban). Il ressortira de cette analyse combien la vision de Shakespeare est nuancée : le texte shakespearien révèle comment le sort tragique de ces personnages est lié à leurs différences ethniques et culturelles. Cet exposé espère donc apporter un nouvel éclairage sur la modernité de Shakespeare dans notre monde de plus en plus globalisé et multiculturel.



 

15:15-16:00

Nathalie VIENNE-GUERRIN

Professeure

Université Paul Valéry - Montpellier.

Société Française Shakespeare

«Roméo et Juliette : une histoire d’injures »

Cette intervention explorera les injures qui se déploient dans Roméo et Juliette, depuis la scène d’ouverture où les personnages se font ‘la nique’ jusqu’aux déclarations d’amour injurieuses de Juliette à Roméo (3.2), des échanges d’injures ludiques entre la Nourrice et Mercutio (2.4) aux violentes remontrances du père Capulet à sa fille Juliette (3.5), du désastreux ‘villain’ (3.1) au duel final entre Roméo et Paris (5.3). Nous montrerons que cette pièce si connue pour être une histoire d’amour est aussi une histoire d’injures, en replaçant les insultes dans le contexte des codes de duels élisabéthains, en étudiant l’injure comme déclencheur dramatique et en analysant les rapports que les insultes de la pièce entretiennent avec la philosophie du langage qui en émane.



 

16:00-16:15

Questions et commentaires



 

16:15-16:30

Pause-café



 

 SAMEDI 22 Octobre 2016

 



 

Deuxième partie : psychologies shakespeariennes

 

9:30-10:15

Christophe DEN TANDT

Professeur

Université Libre de Bruxelles

Membre de la Classe des Lettres de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique

«Fantasmes biographiques et biographies fantasmées : la tentation de reconstruire Shakespeare à partir de (presque) rien »

L’image de Shakespeare souffre d’une énorme disproportion entre la personne du créateur attestée par les sources historiques et d’autre part l’instance institutionnelle de l’auteur—la figure du génie théâtral et poétique telle qu’elle a été célébrée par le public, les artistes et les commentateurs depuis 400 ans. Les traces biographiques léguées par William Shakespeare sont fiables mais notoirement ténues alors que sa réputation d’auteur est sans pareil. Cette communication examine les symptômes de cette dissonance biographique. Nous aborderons brièvement les arguments des critiques qui ont préféré attribuer la paternité des œuvres shakespeariennes à des acteurs historiques dont la biographie est mieux documentée. D’autre part, nous nous intéresserons principalement à la propension de certains biographes et critiques qui, sans priver William Shakespeare de son statut de créateur, construisent une image fantasmée de l’auteur—une représentation bien au-delà des documents biographiques. La communication abordera en particulier la figure de Shakespeare évoquées par l’historien de la littérature Hippolyte Taine, le psychanalyste Ernest Jones, et le romancier James Joyce.



 

10:15-11:00

Yves THORET

Neuro-psychiatre

Acien maitre de conférences à l’université de Paris-X-Nanterre

Docteur d’état en psychologie

Société Française Shakespeare

« La folie chez les personnages de Shakespeare en rapport avec une dramatisation de leur conflit »

Cet exposé viser à analyser comment Shakespeare représente la folie sur base des connaissances cliniques de son époque. Nous nous proposons de déterminer également dans quelle mesure cette représentation suscite encore des résonances dans notre actualité. 



 

11:00-11:15

Questions et commentaires

 



 

11:15-11:30

Pause-café



 

11:30 :12:15

Jean-Claude MAES

Université Libre de Bruxelles (doctorant)

Psychologue et psychothérapeute

« Shakespeare, peintre des liens »

 L'intérêt renouvelé des psychanalystes pour l'œuvre de Shakespeare démontre si nécessaire sa finesse dans la peinture des âmes. Cependant, ses pièces ne prennent leur plein sens que si, au-delà des motivations des personnages, on s'intéresse à la structuration de leurs liens et l’évolution de leurs relations, suivant le cycle enchaînant la rencontre, la posture (ou mythe fondateur), la durée (tissée de rituels) et la crise (susceptible d’ouvrir un « passage »). Nous nous demanderons, par exemple, pourquoi le drame de la jalousie évolue vers une résolution comique dans « Beaucoup de bruit pour rien » et « Le conte d’hiver », mais tragique dans « Othello, le Maure de Venise »—comment dans les deux premier cas la crise débouche sur un renouvellement de la rencontre, alors que dans le troisième la rigidification de la posture de départ mène les protagonistes vers la mort.



 

12:15-12:30

Questions et commentaires



 

12:30-14-00: lunch

 



 

Troisième partie : les réappropriations contemporaines de Shakespeare

 

Michel DELVILLE

Professeur

Université de Liège

 

« Hamlet revisité »

 

Hamlet est sans aucun doute la pièce de théâtre qui a suscité le plus de commentaires et de polémiques chez les écrivains, les philosophes, les théoriciens de la littérature et les artistes plasticiens. Cette intervention entend brosser un panorama général des multiples adaptations et réécritures de Hamlet au cours des siècles. Dans la foulée, elle considérera les implications culturelles et politiques de quelques-unes de ces « revisitations » textuelles, iconographiques, scéniques et filmographiques.

 



 

14:45-15:30

 

André HELBO

Professeur émérite

Université Libre de Bruxelles

Membre de la Classe des Lettres de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique

 

« Shakespeare à la scène et à l’écran. Enjeux d’une réappropriation. »

Génie puissant de la Renaissance tardive, figure complexe du théâtre mondial, Shakespeare a certes puisé son inspiration dans des sources antérieures, mais il surtout été un des auteurs les plus transposés. Les processus de réappropriation de l’œuvre shakespearienne sont nombreux tant à la scène qu’à l’écran. Nous nous intéresserons notamment à l’un d’eux, qui a particulièrement nourri les pratiques postmodernes: la conscience de la théâtralité.

 



 

15:30-15:45

Questions et commentaires

 



 

 


15:45-16:00

Pause-café

 

date de publication : 2016-09-06

SUBMISSION DEADLINE REMINDER FOR EVENT ORGANIZED AT ULB

SUBMISSION DEADLINE REMINDER FOR EVENT ORGANIZED AT ULB (Département de Langues et Littératures; Centre de recherche Philixte)

 

15 March 2016, the deadline for submissions to the 7th Biennial Conference of the EASLCE (ULB, Brussels, Belgium— from 27 to 30 October 2016, in association with BASCE), is fast approaching.  The EASLCE and ULB (Philixte Research Unit) look forward to receiving by that date your proposals on various aspects of "'Wildness without Wilderness': The Poiesis of Energy and Instability," as outlined in the full CFP below.  For any remaining queries, please feel free to contact the local host, Franca Bellarsi, at .  

 

La date butoir du 15 mars approche à grands pas pour les soumissions à la 7ème réunion biennale de l'EASLCE, l'association européenne d'études écocritiques (ULB, du 27 au 30 octobre 2016, en association avec BASCE, l'association d'études écocritiques au sein du Bénélux).  L'EASCLE et l'ULB (Unité de Recherche Philixte) vous encouragent vivement à soumettre vos propositions d'exposé sur divers aspects de "'Wildness without Wilderness': The Poiesis of Energy and Instability," la thématique de cette réunion scientifique (voir l'appel à communications in extenso ci-dessous). Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à prendre contact avec l'organisatrice, Franca Bellarsi (fbellars@ulb.ac.be).

                                 

 

“Wildness without Wilderness”: The Poiesis of Energy and Instability

 

The European Association for the Study of Literature, Culture and Environment (EASLCE): 7th Biennial Conference (Brussels, Belgium— from 27 to 30 October 2016)

 

Hosted by the Université Libre de Bruxelles (ULB) and its Department of Languages and Literatures, in association with the Benelux Association for the Study of Art, Culture and the Environment (BASCE)

 

As Gary Snyder reminds us in "The Etiquette of Freedom" (1990), wilderness—i.e. the expanse of the physical natural world untamed by humans—may have considerably shrunk; by contrast, however, wildness—i.e. the instability of the material world and of its agencies that elude human regulation and control—very much remains a constant in the existence of beings enmeshed with their environments. 

 

Contributing to this ineradicable and enduring wildness and instability, other constants such as energy and creativity inform both the non-human and human worlds of impermanence and indeterminacy (Serpil Opperman & Serenella Iovino, Hubert Zapf, Sidney Dobrin).  Indeed, not only do energy flows and their disruptions remain inseparable from life and living organisms; moreover, energy also proves inseparable from poiesis, understood as a potential for making that combines randomness and design.  With the relational activity leading to transformation that underlies the spontaneous self-organization and patterning of many systems (Fritjof Capra, Herbert Maturana & Francisco Varela), poetic travail is in fact what links the wild artistry and skilful means of nature to those of human production (Jonathan Skinner; Harriet Tarlo).  What the various narratives respectively explored by particle physics, material ecocriticism, the energy humanities, experimental ecopoetics, or ecospiritualities tell us is that the universe is teeming with (eco)compositional forces and responses, with experiential space opening itself up to forms of joint making and unmaking, with temporary montage and collage artistry blending chance and intention through physical and/or mental assemblage, dissipation, and re-arrangement. 

 

The 7th Biennial Meeting of EASLCE, in association with BASCE, will be held in the fluctuating, multilingual urban space of Brussels, a city that has proved home as much to the "ordered wildness" of physics uncovered by Nobel Prize-winning scientists like Ilya Prigogine and François Englert as to the one of the mindscapes revelled in by the Symbolist and Surrealist avant-gardes. 

 

Therefore, from all environmental fields of inquiry and endeavour, from the humanities and natural sciences to the creative arts and public policy/activist spheres, the Organizing Committee invites papers probing into the poiesis of non-human and human systems, and into their interrelated narratives of energy, wildness and travail.  Spanning the spectrum from natural to textual energies, possible perspectives may include—but are not necessarily limited to—some of the following approaches:

 

          The impact of concepts such as energy and poiesis, instability and creativity on current ecocritical thinking/theorizing, on ecoliteracy, ecolinguistics, eco-narratology, ecosophy, and eco-ethics.

 

          Patterns of assemblage, proliferation and travail in both non-human and human texts, procedures and organisms; systemic readings of energetic patterns of dissipation and collapse.

 

          Representations of chaos, wildness, autopoiesis, and complexity in literature, film, the arts, linguistics, philosophy, science, and digital environments.

 

          Ecopoetics and the poiesis of energy and instability: entropy and "ordered wildness" in textual environments and texts-as-environments; elusive energies, assemblage and fragmentation in recombinant and procedural eco-aesthetics; humans as ecocompositional and eco-aesthetic animals.

 

          Energetic travails under and above ground: the poiesis of fuel and fuel extraction; the chaos, wildness and complexity informing petrocultures; cultural and literary responses to the environmental practices and addictions of "Homo Energeticus."

 

          "Wildness without wilderness" in cities: urban collapse, mutation and apocalypse vs. urban renaturing, sustainability and ecological resilience; cities as "living eco-labs," urban entanglements in the web of the bioeconomy; urban eco-design; the city as ecological palimpsest and travail.

 

          Transmutations of energies in the interlocking of mental and physical ecologies; ecospiritual and ecopsychological readings of the poiesis of matter and consciousness in interaction.

 

          Energy exchange and instability in the travail between physical and social ecologies; the dynamics of channeling and dissipating psychic and social energy around ecological crises; the travail of mapping out the (geo)politics of energy.

 

          Energetic labour and travail: the poiesis of the elements and natural forces (water, the weather, tectonics, etc.); the formation of "counter-imaginaries" to energetic mischanneling and depletion; the poiesis of decomposition, recycling and composting.

 

          Embodied "wildness without wilderness": randomness, design and energy exchange in animals and plants; shifting energies and relationalities between human and non-human bodies/forms of "creatureliness"; the poiesis of the feral; zoopoetics.

 

          Randomness and design in nature as sources of ecophobia and ecophilia; the gaps between the artistry of nature and human creativity as fuel for ecophobic and ecophilic narratives and texts.

 

          The poiesis of energy and instability at work in human and non-human environments as fuel for "Une écopoétique francophone?", "Eine deutschsprachige Ökopoetik?", etc.?

 

The primary conference languages will be English, French, German, and Dutch/Flemish.

 

We welcome both scholarly and creative proposals.  The submission formats are either for individual scholarly papers of 20 mins/individual creative contributions/performances of 20 minutes, or for pre-made panels of 3 twenty-minute scholarly papers/creative contributions.

 

The format for submissions is as follows:

 

          individual proposals: title + 300-500 word abstract + biosketch of 5-10 lines + IT requirement + full contact details.

 

          preformed panels: 500 word abstract for the panel comprising general topic and format outline + participants’ biosketches and full contact details + IT requirements, supplemented by individual 300 word abstracts for each contribution on the panel.

 

ON BEHALF OF THE ORGANIZING COMMITTEE, ALL PROPOSALS SHOULD PLEASE BE SUBMITTED TO

Dr. Franca Bellarsi by 15 March 2016.

 

ALL SUBMISSIONS WILL BE INTERNATIONALLY PEER-REVIEWED BY EASLCE AND BASCE.

 

 

 

date de publication : 2016-03-06

FEMMES GUERRIERES EN CHAIR ET EN OS, EN PAPIER ET EN CELLULOÏD

JOURNEE D’ETUDE : FEMMES GUERRIERES EN CHAIR ET EN OS,

EN PAPIER ET EN CELLULOÏD

 

Si les Amazones sont connues de tous grâce à l’héritage grec qui nous a formés, les femmes guerrières, réelles ou fantasmées, sont présentes dans de nombreuses autres cultures. En effet, on les retrouve en Chine, au Japon, dans le monde arabe et en Afrique, pour ne citer que quelques-uns des lieux visités par nos chercheurs.

Lors de cette journée d’étude, plusieurs cas de figure tirés de la littérature mondiale, des arts de la scène, du cinéma et de la mythologie, permettront de passer en revue leurs occurrences variées, tout en soulevant certaines questions : sont-elles un simple fantasme dans des sociétés machistes ? ou, au contraire, ces histoires renvoient-elles à des sociétés où les femmes participaient effectivement à la guerre, voire où elles continuent d'y participer ? S'agit-il d'une manière de renverser les codes sociaux ? Sont-elles craintes, adulées ou méprisées ? Constituent-elles un modèle ou au contraire un exemple à ne pas suivre ? Enfin, de quel genre de « guerre » s'agit-il ? Combattent-elles comme les hommes, ont-elles les mêmes ennemis et reçoivent-elles les mêmes honneurs ?

 

Organisateurs :        Françoise Lauwaert, Faculté de Philosophie et de Sciences

sociales (langue et culture chinoise)

Xavier Luffin, Faculté des Lettres, Traduction et Communication (langue et littérature arabe)

Date : le 26 février, de 8 h 45 à 17 h

Lieu : ULB (campus du Solbosch), Bibliothèque des Sciences humaines NB2.VIS

Date : vendredi 26 février 2016

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Programme :

 

Matinée :

8.45 : Accueil

9.00 : Laurent Legrain (FNRS – ULB-LAMC) : Les archères mongoles et le rôle qu'elles jouent dans l'idéal de « virilité » mergen

9.30 : Marlène Schäfers (LAMC - Cambridge) : Représentations des femmes guérilleras kurdes

 10.00 : Laurence Denooz (Université de Lottaine – ULB) : Warda, guérillera et femme. Un idéal de liberté et d’égalité

10.30 : Pause-café

10.50 : Xavier Luffin (ULB – Philixte) : ‘Unaytira, la guerrière noire. Genre, appartenance ethnique et classe sociale dans les épopées arabes

11.20 : Stéphanie Loriaux (ULB – Philixte) : La Chanson de Heer Halewijn ou « la belle qui ne s'en laissait pas conter » : un contre-emploi exemplaire de l'héroïne médiévale

11.50 : Beatriz Calvo Martin (ULB – Philixte) : Figures de femmes guerrières dans l'œuvre littéraire de Marie-Célie Agnant : la lutte de la parole contre le silence

12.20 : Discussion

12.40 : Repas

 

Après-midi :

14.00 : Françoise Lauwaert (ULB - LAMC) : La femme guerrière chinoise et ses figures imaginaires

14.30 : Brigitte Baptandier (CNRS – Nanterre : Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative) : La Dame de Linshui, 臨水夫人, chamane et guerrière. Les armées célestes de la Grande Ourse et des Cinq Tonnerres (Fujian, Chine)

15.00 : Pause-café

15.20 : Vanessa Frangville (ULB – Philixte) : Tomoe Gozen, les multiples récits d'une femme guerrière du Japon médiéval

15.50 : Muriel Andrin (ULB - Musique, Cinéma et Arts de la Scène) : Rubans, dentelles et… armures – métamorphose des jeunes filles à marier en guerrières dans les contes au sein du cinéma contemporain

16.20 : discussion finale

date de publication : 2016-02-23

ECRITURE ET TEMOIGNAGE

                        https://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/ucl/images/logoECR.jpg      https://www.ulb.ac.be/dre/com/docs/ulbnorm.jpg

 

 

Séminaire de recherche interuniversitaire.

Dans le cadre de l’école doctorale 3bis en Langues,

Lettres et Traductologie

 

 

 

ECRITURE ET TEMOIGNAGE

Programme de l’année académique 2015-2016

 

 

Le témoignage écrit constitue un genre hybride au croisement de la fiction littéraire, du compte-rendu historique, de l’autobiographie, du journal intime, de l’essai historique ou de la réflexion philosophique sur la nature humaine. Dans  « l’ère du témoin » actuelle (Wieviorka), où les témoignages se multiplient sous forme d’enregistrements audio ou vidéo, de textes et documents divers, notre attention se porte en premier lieu vers ceux qui, soumis au processus d’écriture, deviennent de véritables récits.

Le séminaire de recherche Ecriture et témoignage entre dans sa troisième année de travail. Il se propose comme lieu de rencontre et de discussion interdisciplinaire autour d’un sujet destiné initialement aux chercheurs en littérature mais ouvert également à d’autres spécialistes : historiens, psychologues, juristes, linguistes, traducteurs.

Une fois par mois, les organisateurs du séminaire invitent un(e) spécialiste dans un domaine de recherche spécifique et toujours différent, pour donner une communication en rapport avec la notion et la pratique du témoignage. Chaque conférence se ponctue par une discussion collective.

 

Ce séminaire, organisé par le module « Langues, Littératures et Cultures modernes » de l’ED 3bis, est reconnu comme séminaire interuniversitaire de l’Ecole Doctorale sur base d’une participation régulière.

 

 

Organisé par :

Grazia Berger (grazia.berger@usaintlouis.be)

Chiara Nannicini (chiara.nannicini@usaintlouis.be)

Hubert Roland (hubert.roland@uclouvain.be).

 

 

Vendredi 15 janvier 2016, 15h00-17h00

Françoise Wuilmart (CETL, ATLB)

Une femme à Berlin (1945): La femme comme butin de guerre.

L'écriture pour survivre, la traduction pour comprendre…

Maison du livre. Rue de Rome 24-28, 1060 Bruxelles (www.lamaisondulivre.be).

 

Vendredi 12 février 2016, 15h00-17h00

Isabelle Meuret (Université Libre de Bruxelles)

Retour dans l’œil du cyclone: James Baldwin et le journalisme littéraire afro-américain

Université Saint-Louis. Salle P61.

 

Vendredi 11 mars 2016, 15h00-17h00

Véronique Bragard (Université Catholique de Louvain)

Les témoignages de femmes congolaises mis en scène/mots par Nottage et Ensler Université Catholique de Louvain. Salle du Conseil de l’ISP/ Salle Jean Ladrière, 14 place du Cardinal Mercier, 1348 Louvain-la-Neuve.

 

Vendredi 22 avril 2016, 15h00-17h00

Petra James-Krivankova (Université Libre de Bruxelles)

Raconter la Shoah: entre témoignage et littérature (le cas de la littérature tchèque)

Université Libre de Bruxelles. Salle communiquée ultérieurement.

 

Vendredi 13 mai 2016, 15h00-17h00

Florence Le Cam (Université Libre de Bruxelles) et Denis Ruellan (CELSA, Paris-Sorbonne)

Les Expressions de soi des journalistes. Usages des autobiographies et des entretiens comme matériaux de recherche.

Université Saint-Louis. Salle P61.

 

Vendredi 3 juin 2016, 15h00-17h00

Luciano Curreri (Université de Liège)

Un autre récit : la guerre civile espagnole de Nenni, Berneri, Nitti, Longo entre témoignage et écriture.

Université St-Louis, Bruxelles, salle P61.

 

Vendredi 24 juin 2016, 15h00-17h00

Daniela Dora (Université St Louis), introduction par Hubert Roland (F.R.S.-FNRS/ UCLouvain)

Eco-critical testimonies in Ilija Trojanow’s travelogues

Université St-Louis, Bruxelles, salle P61.

 

 

date de publication : 2016-01-13

Conference on Uyghur Studies, ULB and Central Asia Program at the G. Washington University

Second International Conference on Uyghur Studies

History, Culture, and Society

 

Université libre de Bruxelles (ULB) and

Central Asia Program at the George Washington University

 

November 17-18, 2015

UlB Solbosch, salle H. Janne

Institut de sociologie (15ème étage) – avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles

 

 

Tuesday, November 17, 2015, Université Libre de Bruxelles

 

9.00-9.30. Opening Remarks

Andrea Rea, Dean of the Faculty of Philosophy and Social Sciences, ULB

 

Sean R. Roberts, George Washington University, USA

 

Vanessa Frangville, Chair Holder in Chinese Studies, ULB

 

9:30-11:00am. Xinjiang in the Context of China’s Global Policy

Chair: Sean R. Roberts (George Washington University, USA)

 

Andrew Fischer (Erasmus University Rotterdam)

Labour Transitions and Social Inequalities in Tibet and Xinjiang: a comparative analysis of the structural foundations of discrimination and protest

 

Elizabeth Wishnick (Montclair College)

Xinjiang and One Belt One Road

 

Sean Roberts (George Washington University)

Is there an Uyghur Islamist Terrorist Threat?

 

11:00-11:30am. Coffee-break

 

11:30am-1:10pm. Security and Social Changes in Xinjiang

Chair: Sebastien Peyrouse (George Washington University)

 

Michael Dillon (Independent scholar, formerly Centre for Contemporary Chinese Studies at the University of Durham, UK)

Conflict in Xinjiang: Resistance and Resolution

 

Yitzhak Shichor (Hebrew University of Jerusalem)

Suppressing Uyghur Unrest in Xinjiang: the Role of Military, Para-Military and Non-Military Forces

 

Nimrod Baranovitch (Haifa University, Israel)

The Impact of Environmental Degradation in Xinjiang on Uyghur Discontent

 

1:10-2:00pm. Lunch

 

2:00-2:30am. Ilham Tohti’s case

Marie Holzman (Solidarité Chine) and Enver Can (World Uyghur Congress)

Supporting Ilham Tohti's case for Sakharov Prize for Freedom of Thought

 

2:30-4:00pm. Societal Evolutions in Xinjiang and among the Diaspora

Chair: Rémi Castets (Michel de Montaigne University)

 

Andrei Ostrovskii (Institute of Far Eastern Studies, Russian Academy of Sciences)

Energy Resources of Xinjiang as the Driving Force for the Development of the Region

 

Elena Bazhenova (Institute of Far Eastern Studies, Russian Academy of Sciences)

 Socio-Economic Development of Xinjiang as the Key Point for China ‘Silk Road Economic Belt’

 

Henryk Szadziewski (University of Leeds)

Uyghur Asylum Seekers Since 2009. Observations From Within The Diaspora

 

4:00-4:30pm. Coffee-break

 

4:30-5:30pm. The Chinese School System and Uyghur Responses

Chair: Nimrod Baranovitch (Haifa University, Israel)

 

Hanna Burdorf (Newcastle University)

Sinicization of the school system in the Xinjiang region

 

Timothy A. Grose (Rosse-Hulman Institute of Technology)

Protested Homecomings: Xinjiang Class Graduates and Reaclimating to life in Xinjiang

 

 

Wednesday, November 18, 2015, Université Libre de Bruxelles

 

9:00-10:30am. Uyghur Modes of Resistance and Resilience

Chair: Yitzhak Shichor (Hebrew University of Jerusalem)

 

Nathan Light (Uppsala University, Sweden)

Uyghur Culture, Performance and Identity in Contemporary China

 

Dilnur Reyhan (INALCO, Paris)

Uighur Web: Production Discrimination and Otherness - Representations of Uighur Women in the Digital Space

 

Jean-Paul Loubes (Laboratory Architecture of Paris-La Villette)

The Fabrication of a Sacred Place: the Cave of the Seven Sleepers of Tuyuk (Xinjiang)

10:30-11:00am. Coffee-break

 

11-12:30pm. A Vivid Uyghur Culture

Chair: Vanessa Frangville (Université Libre de Bruxelles)

 

Michal Zelcer-Lavid (Bar Ilan University)

"Green-Colored-Uyghur-Poet": Religious Identity in Contemporary Uyghur Poetry

 

Elise Anderson (Indiana University)

“The real teachers are those in schools”: Modes of On ikki muqam Transmission in Contemporary Xinjiang

 

Mukaddas Mijit (Université Paris Ouest Nanterre la Défense

Uyghur Youth Music: The Parallel World

 

12:30-1:30pm. Lunch

 

1:30-3:30pm. Regional Actors and International Respsonses

Chair: Aude Merlin (Université Libre de Bruxelles, CEVIPOL)

 

Isabelle Facon (Fondation pour la recherche stratégique)

The new Sino-Russian partnership on the global and the regional scenes

 

Anna Bondarenko (Independent Scholar, formerly Institute of Far Eastern Studies, Academy of Sciences, Moscow, Russia)

The Development of Multilateral Cooperation between the Altai Krai of the Russian Federation and Xinjiang Autonomous Region of China at the Present Stage

 

Sebastien Peyrouse (George Washington University)

Uyghurs Political and Social-economic Stakes in Central Asia

 

Yunus Koç (Hacettepe University)

Turkey's political stance about the Uyghur issue

 

3:30-5:00pm. Screening of ‘The Silk Road of Pop’ followed by a Q & A

Introduction by and Q & A with Stijn Deklerck, co-producer and Mukaddas Mijit, research consultant of the film

 

 

Info: www.ltc.ulb.ac.be - www.philosoc.ulb.ac.be

Contact and registration: Prof. Vanessa Frangville, Vanessa.frangville@ulb.ac.be

date de publication : 2015-11-11

Colloque international Retentissements de la guerre : Les écrivain(e)s des mondes (post)coloniaux face aux conflits mondiaux, Université libre de Bruxelles (24 et 25 avril 2015)

Colloque international

Retentissements de la guerre.

Les écrivain(e)s des mondes (post)coloniaux face aux conflits mondiaux

Université libre de Bruxelles (24 et 25 avril 2015)


Programme

Vendredi 24 (Local : K4.601)
9h 
Accueil 
9h30 Allocution inaugurale du directeur du Centre de recherche Philixte (Études philologiques, littéraires et textuelles), Claudio Gigante (ULB)
9h45 Introduction au colloque par les organisateurs
10h-11h Session I : Littérature et films de la Seconde Guerre : revisiter les « classiques » (Présidente : Justine Feyereisen, ULB)
• Abdoulaye Imorou (Université de KwaZulu-Natal, Afrique du Sud), Filmer la Seconde Guerre mondiale en pays libéré et en pays décolonisé : histoire partagée, mémoires nationales 
• Khady Fall Diagne (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), Du fait historique à l’anamnèse mythique dans l’œuvre littéraire et cinématographique francophone : les cas de Senghor, Sembène et Oyono

11h30-12h30 Session II : Du personnage historique à la figure littéraire : reconfigurations (Présidente : Sophie Milquet, ULB) 
• Nathalie Carré (INALCO), Le tirailleur, nègre historique et littéraire ou comment écrire le revers de l’histoire. L’exemple du Nègre Potemkine de Blaise N’Djehoya

• Robert Fotsing (Université de Dschang, Cameroun), Devoir de mémoire et (re)construction narrative du tirailleur sénégalais dans Le Terroriste noir de Tierno Monénembo 

 

14h-16h Séance plénière : Patrice Nganang, Guerre mondiale et création contemporaine (Présidentes : Sabrina Parent, ULB et Nathalie Carré, INALCO) 

Patrice Nganang est à la fois écrivain et professeur de théorie littéraire à Stonybrook University (New York). Son talent d’écrivain se déploie tant en poésie (elobi, Apologie du vandale) que dans les genres narratifs (romans et nouvelles). Au nombre de ses romans, l’on compte : La Promesse des fleurs (1997), Temps de chien (1999), La Joie de vivre (2003), L’Invention du beau regard (2005), et plus récemment, Mont Plaisant (2011) et La Saison des prunes (2013). Temps de chien a, par ailleurs, été distingué par le prix Marguerite Yourcenar aux États-Unis en 2001 et par le Grand prix de la littérature de l’Afrique noire en 2002. En tant qu’universitaire, il étudie les ramifications de la violence, et est particulièrement intéressé par ce qui est communément appelé l’« archive coloniale » (photos, livres, etc.). Il a donné de nombreuses conférences et a publié profusément sur ce sujet ainsi que sur des problématiques liées à la littérature, au théâtre, au cinéma et, plus généralement, à la culture de l’Afrique postcoloniale (Manifeste d’une nouvelle littérature africaine, 2007 ; un essai comparatif entre les œuvres de Wole Soyinka et Bertolt Brecht, publié en allemand en 1998). 

 

Samedi 25 (local : salle Baugniet) 
9h Accueil 
9h30-10h30 Session III : Seconde Guerre mondiale et littératures africaines d’expressions française et arabe (Présidente : Sabrina Parent, ULB) 
• Anthony Mangeon (Université de Strasbourg), La Guerre et ce qui s’ensuivit 
• Xavier Luffin (ULB), La Seconde Guerre mondiale, la guerre de l’Autre ? Sa place dans le roman d’expression arabe érythréen et soudanais

11h-12h Session IV : Tributs antillais aux guerres mondiales (Présidente : Nathalie Carré, INALCO) 
• Sylvie Brodziak (Université de Cergy-Pontoise), Le Bataillon créole ou la Grande guerre comme mise en abyme des violences historiques 
• Tina Harpin (CRTF, Cergy-Pontoise et THALIM, Paris III-Sorbonne), Menteries sur la patrie, violence et exils : la guerre dévoilée comme « folie, aller simple » par les narratrices de Gisèle Pineau dans L’Exil selon Julia et « Paroles de terres en larmes » 

12h-12h30 Conclusions (Sabrina Parent, ULB) 

Comités d’organisation et scientifique 
Sabrina Parent (F.R.S.-FNRS / ULB)
Xavier Luffin (ULB) 
Nathalie Carré (INALCO) 
Anthony Mangeon (Université de Strasbourg) 
Bénédicte Ledent (Université de Liège) 

Entrée libre et gratuite pour tous, grâce aux subsides en provenance de : 
F.R.S.-FNRS
Faculté de Philosophie et Lettres 
Département Langues et Lettres 
Philixte 
Mondes modernes et contemporains 
Rectorat de l’ULB

 

date de publication : 2015-04-09

MOMENTS FORTS DU CINÉMA ALLEMAND

MOMENTS FORTS DU CINÉMA ALLEMAND

Moments forts du cinéma allemand

Dans le cadre de l’ « Année de l’Allemagne » à l’Université Libre de Bruxelles, la filière Ecriture et analyse cinématographiques en collaboration avec le département de Littérature allemande de l’ULB et le SCC de la Cinematek organisent le samedi 25 avril 2015 de 10h à 17H, une journée d’étude consacrée aux "Moments forts du cinéma allemand". Des spécialistes belges et étrangers analyseront l’évolution du cinéma allemand depuis ses débuts, le cinéma muet d’avant 1914, jusqu’à l’époque actuelle, en passant par les années de gloire de la République de Weimar, le "cinéma des ruines", l’après-guerre (1945-1950), le Nouveau Cinéma Allemand des années 1965 à 1980, l’œuvre incontournable de RW Fassbinder et enfin la redécouverte inter-nationale du cinéma allemand depuis 1995 grâce à la société de production X-Filme Creative Pool et l’Ecole de Berlin notamment. La journée se clôturera par la projection de  Die Mörder sind unter uns à la Cinematek. Elle sera précédée, du 20 au 24 avril, d’une semaine "ciné-club" à la Maison des Arts de l’ULB où seront présentés, avec des commentaires introductifs, cinq films de metteurs en scène allemands connus rarement montrés en Belgique.

Programme

10h00 - 12h00

Présentation générale  de la journée par Mireille Tabah, professeure en littérature et culture allemandes et autrichiennes àl’ULB.

Entre art et sensationnalisme : le cinéma allemand des années 1910 et 1920
par Frank Kessler
Le cinéma allemand muet est souvent identifié non seulement au cinéma de la République de Weimar, mais plus encore avec l’Expressionnisme. Deux auteurs fameux, Lotte Eisner et Siegfried Kracauer, dans une perspective « auteuriste », ne consacrent que quelques lignes aux films des années 10, et ne s’intéressent guère à la grande masse de la production commerciale moyenne. Ils réduisent le cinéma des années 10 à un ou deux films considérant le reste « sans valeur artistique ». A partir de quelques exemples, on discutera cette perception du cinéma allemand muet comme dominé par des influences venant des arts plastiques ou de la littérature, et qui a tendance à passer sous silence l’importance du « sensationnel » et des attractions que le cinéma a cherché dès ses débuts à offrir aux spectateurs

Frank Kessler est professeur en Histoire du cinéma et de la télévision à l’Université d’Utrecht et directeur de l’Institut de Recherche ICON. Avec Sabine Lenk et Martin Loiperdinger il a fondé et dirigé KINtop.. De 2003 à 2007 il était le président de l’association internationale DOMITOR. Il est l’auteur de nombreux articles sur l’histoire du cinéma et notamment du cinéma des premiers temps. Avec Nanna Verhoeff il a co-dirigé Networks of Entertainmen. Early Film Distribution 1895-1915 (2007). En 2009 il était chercheur invité au Collège International Weimar et en janvier 2014 il a tenu la Chair Roger Odin à l’Université de la Sorbonne Nouvelle.

Ruins, Rubble, Realism? German Cinema in the Post-War Years"
par Guido Kirsten
This presentation is concerned with the German postwar cinema, 1945-1949. These are the years of the so-called "Trümmerfilme", or "rubble films",  "cinema of ruins" a category to which about ten feature films belong. This notion is  mainly due to their mise-en-scène: landscapes of ruins and rubble in big cities like Berlin, Hamburg and Munich. The presentation will also raise the question whether, or to what extent, films from this period can be said to follow a "realist" aesthetics. A comparison to postwar Italian neorealist cinema will  also prove fruitful. Works discussed include Die Mörder sind unter uns (Wolfgang Staudte, 1946), Irgendwo in Berlin (Gerhard Lamprecht, 1946), Zwischen gestern und morgen (Harald Braun, 1947), Film ohne Titel (Rudolf Jugert, 1948) and Unser täglich Brot (Slatan Dudow,1949).

Guido Kirsten is a postdoc researcher at Stockholm University where he works on the emergence of Cinematic Modernism in the 1950s and 60s. He obtained his doctorate in 2012 from the University of Zurich and in 2013 his thesis was published under the title Filmischer Realismus (Marburg). He is co-editor of the German film and television studies journal montage AV (since 2007) and the anthology Das chinesische Kino nach der Kulturrevolution. Theorien und Analysen (Marburg 2011; together with Karl Sierek)."

*

12h00 - 14h00 : PAUSE

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Alexander Kluge et Werner Herzog: regards croisés sur le Nouveau Cinéma Allemand
par Jeremy Hamers
Jeremy Hamers est Docteur en Arts et sciences de la communication et Premier assistant à l’Université de Liège. Il est l'auteur d'une trentaine d'articles scientifiques dans des ouvrages collectifs Il est l'auteur d'une trentaine d'articles scientifiques dans des ouvrages collectifs et des périodiques scientifiques tels que Les Temps Modernes, French Forum, Alexander Kluge Jahrbuch, les Cahiers du GRM, et les Cahiers d'Etudes Germaniques. La plupart de ses articles concernent le Nouveau Cinéma Allemand, la création vidéo allemande (la représentation documentaire et médiatique de la violence politique et plus particulièrement du terrorisme d'extrême gauche, et la pensée des médias chez quelques héritiers de l’École de Francfort).

Rainer Werner Fassbinder, Architecte du mélodrame revisité
par Dominique Nasta
Dominique Nasta est professeure d’études cinématographiques à l’Université Libre de Bruxelles. Elle a été Professeure invitée aux Universités de Montréal, Bucarest et Strasbourg. Elle a publié Meaning in Film (1992), Le son en perspective: nouvelles recherches (2004) et récemment  Contemporary Romanian Cinema : The History of an Unexpected Miracle (2013), ainsi que de nombreux essais et chapitres d'ouvrages collectifs sur les émotions et la musique au cinéma, l’esthétique des Mélodrames muets, Michelangelo Antonioni. Dominique Nasta dirige la collection bilingue, « Repenser le cinéma » aux éditions Peter Lang, qui vient de publier l’ouvrage collectif «Le Mélodrame revisité (2014) qu’elle a également co-édité.

X-Film Creative Pool ou la redécouverte inter-/nationale du cinéma allemand
par Sabine Lenk
La maison de production berlinoise X-Film Creative Pool, créée en 1994 par trois réalisateurs (Wolfgang Becker, Dani Levy, Tom Tykwer) ainsi qu'un producteur (Stefan Arndt), rappelle la société américaine United Artist. Comme leur fameux prédécesseurs, les quatre créatifs ont su s'entournés de jeunes acteurs (Franca Potente, Daniel Brühl, Mauritz Bleibtreu) et de cinéastes confirmés tels Oskar Roehler et Dominique Graf. Leur but: sortir le cinéma allemand de son isolement et de le repositionner au niveau international.

Sabine Lenk est chercheur affilié au groupe de recherche Médias de l’Université d’Utrecht. Elle a travaillé pour des cinémathèques de Belgique, France, Luxembourg, Angleterre et Pays-Bas, et a été la directrice du Filmmuseum Düsseldorf de 1999 à 2007. Avec Frank Kessler et Martin Loiperdinger elle a fondé et dirigé KINtop ainsi que KINtop. Studies in Early Cinema. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur le cinéma des premiers temps, ainsi que sur des questions muséographiques concernant le patrimoine cinématographique. En 2009 elle a publié « Vom Tanzsaal zum Filmtheater. Eine Kinogeschichte Düsseldorfs ».

*

17h30 : projection de Die Mörder sind unter uns (Wolfgang Staudte, 1946)

 

Tarif : 12 € (carte CINEMATEK et étudiants : 6 €)

Infos : 02 551 19 47 / scc@cinematek.be

Une initiative de l'ULB - à l'occasion de l'Année de l'Allemagne - en collaboration avec le Service de Culture Cinématographique asbl (SCC) et CINEMATEK



date de publication : 2015-04-09

Journée d’étude « Postmodernisme et la représentation de l’Histoire: textes et interprétations »

Journée d’étude « Postmodernisme et la représentation de l’Histoire: textes et interprétations » - le vendredi 13 février 2015

Une diversité de pratiques se cache sous l'appellation commune du « postmoderne » et du « postmodernisme ».
Cette journée d'étude propose une lecture croisée des textes connus dans leurs littératures nationales (finlandaise, serbe, russe, polonaise et tchèque) en tant que « postmodernes » et de voir en détails à la fois les enjeux esthétiques et les dépassements vers la représentation de l'Histoire.

Programme de la journée : http://www.ulb.ac.be/actulb/philo.php?e=918#918

 
Lieu : ULB - Campus Solbosch – Bâtiment S (15e étage) - Salle Henri Jeanne, avenue Jeanne, 44 - 1050 Bruxelles
> Contacts : Vanessa Demeuldre [tel. : 02 650 38 24 – Email : Vanessa.Demeuldre@ulb.ac.be]

Journée d’étude « Postmodernisme et la représentation de l’Histoire: textes et interprétations » - le vendredi 13 février 2015

Une diversité de pratiques se cache sous l'appellation commune du  « postmoderne » et du « postmodernisme ».
Cette journée d'étude propose une lecture croisée des textes connus dans leurs littératures nationales [finlandaise, serbe, russe, polonaise et tchèque] en tant que « postmodernes » et de voir en détails à la fois les enjeux esthétiques et les dépassements vers la représentation de l'Histoire.

> Programme de la journée : http://www.ulb.ac.be/actulb/philo.php?e=918#918  
> Lieu : ULB - Campus Solbosch – Bâtiment S (15e étage) - Salle Henri Jeanne [avenue Jeanne, 44 - 1050 Bruxelles]
> Contacts : Vanessa Demeuldre [tel. : 02 650 38 24 – Email : Vanessa.Demeuldre@ulb.ac.be]

date de publication : 2015-02-05

Appel à contributions. « Retentissements » de la guerre : Les écrivain(e)s des mondes (post)coloniaux face aux conflits mondiaux

Appel à contributions

 

« Retentissements » de la guerre :

Les écrivain(e)s des mondes (post)coloniaux face aux conflits mondiaux

 

 

Argumentaire

Dans le cadre des commémorations des guerres mondiales, ce projet a pour objectif général de rappeler à la mémoire la participation active et cruciale des colonies à l’effort de guerre. De manière plus spécifique, il consiste à mettre au jour l’impact des conflits mondiaux sur la vie et l’œuvre de penseurs et écrivains, masculins et féminins, des territoires colonisés de l’Afrique et des Caraïbes. Il s’agit de prendre la mesure des répercussions de l’événement historique sur les individus, « le retentissement de l’histoire en l’homme », pour reprendre la belle expression de Georges Hyvernaud. Au-delà de l’expérience intime de l’événement, l’on s’interrogera sur la dimension universelle que les écrivain(e)s ont su éventuellement conférer au vécu individuel.

Ainsi, l’auteur juif d’origine tunisienne, Albert Memmi, comme l’écrivaine d’origine algérienne, Assia Djebar, font de l’expérience de la Seconde guerre vécue, respectivement, pour l’un, au début de l’âge adulte, et pour l’autre, dans la toute petite enfance— un moment crucial de leur relation à la famille, à la communauté d’origine et/ou à la communauté « étrangère ». Tel qu’il se manifeste dans trois chapitres (« La guerre », « Le camp » et « Les autres ») de La Statue de sel (1953) ou dans l’épisode de « la nuit française » inclus dans Vaste est la prison (1995) d’Assia Djebar, le vécu de guerre fut déterminant dans le rapport construit avec l’Autre ainsi que dans la conceptualisation théorique de ce rapport, par exemple la notion de judéité ou d’hétérophobie chez Memmi. Dans le contexte algérien, Ronnie Scharfman (2005) a mis en évidence le lien entre le traumatisme de la révocation du décret Crémieux (1940) et les œuvres de Derrida et Cixous. Qu’il s’agisse du séjour en frontstalag de Léopold Sédar Senghor ou encore de la participation en tant que tirailleur de Sembene Ousmane, variées sont les expériences de guerre des anciens colonisés et nombreuses sont leurs répercussions, directes ou indirectes, conscientes ou non, dans les œuvres –biographiques, romanesques, théâtrales, poétiques, filmiques, philosophiques– qu’ils ont produites.

En résumé, à partir de l’examen d’un auteur spécifique ou d’une analyse comparée de cas, il s’agit d’étudier la transcription artistique et/ou la pensée critique des écrivains (post-)coloniaux, hommes et femmes, en se focalisant sur la thématique guerrière. Autrement dit,

·         quelles répercussions l’événement guerrier a-t-il sur les œuvres ? Comment la prise en compte de cet événement permet-il d’éclairer l’écriture (ou la mise en forme artistique, plus généralement) sous un jour nouveau ?

·         En sens inverse, l’on peut également se demander comment le processus d’écriture, de transcription créative, a transformé le souvenir ou la perception de l’événement lui-même.

 

Notons d’emblée que l’événement de la guerre peut être appréhendé comme étant réel, ancré dans les faits ou, au contraire, comme imaginaire, voire fantasmé. L’interrogation peut porter sur les moments et les genres de la transposition : s’agit-il d’une transcription concomittante à l’événement ou d’une écriture postérieure à celui-ci ? Quel est le médium (littérature, cinéma) ou le genre investi (journal, autobiographie, (auto)fiction romanesque, essai, documentaire, etc.) et en quoi ce choix est-il significatif ?

Pour compléter l’approche strictement intime du vécu de l’Histoire, une perspective plus sociale, voire sociologique, se révèle également pertinente : comment ces auteurs et intellectuels (cf. Betz et Martens) se situent-ils par rapport à l’occupant, sur le territoire européen ou dans les colonies? Dans le sillage de l'étude de Katharina Städtler relative aux écrivains de la négritude pendant l'occupation allemande, l'on peut ainsi s'interroger sur les stratégies déployées par ces écrivains pour conquérir l'espace public (Lüsebrink). Il serait tout aussi pertinent d'envisager l'impact de l'événement guerrier sur les imaginaires collectifs: comment la guerre modifie-t-elle la perception du colonisateur, la représentation du territoire? La guerre est-elle une expérience favorisant une certaine cohésion des colonisés? Sur quelles bases? En vue de quelle revendications?

Nous accueillerons tout aussi favorablement les propositions basées sur l’analyse d’écrits de la première génération (Mohammed Dib, Mouloud Mammeri, par exemple) ou plus récentes (Tierno Monénembo, Patrice Nganang, notamment). Nous serons, par ailleurs, particulièrement réceptifs à des propositions se focalisant sur des œuvres féminines afin de contribuer à une vision plus nuancée du fait guerrier, qui se donne encore a priori comme « une affaire d’hommes ». Nous invitons les participants à traiter de la problématique dans des médias autres que le texte (le cinéma, par exemple) et, au sein du médium textuel, dans des discours et des genres diversifiés (autobiographie, roman, poésie, théâtre, essai, témoignage, etc.). Enfin, cet appel, centré sur le domaine francophone, ne souhaite cependant pas s’y cantonner : les propositions considérant des corpus anglophone, hispanophone, lusophone ou autres sont les bienvenues.

 

Bibliographie

Primaire (indicative)

Agénor, Monique, Bé-Maho. Chroniques des îles sous le vent, Le Serpent à plumes, 1996, 289 p.

Bouchareb, Rachid, Indigènes, Tessalit Production, 2006. Film

Chraïbi, Driss, Le Passé simple. Roman, Paris, Denoël, 1954, 263 p.

___, Lu, vu, entendu. Mémoires, Paris, Denoël, 1998, 203 p.

Cixous, Hélène, « Lettre à Zohra Drif », Leggendaria, 14 avril 1999, p. 4-9.

Confiant, Raphaël, Le Nègre et l’Amiral. Roman, Paris, Grasset, 1988, 334 p.

Confiant, Raphaël, La Dissidence. Récit, Paris, Écriture, 2002, 279 p.

Derrida, Jacques, Le Monolinguisme de l’autre ou la prothèse originelle, Paris, Galilée, « Incises », 1996, 135 p.

Dib, Mohammed, La Grande Maison, L’Incendie, Le Métier à tisser. Romans, Seuil, « Méditerranée », 1952, 1954, 1957, 191 p, 191 p, 208 p, respectivement.

Djebar, Assia, Vaste est la prison. Roman, Paris, Albin Michel, 1995, 351 p.

Dongala, Emmanuel, Le Feu des origines. Roman, Albin Michel, 1987, 255 p.

Kourouma, Ahmadou, Monnè, outrages et défis. Roman, Paris, Seuil, 1990, 286 p.

Lopes, Henri, Le Lys et le Flamboyant, Seuil, 1997, 430 p.

Mammeri, Mouloud, La Colline oubliée. Roman, Paris, Plon, 1952, 255 p.

Memmi, Albert, La Statue de sel. Roman, Paris, Corrêa, 1953, 283 p.

Monénembo, Tierno, Le Terroriste noir, Seuil, 2012, 224 p.

• Nganang, Patrice, La Saison des prunes, Philippe Rey Éditeur, 2013, 443 p.

Oyono, Ferdinand, Le Vieux Nègre et la Médaille. Roman, Julliard, 1956, 211 p.

Rahamarinana, Jean-Luc, Nour 1947. Roman, Le Serpent à plumes, 2001, 211 p.

Sembene, Ousmane, Emitai, Médiathèque des trois mondes, 1971. Film

• Senghor, Léopold Sédar, Hosties noires, Seuil, 1948.

U’Tamsi, Tchicaya, Les Méduses ou les Orties de mer, Albin Michel, 1982, 265 p.

 

Secondaire (pistes)

Betz, Albrecht et Stefan Martens (dir.), Les Intellectuels sous l’Occupation (1940-1944). Collaborer, partir, résister, Paris, Éditions Autrement, 2004, 352 p.

• Britton, C. (éd.), France’s Colonies and the Second World War, L’Esprit créateur, printemps 2007, vol. 47, 2007.

• Donadey, Anne et alii (éd.), Empire and Occupation in France and the Francophone World. Twentieth-Century Literature, hiver 1999, vol. 23, n° 1.

Lüsebrink, Hans-Jürgen, La Conquête de l’espace public colonial. Prises de parole et formes de participation d’écrivains et d’intellectuels africains dans la presse à l’époque coloniale (1900-1960), Québec/Frankfurt am Main/London, Éd. Nota bene/IKO-Verlag, 2003, 272 p.

• Mann, Carol, Femmes dans la guerre 1914-1945, Pygmalion, 2010, 380 p.

Scharfman, Ronnie, « Narrative of internal exile : Cixous, Derrida, and the Vichy Years in Algeria », in Murdoch, A. et Donadey, A. (éd.), Postcolonial Theories and Francophone Literary Studies, Gainesville, FL, University Press of Florida, 2005, 87-101.

Städtler, Katharina, « La négritude en France (1940-1950). À propos d’un champ littéraire colonisé en exil », Les Champs littéraires africains, Paris, Karthala, 2001, 193-209.

 

Organisation

Le projet prendra, dans un premier temps, le format d’un atelier (ou journées d’étude) se déroulant les vendredi 24 et samedi 25 avril 2015 à l’Université libre de Bruxelles. Cette première étape se conçoit comme nécessaire au dialogue que nous souhaitons établir entre les expériences de guerre diverses, leurs transcriptions textuelles et artistiques et les outils critiques et théoriques avec lesquels nous les analysons. Les participants (dix à douze) seront activement invités, à partir de leur contribution individuelle, à dégager des tendances communes à l’ensemble de ces productions guerrières, en termes de thématiques, certes, mais aussi en termes de procédés (stylistiques, narratologiques, filmiques, etc.) utilisés et d’éléments de signification à dégager. Favorisant la réflexion collective, les sessions seront davantage conçues comme des tables rondes : les présentations individuelles (chacune de 15 minutes maximum) seront suivies d’échanges entre participants et avec l’auditoire, sous la houlette d’un(e) président(e) de séance dont le rôle, précisément, sera d’orienter les débats vers cette mise en commun des réflexions. Pour que ce travail de mise en commun soit rendu possible, nous souhaitons que les textes des communications soient disponibles à la personne présidant la session et aux autres participants de ladite session un mois avant la rencontre. Il est bien entendu que ces textes seront abordés comme « travaux en cours ».

            Dans un second temps et faisant suite à cet atelier, une sélection sera opérée au sein des communications afin que celles choisies (maximum une dizaine) puissent constituer un ensemble cohérent. Cet ensemble, accompagné d’une préface mettant en exergue sa pertinence, sera proposé à la revue Études Littéraires Africaines (ELA) pour une publication en décembre 2015. Il va de soi que les processus éditoriaux d’évaluation seront appliqués.

            Les propositions d’intervention pour l’atelier sont à envoyer par courriel le 1e novembre 2014 au plus tard sous la forme d’un résumé (4000 signes maximum) accompagné d’un titre et d’un bref curriculum  vitæ conjointement à Sabrina Parent (sabrina.parent@gmail.com), Nathalie Carré (nathalie.carre@gmail.com) et Anthony Mangeon (amangeon4@gmail.com). L’acceptation des propositions sera notifiée fin novembre-début décembre 2014. 

 

Comités d’organisation et scientifique des journées

Sabrina Parent (F.R.S.-FNRS / ULB)

Xavier Luffin (ULB)

Nathalie Carré (INALCO / ELA)

Anthony Mangeon (Université de Strasbourg / ELA)

Bénédicte Ledent (Université de Liège)

date de publication : 2014-11-01

Annonce de colloque

Colloque international et interdisciplinaire

 

 Massacres et répressions dans le monde colonial  :

Archives et fictions au service de l’historiographie ou du discours officiel ?

 

 

Exposition d'Hervé de Williencourt : tirailleurs sénégalais, un devoir de mémoire

Entrée libre et gratuite

Programme

 

Jeudi 27 novembre 2014

8h45 : Accueil de Jean Peeters (Président de l’UBS) et de Sylviane Llinares (Directrice du CERHIO, Lorient)

9h15 : Introduction (Armelle Mabon UBS, Sabrina Parent  ULB et Martin Mourre EHESS-UDM)

09h50 :  Yan Gilg, metteur en scène du spectacle  À nos morts

Témoin : Marcel Christoph Colomb Maléane, auteur de la fresque Thiaroye 44 Une histoire inoubliable (sous réserve)

10h15 : Discussion

 

10h25 : Pause

 

10h45 (session I)  : Écriture et fabrique de l’histoire

Présidente : Raphaëlle Branche (Université de Rouen)

 

Philibert Gakwenzire (Université libre de Bruxelles, Belgique) : Les archives de la Tutelle belge à la croisée des chemins :  écueils  à  l’écriture  de  l’histoire

Mustapha Dhada (California Sate University, États-Unis) : Portugal’s 1972 Massacre of Wiriyamu in Colonial Mozambique : How Was The Narrative Constructed ?

Lancelot Arzel (Sciences-po, Paris et Université de Rouen, France) : « Un carnaval de massacres » ? Fabriquer la vérité sur les « atrocités coloniales » de l’État indépendant du Congo (fin XIXe siècle-1914) / Amandine Lauro et Valérie Piette  (Université libre de Bruxelles, Belgique) : Mains coupées : usages et enjeux de la mise en récit d’un symbole de la violence coloniale (1914-2014)

12h00 : Discussion

 

12h15 : Repas

 

 

14h (session II) :  Mise en scène cinématographique de l’histoire

Président : David Murphy (University of Stirling)

 

Frédéric Garan et Pierre-Eric Fargeol (Université de la Réunion, France) : L’insurrection de 1947 à Madagascar vue par le film Tabataba de Raymond Rajaonarivelo / Karine Blanchon (Université de Limoges, France) : Les représentations cinématographiques de l’insurrection de 1947 à Madagascar

Will Higbee et Thomas Martin (University of Exeter, Royaume-Uni) : Mobilizing massacre from Sétif to Hors-la-loi : Revisiting massacre and colonial repression through archive and film

Yuanyuan Li (Université de Zhejiang, Chine) : Boat-People avant l’exil : fiction mélodramatique ou mensonge idéologique ?

Témoin : Ben Diogaye Beye, scénariste, auteur du scénario "Thiaroye 44" avec Boubacar Boris Diop, écrivain, Dakar, Sénégal

15h30 :  Discussion

 

15h50 : Pause

 

 

16h10 (session III) : Violences, révoltes et répressions coloniales

Présidente : Amandine Lauro (Université libre de Bruxelles)

 

Fabio Viti (Università di Modena e Reggio Emilia, Italie) : L’affaire de Makoundié (Côte-d’Ivoire, 1910), entre répression coloniale et violences interafricaines

William Gallois (University of Exeter, Royaume-Uni) :  Repressing Colonial Violence

Idrissou Alioum (Université de Yaoundé, Cameroun) : Révolte et répression des Laka et Baya au Cameroun septentrional (1924-1932) : regard analytique sur une mémoire errante

17h10 : Discussion

17h30 : Plateau lecture "en toute liberté" de Thiaroye terre rouge de Boubacar Boris Diop en sa présence

 

Vendredi 28 novembre 2014

8h45 (session IV) :  Quelles sources pour rendre compte des massacres ?

Président : Xavier Luffin (Université libre de Bruxelles)

 

Philippe Grand (archiviste retraité) : Autour du 17 octobre 1961 : Jean-Luc Einaudi et l’accès aux archives 

Véronique Mercier (archiviste, conseil général Dordogne) :  Archivistes et historiens

Simon Imbert-Vier (IMAF, Aix-en-Provence, France) : Traces et mémoires du «massacre» des Kabbobá (Côte française des Somalis, 1943)

Fernanda do Nascimento Thomaz  (Universidade de Juiz de Fora, Brésil) : The voices of abused in court records during the colonial rule in the northern of Mozambique (early 20th century)

Catherine Coquery-Vidrovitch (Université Paris 7, France) : Les massacres en Oubangui-Chari (Centrafrique occidentale) 1890-1932 : un déni officiel

 

Gaye Ndiaye (doctorant en archivistique, université d'Angers), Réflexions sur la restitution et les utilités des archives relatives aux événements de Thiaroye de novembre 1944

 

10h 15 : Discussion

 

10h30 : Pause

 

10h50  (session V) : Des mémoires entravées

Président : Erwan Le Gall (directeur du cabinet d’ingénierie mémorielle et culturelle, En Envor, Rennes)

 

Kitty Millet  (San Francisco State University, États-Unis) : The Mental Space of Massacre: Colonialism in German Southwest Africa

Stéphanie Loriaux (Université libre de Bruxelles, Belgique) : Libérer les fantômes de l’Insulinde. Le défi lancé à la littérature pour « désécrire » l’histoire des Indes néerlandaises

Mamadou Sy Tounkara (Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal) : Pouvoir post-colonial et mémoire coloniale : Thiaroye 1944

Témoins : Yves Abibou, fils d’Antoine Abibou condamné à Thiaroye, et Boubacar Boris Diop, écrivain

Regards d'étudiants : Thiaroye et les jeunes

12h15 : Discussion

 

12h30 : Repas

 

 

14h15 (session VI) : Quand l’État colonial réprime les droits sociaux et civils  

Président : Frédéric Garan (Université de la Réunion)

 

Omar Gueye (Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal) : Le massacre des cheminots de Thiès de septembre 1938, réalités et fictions d’une tuerie

Emmanuel Tchumtchoua et Pascal Ndjock (Université de Douala, Cameroun) : Violences coloniales et amnésie collective au Cameroun. Retour sur l’histoire oubliée des massacres coloniaux en terre camerounaise : le cas de la « grève sanglante » de Douala (septembre 1945)

Anna Konieczna (Sciences-po, Paris, France) : Le massacre de Sharpeville (21 mars 1960) et les réactions françaises

 

16 h : Discussion 

 

16h15 : Pause

 

 

16h35 (session VII) : La BD comme nouveau support narratif 

Président : Mamadou Sy Tounkara (Université Cheikh Anta Diop)

 

Marie-Manuelle Da Silva (Université de Minho, Portugal) : Penser une cartographie des massacres coloniaux à partir de la fiction en bande dessinée : itinéraires poétiques et historiographiques

Kris (scénariste) et Jean-Claude Fournier (dessinateur) :  La BD Plus près de toi : les événements de Thiaroye enfin plus proches de nous ?

Témoin : Maïté Diallo-Renan (fille de Doudou Diallo, condamné à Thiaroye)

Regards d'étudiants : Les Bretons et Thiaroye

17h30 : Discussion

 20 h : Buffet dinatoire à la Villa Margareth

 

Samedi 29 novembre 2014

9h (session VIII) : Se mobiliser pour dénoncer 

Président : Idrissou Alioum (Université de Yaoundé)

Amaury Lorin (Université de Rangoun) : Paul Vigné d'Octon (1859-1943) : La dénonciation par le pamphlet des crimes et massacres coloniaux de la IIIe République lu par Odile Hanquez-Passavant (Université Paris 8, France)

 

Xavier Luffin (Université libre de Bruxelles, Belgique) : "Le salut est il dans la religion? Recrues coloniales musulmanes et massacres dans la littérature arabe contemporaine"

Marc Décimo (Université d’Orléans, France) : De l’imminence à l’immanence : le cas de Paul Tisseyre Ananké spahi et écrivain engagé

Gigla Garakcheme (Université de Maroua, Cameroun) : Luttes d’indépendance, répressions coloniales et productions médiatiques au Cameroun

 

Cheikh Faty Faye (Historien et écrivain, Sénégal), dialogue avec Sabrina Parent autour de sa pièce de théâtre Aube de Sang

date de publication : 2014-11-01

Microfestival de Jeune Poésie Polonaise

Microfestival de Jeune Poésie Polonaise Le Microfestival de Jeune Poésie Polonaise aura lieu les 15 et 16 octobre prochain à 17h à la Maison des Arts de l'ULB. Les poètes polonais et critiques invités parleront de la place de la poésie et de l'engagement du poète dans la Pologne et l'Europe contemporaines. Cette rencontre va se dérouler en langue française et la langue polonaise. L'entrée est libre. Pour de plus amples informations contactez les organisatrices : dwalczak@ulb.ac.be et cecile.bocianowski@ulb.ac.be

date de publication : 2014-09-29

Séminaire doctoral de narratologie

 

 

Le séminaire doctoral de narratologie, organisé dans le cadre des activités du centre de recherche Philixte, a pour objectif de faire ressortir la dimension intermédiale des écritures et des pratiques artistiques contemporaines ainsi que d’interroger la place du littéraire et des outils textuels dans ce contexte de « narrations mixtes ». Les séances se focalisent sur des cas concrets tout en s’interrogeant sur les approches théoriques. Chaque intervention par un invité donne lieu à une discussion où la participation active des auditeurs est la bienvenue. Pour préparer le débat, nous invitons les participants à lire l’un ou l’autre article théorique, que nous leur faisons parvenir par courrier électronique (il suffit d’envoyer un message au coordinateur de la séance). Ci-dessous, vous trouverez le programme de l’année et plus particulièrement le détail des deux prochaines séances qui se tiendront début novembre. Notez que pour la première séance d’introduction, aucune lecture n’est prévue.

 

Responsables : Sabrina Parent (Chargée de recherches F.R.S.-FNRS) et Paul Aron (Directeur de recherches F.R.S.-FNRS et Professeur à l’ULB)

 

Lundi 4 novembre, 18h30, local AZ4.103 : Narration et intermédialités, repères méthodologiques et bibliographiques (Fabrice Preyat, F.R.S.-FNRS/ULB)

 

Mardi 5 novembre, 18h, local AZ4.103 : Récit sans texte cherche performeur/se. Romancier s’abstenir (Intervenante : Magali Nachtergael, Paris XIII ; coordinatrice : Sabrina Parent, Sabrina.Parent@ulb.ac.be)

 

Mercredi 18 décembre, 18h : Narrativité dans les pratiques artistiques contemporaines : l’ancrage narratif du spectacle théâtral postdramatique (Intervenant et coordinateur : Benoît Hennaut, ULB, bhennaut@yahoo.fr)

 

Mercredi 12 février 2014, 18h : Narrativité et Roman-photo (Intervenant : Jan Baetens, KUL ; coordinateur : Clément Dessy, F.R.S.-FNRS, cdessy@ulb.ac.be)

 

Mardi 6 mai 2014, 18h : « Comment cela se raconte ? » : la mise en récit des textes journalistico-littéraires (Paul Aron, Vanessa Gémis, Florence Lhote, ULB ; coordinateur : Paul Aron, paron@ulb.ac.be)

 

 

 

 

date de publication : 2013-10-28

Colloque international « L’Artiste en revues. Fonctions, contributions et interactions de l’artiste en mode périodique » (ULB 28-30 octobre 2013)

Colloque international

« L’Artiste en revues. Fonctions, contributions et interactions de l’artiste en mode périodique »

Université libre de Bruxelles

28-30 octobre 2013

 

Organisé par le groupe Pictoriana / arText

 

Ce colloque interroge les différentes modalités de collaborations d’artistes et leurs réalisations écrites dans une publication périodique. Sous la désignation d’« artiste » sont ici pris en compte tant peintres que sculpteurs, musiciens, compositeurs, cinéastes… dont la majeure part de la production ne relève pas du champ littéraire. Ce projet transdisciplinaire considère les contributions d’artistes dans la diversité de leurs formes et modalités afin de mettre au jour le rôle des revues et de la presse quotidienne dans la structuration de la vie artistique ainsi que dans les trajectoires individuelles des artistes.

Le colloque envisage le périodique comme un outil de promotion, mais aussi comme un lieu d'échange et de rencontre avec le public, ainsi qu’avec d'autres artistes, d'autres disciplines artistiques, avec l’actualité et surtout, avec l'écriture. Les interventions s’inscrivent dans une longue période, de 1830 à nos jours, en comprenant l’objet des publications périodiques dans leur sens le plus large, c’est-à-dire en incluant revues artistiques et littéraires, mais aussi journaux et revues généralistes, « petite presse » et magazines.

 

 

PROGRAMME

 

 

Lundi 28 octobre

 

8h45     Accueil

 

9h00     Introduction par Laurence Brogniez (ULB) et Clément Dessy (FNRS-ULB)

 

9h40     Ouverture        José-Luis Diaz (U. Paris-Diderot, Paris VII), « Entrée des artistes (1830-1835) »

 

10h30   Pause

 

10h45   I. L’engagement des artistes par l’écrit périodique

Présidence : Michel Duchesneau

 

Véronique Mattiussi (Musée Rodin, Paris)

Rodin et la presse. L’ultime combat pour la défense des Cathédrales (1905-1914)

Fabienne Fravalo (INHA, Paris)

Eugène Grasset, un acteur ambigu d’Art et Décoration : entre engagement et exploitation

Violeta Nigro-Giunta (U. de Buenos Aires – EHESS)

Juan Carlos Paz et son « action désinfectante » dans les journaux Crítica et Reconquista

Sarah Barbedette (Musée de la musique - U. Sorbonne Nouvelle, Paris III)

« Fermez le livre » : Pierre Boulez et le mode périodique

 

12h45   Repas

 

14h30   II. L’artiste comme critique d’art

Présidence : Françoise Lucbert

 

Borys Delobbe (UCL)

Georges Lemmen : une critique d’art au service de la promotion des arts décoratifs ?

Érika Wicky (UQAM)

Nadar rédacteur en chef et critique d’art : genèse d’un grand nom

Debra Kelly (U. of Westminster, London)

Léopold Survage in the spaces of the literary and artistic review: rhythms, interactions, innovations

 

16h00   Pause

 

16h20   Conférence      Michel Duchesneau (U. de Montréal), « Composer avec l’image. Les compositeurs dans Musica (1902-1914) »

 

17h20   Fin

 

 

Mardi 29 octobre

 

9h00     III. L’artiste comme directeur de revues

Présidence : Laurence Brogniez

 

Daphné de Marneffe (ULg)

L’artiste en « animateur » de revue, entre 1910 et 1939 : un état de la question

Laurence Danguy (U. de Lausanne)

Johann Friedrich Boscovits, figure centrale du Nebelspalter des années zurichoises (1875-1922)

Audrey Ziane (U. Aix-Marseille)

Alexis Mérodack-Jeaneau et Les Tendances Nouvelles, 1904-1914 : une Déclaration d’Indépendance

 

10h30   Pause

 

10h45   IV. La revue, lieu d’expérimentation conceptuelle (organisé par le CERTA)

 Présidence : Alexander Streitberger

 

Cecilia Braschi (U. Panthéon-Sorbonne, Paris I)

L’art concret au Brésil et la revue Arquitetura e decoração (1953-1957)

Laurence Corbel (U. de Rennes 2)

Aspen, le « magazine à trois dimensions » : un espace d’expérimentation pour l’écriture des artistes

Johan Pas (Royal Academy of Fine Arts, Antwerp)

Concrete to conceptual. The artist's periodical as a platform for (re)presenting and (re)producing the neo-avant-garde

 

12h20   Repas

 

14h00   V. Images de soi et représentations de l’artiste en revues

Présidence : Philippe Kaenel

 

Rachel Esner (U. of Amsterdam)

The Figaro illustré in 1898: Selling the artist to the bourgeois woman

Marco Consolini (Paris III), Sophie Lucet (Paris VII), Romain Piana (Paris III)

L’artiste de théâtre en questions, ou de l’usage de la presse périodique dans l’affirmation de la figure du metteur en scène : parcours croisés de Lugné-Poe et de Jacques Copeau

Audrey Laurin (UQAM)

Une vie d’artiste qui s’écrit de semaine en semaine : La chronique de Tracey Emin dans The Independent

Juliet Simpson (Buckinghamshire New University)

Ferdinand Hodler and La Revue de Genève:  ‘correspondances’,  cosmopolitanism and  creation

 

16h15   Pause

 

16h40   Conférence      Marie-Ève Thérenty (U. de Montpellier III), « La fabrique de la légende, de Daumier à Gavarni »

 

17h40   Fin

 

 

Mercredi 30 octobre

 

9h00     VI. Stratégies d’artistes et de revues

Présidence : Paul Aron

 

date de publication : 2013-10-19

APPEL A COMMUNICATION - Massacres et répressions dans le monde colonial : Archives et fictions au service de l’historiographie ou du discours officiel ?

Colloque international et interdisciplinaire Massacres et répressions dans le monde colonial : Archives et fictions au service de l’historiographie ou du discours officiel ? Lieu et date du colloque : Lorient (Bretagne) du 27 au 29 novembre 2014 Instances universitaires organisatrices : Université de Bretagne Sud / Université Libre de Bruxelles Résumé À l’approche de la date commémorative du 1e décembre 2014, le « Massacre de Thiaroye » – développé en détail dans l’argumentaire ci-dessous – servira de point d’appui pour situer les enjeux scientifiques et éthiques qui animeront ces journées d’études transdisciplinaires. Ayant pour objet d’étude le « massacre colonial » (notion définie ci-après) – y compris celui de Thiaroye –, les interventions retenues auront pour but de poursuivre une réflexion relative à un ou plusieurs des axes suivants : (1) les pratiques des historiens, notamment leur rapport aux sources ; (2) la place des fictions historiques, aux côtés de l’historiographie, dans la connaissance du passé ; et (3) la question de l’« engagement » social de l’historien par rapport à une pratique professionnelle qui se veut « objective ». Argumentaire Le 1er décembre 1944 à Thiaroye près de Dakar, officiellement 35 ex-prisonniers de guerre coloniaux ont été tués, 35 blessés, 34 condamnés à des peines allant de un à dix ans d’emprisonnement après s’être mutinés et avoir désobéi aux ordres des officiers des troupes coloniales. Ces hommes partis pour défendre la France, faits prisonniers par les Allemands en juin 1940 après avoir combattu avec courage, revenus en terre africaine après quatre longues années de captivité en France occupée, sont devenus, aux yeux de l’administration militaire et coloniale, un danger pour la puissance impériale que la guerre avait ébranlée. Les rapports officiels donnent de précieuses indications sur les causes de la mutinerie vues par la puissance colonisatrice. La propagande nationaliste allemande est, aux yeux de l’administration, l’une des causes de la rébellion, car se trouvant au fondement du dénigrement de l’armée française et de ses cadres. Le contact avec la résistance et les Forces françaises de l’Intérieur est également cité comme un élément de troubles pour des tirailleurs qui « n’étaient pas moralement, intellectuellement et socialement capables de comprendre la grandeur, la beauté et la nécessité de ce mouvement [la Résistance] [...] » . Le contact avec les femmes françaises et notamment les marraines de guerre contribue, toujours selon les sources militaires, à ce mauvais état d’esprit alors que la provenance des sommes détenues par les tirailleurs devient suspecte. Quant à leurs revendications financières, elles sont présentées comme infondées. Ces rapports archivés sont la base de l’histoire officielle qui entérine le fait que la riposte armée était indispensable pour faire face au danger que ces hommes représentaient. Romans, pièces de théâtre, films, créations musicales se sont inspirés du drame de Thiaroye avec une nécessaire liberté d’imagination mais aussi un pouvoir de réécriture de la réalité. Alors que ces prisonniers de guerre coloniaux ont été internés en France, la fiction a le plus souvent choisi de prendre l’Allemagne comme lieu de captivité. L’exposition « L’outre-mer français dans la guerre 39-45 » présentait Thiaroye en lien avec une colère des ex-prisonniers revenant des camps allemands et n’ayant pu échanger que la moitié de leurs marks. Le discours historique destiné au grand public s’est ainsi laissé influencer par une réécriture-fiction que la rumeur a amplifiée. L’exacerbation ne pouvait pas provenir d’un échange de marks, ni même d’un taux de change de moindre valeur entre francs français et francs CFA comme présenté erronément dans le film de Sembène Ousmane Camp de Thiaroye. La cause fondamentale de la révolte réside dans le refus délibéré des plus hautes autorités militaires stationnées à Dakar de respecter la réglementation des rappels de solde dont devaient bénéficier ces ex-prisonniers de guerre. Curieusement, cette revendication majeure n’apparaît pas explicitement dans les rapports. L’événement traumatique Thiaroye a été recouvert d’une chape de plomb – aucun journal français n’en a fait état à l’époque – et n’a suscité l’intérêt des historiens que tardivement lorsque, à la fin des années 70, le canadien Myron J. Echenberg a commencé à l’analyser comme un élément déterminant dans la lutte des Africains vers la conquête d’une dignité que le système colonial leur avait déniée . D’autres recherches ont été menées depuis mais sans émettre de doute ou remettre en cause le contenu des archives ni la véracité des rapports officiels. Suite à la disparition des circulaires permettant de comprendre le bien fondé des revendications, un minutieux travail de défrichage, de recoupement, de recueil d’avis d’experts a permis de contrecarrer l’histoire officielle dédouanant l’armée de toute responsabilité. La mise en évidence d’une spoliation de ces ex-prisonniers et d’une écriture tronquée des rapports nous invite à discerner les enjeux d’une cécité collective assumée par nombre d’historiens et par les plus hautes autorités civiles et militaires. Le pouvoir politique, en la personne du président français François Hollande, vient de complexifier la relation entre le chercheur et les sources en convoquant ces archives pour un usage inédit : « Donner au Sénégal toutes les archives dont la France dispose sur ce drame afin qu’il puisse les exposer au mémorial sur Thiaroye » . S’agit-il d’une regrettable méprise – ces archives étant incessibles – ou d’une volonté d’esquiver la responsabilité de la France en comptant sur le Sénégal pour faire la lumière sur ce massacre ? S’appuyant sur la définition de Jacques Sémelin , ce colloque cible comme objet d’étude les « massacres coloniaux », une forme d’action le plus souvent collective, de destruction de non combattants, hommes, femmes, enfants ou soldats désarmés. Ces répressions sont dictées par le pouvoir politique afin d’empêcher, par la contrainte ou la violence, toute protestation ou soulèvement collectif. Dans le contexte colonial, la finalité est de parvenir par la violence à imposer, notamment sur la population civile, la domination et la sujétion. Nous nous intéresserons particulièrement aux répressions sanglantes liées aux mouvements indépendantistes, ainsi qu’au cheminement d’une reconnaissance du fait « massacre ». L’étude comparative avec les différents régimes coloniaux permettra d’enrichir une indispensable analyse de ces faits historiques passés sous silence et pourtant gravés dans la mémoire des peuples victimes. Tout massacre ne constituant pas nécessairement un cas de « génocide » et une telle qualification suscitant bien des controverses, la notion de « génocide » n’est pas retenue dans cet appel. Axe I La fabrique de l’histoire Ces événements sanglants commis le plus souvent en toute impunité, légitimés par les pouvoirs en place, sont consignés dans des archives. Il s’agira ici d’examiner et de questionner les discours véhiculés par les archives, ainsi que leur fiabilité. Le caractère irréfutable du document d’archive va-t-il de soi, quelle est la posture des historiens et des archivistes face aux documents dans la recherche de la vérité (neutralité, objectivité, responsabilité, sincérité, ...), quel rapport de force peut s’établir entre historiographie et discours officiel, quels sont les mouvements qui accélèrent l’évolution et la prise de conscience scientifiques ? Axe II Historiographie et fictions historiques La littérature comme le cinéma sans oublier la bande dessinée s’inspirent régulièrement des oppressions et des luttes des peuples pour leur émancipation. Que tente la littérature quand elle s’empare du réel passé ? Que peut la littérature ou le cinéma que la pratique historiographique s’interdit ? En quoi l’entreprise du romancier peut-elle éventuellement compléter celle de l’historien ? En outre, les fictions historiques véhiculent souvent des erreurs, prétexte dont se servent certains critiques et politiques pour jeter un discrédit radical sur les auteurs. Comment réagir face à l’erreur historique ? Si elle est déplorable, est-elle toutefois condamnable ? L’erreur s’explique-t-elle en regard du contexte socio-politique ou de l’état de la connaissance à un moment donné ? Peut-on tenter de l’interpréter, en faisant notamment appel à l’économie de l’œuvre ou à l’intertextualité ? L’on peut encore se demander comment la fiction influence la mémoire collective et le discours historiographique. Il s’agirait ici d’évaluer la porosité ou la perméabilité de ces différents modes d’appréhension du passé. Axe III L’engagement de l’historien et le pouvoir politique Les chercheurs sont invités à proposer des communications sur le rôle des historiens et des archivistes en lien avec les demandes ou non de réhabilitation, de réparation, de justice, mais aussi sur le silence et l’absence de réponse politique à des exactions condamnables. À titre d’exemple, la réparation pécuniaire en faveur des Mau Mau au Kenya, victimes des atrocités commises durant la colonisation britannique, est issue de la recherche et du difficile combat de l’historien David M. Anderson. L’engagement et l’interpellation du politique et des médias sont le plus souvent perçus comme incompatibles avec le travail sérieux et légitime d’un historien. Dès lors que le corpus scientifique permet d’écrire des nouvelles histoires coloniales, certes dérangeantes pour les pouvoirs politique et militaire, pourquoi leur révélation par les médias ou tout autre canal de diffusion devient-elle tabou et est-elle suspectée de défaillance scientifique ? Quel est le rôle de l’historien confronté aux mensonges d’État, aux compromissions ? Il s’agit ici de questionner le courage, la détermination, la responsabilité de l’historien et leurs limites. Cette mise en perspective à partir de travaux sur les massacres coloniaux permettra de réfléchir sur les pratiques historiographiques et peut-être de réconcilier différentes approches méthodologiques et éthiques qui font le sel du métier d’historien. Si nous privilégions les massacres perpétrés par les empires européens aux XIXe – XXe siècles, nous considérerons d’autres propositions susceptibles d’enrichir ce débat. Conditions de soumission Les propositions de communications sont à envoyer par courriel le 1e février 2014 au plus tard sous la forme d’un résumé (2000 signes maximum) accompagné d’un titre et d’un bref curriculum vitæ conjoitement à Armelle Mabon et Sabrina Parent. L’acceptation des propositions sera notifiée début mars 2014. Renseignements et contact : armelle.mabon@univ-ubs.fr Sabrina.Parent@ulb.ac.be Les propositions rédigées en anglais doivent être transmises à Sabrina Parent Comité d’organisation Armelle Mabon, Université de Bretagne Sud Sabrina Parent, Université Libre de Bruxelles Martin Mourre, EHESS/Université de Montréal Xavier Luffin, Université Libre de Bruxelles Comité scientifique Idrissou Alioum, Université de Yaoundé Raphaëlle Branche, Université Paris I Panthéon-Sorbonne Charles Forsdick, University of Liverpool Frédéric Garan, Université de la Réunion Pieter Lagrou, Université Libre de Bruxelles Xavier Luffin, Université Libre de Bruxelles Armelle Mabon, Université de Bretagne Sud Véronique Mercier, Archives départementales du Lot Martin Mourre, EHESS/Université de Montréal David Murphy, University of Stirling Pap Ndiaye, Sciences Po Paris Nicolas Offenstadt, Université Paris I Panthéon-Sorbonne Sabrina Parent, Université Libre de Bruxelles Jacques Sémelin, CERI (CNRS-Sciences Po) Ibrahima Thioub, Université Cheikh Anta Diop, Dakar

date de publication : 2013-10-01

Cours-conférence sur le thème "Journalisme littéraire et grand reportage. La passion du réel, ou l'écriture-vérité"

En octobre prochain, un cours-conférence sur le thème "Journalisme littéraire et grand reportage. La passion du réel, ou l'écriture-vérité" sera organisé dans le cadre du Collège Belgique, au Palais des Académies, 1 rue Ducale, 1000 Bruxelles (face au parc royal et au palais). La responsable académique est Valérie André; la coordination des leçons est assurée par Isabelle Meuret. *** Quatre conférenciers nous proposeront les exposés suivants: *** Mardi 1er octobre, Paul Aron (ULB; FRS-FNRS): "Les femmes reporters entre les deux guerres: parcours, compétences, écritures"; *** Mardi 8 octobre, John Bak (Université de Lorraine): "Le reportage, le journalisme littéraire et le new journalism au front de la guerre" et William Dow (Université de Paris Est Marne-la-Vallée et American University of Paris), "Roman et reportage chez John Dos Passos et Blaise Cendrars; *** Mardi 15 octobre, Patrick de Saint-Exupéry (grand reporter et rédacteur en chef de la revue XXI), "A contre-courant?" *** Pour chacune de ces séances, les étudiants sont les bienvenus (et recevront une attestation); chacun est invité à s'inscrire via le site internet: www.academieroyale.be

date de publication : 2013-09-18

INTERNATIONAL POETRY SEMINAR

The Organizers still have a few remaining slots available in their programme for the following International Poetry Seminar: Moving Back and Forth between Poetry as/and Translation: Nomadic Travels and Travails with Alice Notley and Pierre Joris (7-8 November 2013, Université Libre de Bruxelles).

 

Over the last forty years, the concepts of nomadism and rhizomatic writing have become ever more prominent in North-American verse. The different yet highly complementary trajectories of Alice Notley and Pierre Joris are two cases in point. In life, their nomadism made them journey in opposite directions via England—with Joris relocating from Europe to the USA after a detour through the Algerian desert, and Notley leaving behind the American desert of her youth for New York, and later on Paris. Likewise, the multi-layered textual roamings that inform their poetic travails also unfold along a pattern of intersecting and diverging routes. Yet, whether in dialogue with or counterpoint to one another, Notley and Joris both engage in a poetics of ongoing movement and challenging fluidity, in writing practices that repeatedly subvert the conventional borders of identity, belonging and representation. Whereas Joris openly vindicates this nomad poetics, its presence may remain more implicit in Notley’s output but is, however, no less real. Moreover, with their writing marked by a poetic hybridity that challenges the safe boundaries of nation, language and aesthetics, of gender and genre, history and myth, Notley and Joris also interrogate poetry as an actual form of cultural and experiential “ferrying-over,” as an act of translation that extends well beyond the mere faithful rendition of a would-be original. Notley’s rhizomatic imagination may have blossomed within one and the same language, whereas Joris’s has regularly involved circulation between different linguistic systems. Nonetheless, both cultivate a poetics of in-betweenness and transgression that revels in permanent re-creation and transposition of myth, medium and concept inside the very space of English. As practitioners of a personal, experimental poetics of disobedience whose nomadic remappings also expand our understanding of the very act of translation, Alice Notley and Pierre Joris are the two keynote speakers who, in both dialogue and counterpoint, will inspire the poetic travail of this two-day international seminar hosted by the Université Libre de Bruxelles (ULB) and its Department of Modern Languages and Literatures. Under the impetus of the Notley-Joris tandem, this two-day poetic laboratory will thus be a space of reflection a) upon how "nomadism" and its rhizomatic energies affect developments in contemporary poetry and poetic translation; and b) conversely, upon how different understandings of a “nomad poetics” may renew our approach to poetic production and translation across the ages, from the ancient epic up to Modernism and so-called Postmodernism. The Co-conveners, Franca Bellarsi and Peter Cockelbergh, welcome proposals addressing—but not necessarily limiting themselves to—the following issues: Whether a "nomad poetics" is explicitly or implicitly present in their work, who are the "nomad poets" of our time in the English language? To what extent, as in the case of Notley and Joris, can their poetics of disobedience and impurity be brought into dialogue and counterpoint? How does their work compare with the one of Notley and Joris? What are the non-Anglophone influences―both past and present―upon the contemporary forms of nomad and rhizomatic writing in English? How does the hybridity inherent in poetic nomadism and rhizomatic practice throw a different light on works in mixed or mixed-in languages and/or in mixed or mixed-in media? What light does a nomad poetics throw on the phenomenon of linguistic and cultural exile (whether the latter be chosen or enforced)? As an expression of restlessness and displacement, does nomad verse also question our conventional understanding of place and of its poetics? How do the works of Notley and Joris, for instance, renew our sense of the urban, of the desert, and of the aesthetics associated to such spaces? How do Notley and Joris's respective remappings of myth illuminate the possible intersections between a nomad poetics and the (de)construction of personal and social myth? How does poetic nomadism bear on both our expression and understanding of trans-cultural and trans-historical experience? Even further, can poetic nomadism and its rhizomatic trajectories offer pathways for rendering trans-species experience? Do nomadism and its poetics of hybridity also constitute a form of ecopoetics? What contributions might they make to the ongoing theorization of ecopoetics? In what ways does a nomad poetics and its hybrid remappings challenge the conventionally accepted boundaries of gender and genre? As an active poet, how have the concepts of nomadism and rhizomatic writing influenced your experimental practice? To what extent has the different yet complementary nomadism of Notley and Joris inspired you? As a translator of poetry, what new possibilities might Joris's concept of "nomadic translation" open up for you? How might Notley's re-creation and transposition of Sumerian myth into contemporary English enrich your practical understanding of your own craft? How does Notley's and Joris's respective interest in "impure translations" invite us to revise assessments of past translations of poetic works into English/from English into other languages? What can a nomad poetics and its hybridity contribute to our understanding and theorization of "metaphor" and "imagery"? How do nomadism and its enlarged experiential field tie in with a poetics of the ugly, the commonplace, and the daily ordinary and trivial? With its poetics of impurity and disobedience, how does nomad writing both challenge and renew expressions of the sacred and spiritual in poetry? If we subscribe to the belief that poetry is not just an expressive practice, but also an epistemological one and a form of knowing, how does poetic nomadism help us reconsider our epistemological models? The working language of the seminar will be English, and the various Anglophone poetic traditions will be taken as a starting point, but we highly encourage comparative work, bringing poetic practices in other languages into the debate and reflection.

 

Please send abstracts of 250-300 words and a short bio to Dr. Franca Bellarsi Dept. of Languages and Literatures Université Libre de Bruxelles fbellars@ulb.ac.be http://www.deepimagewritings.com/ulbpoetryseminar2013 Extended deadline for submission of abstracts: 22 April 2013.

date de publication : 2013-04-19

Colloque international

Appel à communication

 

Marie-Adélaïde de Savoie,

duchesse Bourgogne (1685-1712),

enfant terrible de Versailles.

 

 

 

            En octobre 1696 s’ébranle depuis Turin le cortège qui conduira Marie-Adélaïde de Savoie à Versailles. Le contrat de mariage qui la lie désormais – et après maintes tractations – au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis xiv, l’oblige de renoncer à la succession du duché de Savoie et scellera, quelques mois plus tard, le sort de l’Europe par la paix de Ryswick.

Par son extraversion, son naturel et sa simplicité, la jeune duchesse s’apprête à bouleverser l’étiquette de la cour de France, hantée par la silhouette de Mme de Maintenon et confite dans les dévotions. Se livrant à une véritable entreprise de séduction auprès du « vieux roi » et de son épouse morganatique, elle devient rapidement la coqueluche de Versailles. Son caractère tempère la religiosité morose de son mari, sa gaieté galvanise autour d’elle artistes et littérateurs, son entrain et sa désinvolture incitent à multiplier les fêtes, les bals, les jeux, les représentations théâtrales, les loteries de chinoiseries…

Parmi les surenchères des carnavals qui se succèdent, l’idolâtrie dont la duchesse devient rapidement l’objet incite à confondre sans cesse le merveilleux des représentations qu’elle suscite avec les habitudes mondaines de la cour. L’abbé de Choisy opte résolument pour la fiction à clés lorsqu’il s’agit pour lui de peindre ses « glorieuses entrées » dans le royaume et son éducation novatrice par le « jeu du roman » (Histoires de piété et de morale). Les conteuses (Mme d’Aulnoy, Mlle de la Force, …) déploient des trésors d’inventions et de rococo afin de satisfaire l’imagination d’une fillette de douze ans et de renvoyer à la cour l’expression satisfaite de sa propre splendeur. Comme ses maîtres à danser (Raynal, Pécour) et à chanter (Matho) lorsqu’ils tablent sur sa jeunesse et sa frivolité, les auteurs espèrent en retour profiter des mannes du mécénat royal. Les traductions des Milles et une nuits, que rédige patiemment Antoine Galland, ne seront pas moins sensibles à l’atmosphère de la maison de Bourgogne.

Le goût de la duchesse est éclectique. Elle aime la danse, le ballet-mascarade, le théâtre dramatique ou lyrique et réquisitionne tous les talents pour le satisfaire et animer les soirées de Versailles, de Marly ou de Fontainebleau. Si la duchesse aime voir jouer les comédies de Molière et de Corneille, les tragédies bibliques de Racine, de Duché ou de Duchêne, elle aime aussi à faire danser et jouer Marie-Thérèse de Subligny, Mlle Casse ou Claude Ballon qui donnent vie à L’Europe galante de Campra, ou, dans les costumes de Jean Bérain, à La comédie des fées de Dancourt. À l’Opéra de Paris, le duc et la duchesse de Bourgogne s’enthousiasment pour Marthésie, reine des Amazones d’André-Cardinal Destouches. En 1700, ils dictent à André Danican Philidor la mascarade du Roi de la Chine à laquelle le jésuite Lecomte, rentré de mission, est prié de collaborer pour l’établissement des costumes, tandis que François Dumoulin agite l’assemblée de Marly d’une danse grotesque de pagode. Les mascarades des Amazones, des Savoyards, de La noce de village rivalisent avec Athalie et Les précieuses ridicules, avec les représentations de L’Andrienne de Baron d’après Térence, avec l’Omphale de Destouches qu’interprète Mlle Maupin à Trianon…

Pour loger la duchesse, Louis xiv fait réaménager les appartements du château. Pour plaire à la femme-enfant, le roi oblige Mansart à redessiner sa ménagerie de Versailles. Aussi, dans le sillage de Marie-Adélaïde, est-ce tout un mécénat qui renaît, une cour qui sort de sa torpeur durant une époque charnière qui relie les splendeurs éteintes de la cour du roi-soleil aux excès de la Régence, puis de Louis xv. L’écart entre la génération du roi et celle des jeunes ducs se creuse perceptiblement ; la cour mise à l’enseigne de la dévotion cède à nouveau à l’attrait des plaisirs et des divertissements dispendieux dans une oscillation du goût qui ne désavoue pas tout à fait les divertissements anciens mais qui ne néglige pas pour autant les talents qui animeront notamment, un peu plus tard, les grandes nuits de Sceaux – tels le cardinal de Polignac, Malézieu ou Genest.

L’historiographie contemporaine est pourtant restée étonnamment muette sur le climat de la cour entre 1696 et 1712. Nul doute que la disparition prématurée, entre 1711 et 1712, du grand dauphin, de la duchesse de Bourgogne, du petit-fils du roi et de leur fils le duc de Bretagne n’ait encouragé ce silence. La brièveté de l’existence des héritiers du trône ne suffit pas toutefois à occulter l’intensité d’une vie curiale qui, outre la revitalisation du mécénat littéraire et artistique, connaît une vague de réformes sans précédents. Dans l’ombre du Petit Concile de Bossuet, Fénelon, Claude Fleury et l’abbé Langeron espèrent enfin concrétiser le renouveau pédagogique qui touche tous les préceptorats des princes mais qui se nourrit surtout des espoirs que donnent les tangibles transformations du duc de Bourgogne. La critique n’a pas évalué à ce jour les retombées de cette pédagogie – qui, fait remarquable, entendait bien s’étendre aux femmes – sur l’éducation de la duchesse. Les écrits de Choisy ou de Genest sur l’apprentissage de l’histoire, de la géographie et de la politique, offerts à Marie-Adélaïde, par exemple, sont restés lettres mortes. L’influence des pédagogues sur Saint-Cyr, où séjourne régulièrement la duchesse, est encore largement méconnue, tout comme leur influence sur la sœur de la duchesse, Marie-Louise de Savoie, et son époux Philippe d’Anjou, héritier du trône d’Espagne.

L’histoire a préféré stigmatiser l’incurie d’une jeune-femme – paresseuse d’esprit, remuante de corps – dont les efforts n’ont pourtant eu de cesse d’attirer l’attention du « clan des ducs » (Chevreuse, Beauvillier, Saint-Simon). L’époque des intrigues galantes avec Nangis, Maulévrier ou Polignac révolue, l’accumulation des manœuvres politiques et la succession des déboires militaires du duc de Bourgogne ont forcé la duchesse à prendre sa place à la cour et à assumer ses prétentions de future reine. Elle tance les protagonistes de la cabale de Meudon (Vendôme, Mlle de Choin, le grand dauphin, le futur cardinal Alberoni, Campistron et le comte d’Évreux) ; elle fait taire les clabauderies des enfants légitimés et tente de contenir le duc du Maine et la bouillante descendante des Condé. Elle espère encore infléchir les décisions de son père lorsque ce dernier rejoint les potentats européens ligués contre Louis xiv dans le marchandage des États qui anime la guerre de Succession d’Espagne.

Au milieu des épreuves qui mettent l’Europe à feu et à sang, éclaboussent son honneur, anéantissent sa famille et sa piété filiale, la duchesse – selon les mots mêmes de son époux et en dépit de ses « enfances » – découvre « un esprit bien éloigné de ce qu’on appelle un esprit de femme ». Le couple en vient rapidement à incarner l’espoir de la nation et des coteries qui refusent de ployer plus longtemps sous l’absolutisme personnel de Louis xiv. Malgré l’exil de Fénelon et la discrétion du « clan des ducs », l’espérance sourd de la communication secrète des Tables de Chaulnes au dauphin. Les réformes qui semblent se dessiner à l’horizon d’une nouvelle politique monarchique redoreront le blason du duc au point d’attirer la sympathie bien sentie de Voltaire qui lui aurait encore décerné la célébrité quand bien même « il n’eût été qu’un simple particulier ». Le xviiie siècle, écrivit Saint-Simon, s’ouvrait pour la France, par « un comble de gloire et de prospérités inouïes » que catalysaient les jeunes époux. Quelques années plus tard, enterrer le duc de Bourgogne équivaudra pour le mémorialiste, à « enterrer la France ». L’« année des quatre dauphins » – selon le mot d’Olivier Chaline – s’achèvera dans les rumeurs d’empoisonnement et dans une débauche d’oraisons funèbres d’où percent les espoirs déçus et l’imaginaire collectif de la nation.

 

            Le colloque qui se tiendra à Bruxelles du 04 au 06 septembre 2013 entend combler les lacunes de l’historiographie contemporaine en levant le voile sur l’organisation du mécénat royal (opéra, musique, danse, littérature, architecture,…) qui anime la cour durant le séjour de Marie-Adélaïde. Il entend également étudier les réformes pédagogiques, explorer le contexte politique et social dans lequel est intervenue la duchesse de Bourgogne. Il envisagera, pour ce faire, un spectre large de sources, allant des œuvres littéraires et des manifestations artistiques aux recueils d’oraison et à l’éloquence sacrée, en passant par les égodocuments ou l’étude des relations épistolaires de la duchesse, par l’analyse circonstanciée et renouvelée des forces politiques en opposition. Le colloque réservera également une place à l’iconographie et à l’historiographie de la duchesse. Celle-ci s’est déclinée sous de multiples formes, depuis l’histoire anecdotique de Mme Dunoyer (Lettres historiques et galantes), les récits de Duclos, jusqu’à Olivier Chaline, en passant par les volumes du comte d’Haussonville, l’histoire de Michelet et l’historiographie romanesque d’Émile Magne.

 

Les interventions feront l’objet d’une publication au sein d’un numéro thématique de la revue scientifique internationale Études sur le xviiie siècle (2013, vol. 41). Cet ouvrage, à l’image du colloque, revêtira une dimension résolument interdisciplinaire, mêlant histoire, histoire littéraire, histoire de l’art, philosophie, théologie, histoire des idées pédagogiques,… Les textes des interventions et les illustrations qui les accompagneront devront être déposés à l’issue du colloque afin d’assurer la rapide publication du volume.

 

            Les propositions de textes sont à adresser à Fabrice Preyat (Chercheur Qualifié auprès du fnrs – Université Libre de Bruxelles) à l’adresse suivante : fpreyat@ulb.ac.be, avant le 15 avril 2013.

date de publication : 2013-03-29

Colloque international

BARBARIC AND CIVILIZED

Polish and World Writersin an Intercultural Dialogue on Poetry

ULB 30/11/2012-01/12/2012

Télécharger le programme au format pdf >>>

date de publication : 2012-11-24

Séminaire doctoral de narratologie

 

lundi 1er octobre 2012, de 18h à  20h

Responsabilité du projet : Paul Aron
  Coordination du séminaire : Sabrina Parent

En avril dernier, lors de la première rencontre du  séminaire doctoral organisé dans le cadre du Centre Philixte, un inventaire des  développements contemporains des études narratives a été dressé. Il s’agissait  d’une première étape indispensable pour baliser notre champ de recherche,  spécialement choisi pour rassembler les forces vives de Philixte – doctorants,  jeunes chercheurs et chercheurs expérimentés – autour d’une problématique  transcendant les spécialités et sous-disciplines.
Ravis de cette première rencontre conviviale, nous vous  invitons à la réunion de rentrée à laquelle nous souhaitons conférer une  orientation plus pratique. Nous sollicitons votre participation suivant l’une  des deux modalités suivantes :

     
  1. Vous mettez à l’épreuve des textes une notion théorique  de narratologie classique ou post-classique, relative à l’histoire ou à la  narration. Par exemple : la focalisation chez Genette, les critères de  narrativité proposés par Ryan, la notion de « triple mimèsis »  chez Ricœur, la prise en compte du lecteur dans la construction du récit, etc.  Nous sommes ouverts à toute proposition qui, ciblée sur des problématiques qui  vous seraient chères, gravite néanmoins autour de la narratologie.
  2.  
  3. Vous proposez un compte rendu oral critique relatif à  une parution récente dans le domaine narratif.

Dans tous les cas, nous concevons ce séminaire comme un  atelier où vous pouvez soumettre, à un auditoire bienveillant, un travail en  cours d’élaboration, tel un chapitre de thèse ou de mémoire, une communication  à présenter ou un article à rédiger. Ce séminaire est aussi conçu comme une  plateforme de discussion : les présentations n’excèderont pas 20 minutes  afin de privilégier les échanges constructifs.
  Si vous souhaitez disposer de la bibliographie distribuée  lors de notre premier rendez-vous, ou pour toute question, n’hésitez pas à  contacter Sabrina Parent.
Pour des raisons d’organisation, merci de bien vouloir  faire part de vos propositions (un paragraphe) avant le mercredi 19 septembre  2012, auprès de Sabrina Parent ou de Paul Aron.

date de publication : 2012-09-15

Séminaire « Littérature et histoire »

Le séminaire proposera des discussions sur des œuvres littéraires qui rendent compte des événements historiques (notamment d'un conflit) du vingtième siècle et qui permettent des lectures croisées à partir de nos disciplines respectives afin de s'interroger sur les différentes façons de mise en récit à travers la littérature de ce passé. Lisons nous les mêmes choses en littéraire, en historien, en politiste?
La règle du jeu: toutes personnes désirant de participer à ce séminaire s'engagent à lire les 6 livres proposés. Les réunions auront lieu une fois par mois, commençant en automne 2012.

Liste des oeuvres proposées
Alcide CERVI et Renato NICOLAI, Mes sept fils (Paris, Les Editeurs Français réunis, 1956 [1955]) / I miei sette figli (Roma, Editori Riuniti, 1955)
Rawi HAGE, De Niro’s game (Toronto, House of Anansi Press, 2006) / De Niro’s game : roman (Paris, Folio-Gallimard, 2010 [2006])
Gustaw HERLING, Un monde à part (Paris, Denoël, 1985 [1950])
Bohumil HRABAL, Moi qui ai servi le roi d’Angleterre, (Paris, Robert Laffont, coll. Pavillons, Domaines de l’Est, 2008 [1976])
Soultan IACHOURKAEV, Survivre en Tchétchénie (Collection Témoins, Paris, Gallimard, 2006)
Yagoub Adam SAAD AL-NOUR, Un regard plein de désir, Toronto, Key publishers, 2010

Plus d'informations auprès de Petra James

date de publication : 2012-09-15

Séminaire doctoral

Les Narratologies « post-classiques »

Matinée  doctorale du samedi 21 avril 2012 de 9h05 à  13h

Local : AZ4.103

Coordination  de la journée : Sabrina Parent
  Responsabilité  du projet : Paul Aron

Quid de la narratologie  aujourd’hui ? A-t-elle vécu son âge d’or du temps du structuralisme ?  Qu’y a-t-il de neuf sous le soleil de la narrativité ?
  C’est  en vue de proposer quelques réponses à ces questions que le centre de recherche  Philixte vous invite à participer à une matinée doctorale consacrée aux  développements contemporains de la narratologie. Cette matinée mettra à  contribution des doctorants, de jeunes docteurs ainsi que des chercheurs  expérimentés afin de rassembler les forces vives de Philixte autour d’une  problématique transcendant les spécialités et sous-disciplines. Cet objectif en  tête, nous avons voulu diversifier contenus et méthodes. Ainsi seront abordés  des aspects théoriques comme des aspects pratiques, dans le domaine français  mais surtout au-delà, dans le champ romanesque mais au sein d’autres genres  aussi, par des interventions suivies de questions ou par un séminaire-lecture.    

Pré-inscription  pour le 18 avril auprès de Sabrina Parent
 

Programme
  9h05 : Paul Aron, présentation de la journée

9h15-9h30 : Sabrina Parent, « Les grandes  tendances actuelles des études narratives »

9h30-10h30 : Benoît Hennaut, « Entre formalisme genettien et pur  fonctionnalisme : quelles définitions opératoires du récit ? »

10h30-10h45: pause café

10h45-11h45 Katia  Vandenborre, « Deux duels de  la narratologie slave : Lem contre Todorov et Gasparov contre Bakhtine.  Les autres voix des narratologies polonaise et russe »

11h45-12h00 : pause

12h00-13h00 (Séminaire dînatoire) : Sabrina  Parent, « L’apport de Ricœur aux études narratives :  la triple mimèsis »

Plus d'informations : >>>>>

date de publication : 2012-04-05

Journée d'étude internationale

L'Ortis et la France

Le 23 avril
Local NB5PA
 Plus d'informations: >>>>>

date de publication : 2012-04-05

Conférence de Céline Eidenbenz (Université de Lausanne)

Corps « à rebours » autour de 1900 : Salomé, l’hystérie et la cambrure dorsale

Le 15 mars à la salle UA4.222, à 12h

Dans le cadre du cours « Modernités : questions interdisciplinaires »

À l’époque où les frontières entre art et science sont volontiers poreuses, le paradigme de l’hystérie préoccupe aussi bien la scène médicale que l’univers artistique. Jean‐Martin Charcot, neurologue à la clinique de la Salpêtrière à Paris, propose une définition de cette souffrance qu’il nomme la Grande Hystérie. Sa classification en quatre phases met l’accent sur la posture caractéristique de l’arc de cercle, cambrure dorsale qui couronne fréquemment la période des « grands mouvements ». Sur la scène artistique, l’hystérie intéresse pour son ambivalence, elle se profile comme un signe de modernité et permet l’exploration de formes nouvelles et expressives. Si certaines oeuvres y font explicitement allusion, la plupart des créations symbolistes privilégient un art suggestif aux intitulés équivoques.

Cette intervention a pour but de questionner les significations de la cambrure dorsale dans les représentations artistiques et de souligner ses rapports à l’actualité scientifique. Symptôme ou symbole, cette gestuelle du déséquilibre est‐elle l’expression d’une attitude « à rebours » ou simple ligne serpentine ? Notre point de départ concernera Salomé telle qu’elle est perçue par Joris‐Karl Huysmans dans À Rebours (1884) : « la déité symbolique de l'indestructible Luxure, la déesse de l'immortelle Hystérie, la Beauté maudite, élue entre toutes par la catalepsie qui lui raidit les chairs et lui durcit les muscles ».

Céline Eidenbenz est chercheuse à la section d’histoire de l’art de l’Université de Lausanne (UNIL) et collaboratrice libre à l’Institut d’histoire de la médecine (IUHM) depuis 2007. Suite à des études à Lausanne, Vienne, Paris et Genève, sa thèse de doctorat intitulée Expressions du déséquilibre. L'hystérie, l'artiste et le médecin (1870‐1914) l’a menée à se spécialiser dans la culture visuelle des croisements entre l’art et la psychiatrie, en particulier dans la représentation expressive de la folie et de l’hystérie. Actuellement, elle participe à la préparation de deux expositions sur le sujet, en Belgique (2012) et en Suisse (2014), et collabore à un projet sur les images liées à l’histoire et à la pratique de l’hypnose dans les arts (arts visuels, photographie, danse, théâtre). Elle a récemment publié un article intitulé « L'hypnose au Parthénon. Les photographies de Magdeleine G. par Fred Boissonnas », dans Etudes photographiques (Paris, novembre 2011).

date de publication : 2012-03-07

Leçon inaugurale de la Chaire Francqui à titre belge 2011-2012 pour l'ULB

Le 9 février prochain à 18h, le Professeur François Moureau donnera, à la salle Dupréel, une conférence intitulée « Watteau, "peintre flamand" à sujets italiens: un paradoxe artistique ? ».

François Moureau  est professeur à l'Université de la Sorbonne (Paris IV) et a obtenu la Chaire Francqui à titre belge 2011-2012 pour l'ULB, chaire dont la conférence du 9 février constitue la leçon inaugurale. Il dispensera trois séminaires durant les mois d'avril et de mai au sein de notre faculté.

date de publication : 2012-01-27

Colloque international “Writers facing the Civil War. The Case of Sudan”

Les 23 et 24 mars 2012, un colloque international intitulé “Writers facing the Civil War. The Case of Sudan”, organisé par l’équipe de Langues et littératures orientales de l’ULB (responsable : Xavier Luffin), avec le soutien du FNRSD et de l’ULM, se tiendra sur le campus du Solbosch. Il réunira des chercheurs et des écrivains venus d’Europe, d’Afrique et du monde arabe, les interventions se feront en arabe, en anglais et en français. Les communications concerneront essentiellement la façon dont la guerre civile soudanaise est traitée dans la littérature, avec un pannel spécial sur les rapports entre littérature et guerre civile en dehors du cadre soudanais.

date de publication : 2012-01-18

1812-2012 : Le bicentenaire de la Bataille de la Moskova

Du 16 décembre 2011 au 16 février 2012 à la Bibliothèque des Sciences Humaines de l’ULB

Initiée par la Filière russe de l’ULB et  réalisée en collaboration avec le Centre Culturel et Scientifique russe, cette  exposition a pour but de recréer - par le biais de représentations picturales  (scènes de bataille, portraits de généraux célèbres, bivouacs, paysages  environnants) - une évocation imagée et vivante de cet événement majeur de  l’histoire du XIXe siècle.
  La bataille de la Moskova (ou de Borodino  pour les Russes) ­- la plus importante et la plus terrible en pertes humaines  de la Campagne  de Russie - a eu lieu le 26 août 1812 (le 7 septembre dans le calendrier  julien) près du village Borodino, à 120 km à l’ouest de Moscou. Face à la Grande armée forte de 135.000  hommes et de 587 canons, l’armée russe, avec à sa tête le général Mikhaïl  Koutousov, disposait de 120.000 hommes et de 624 canons.  La bataille fit rage quinze heures durant et les  pertes furent très élevées dans les deux camps : on avance un chiffre  total de 80.000 morts, blessés ou disparus.
Le poète russe  Lermontov évoque ainsi la fureur et l’enfer de « Borodino » dans  son célèbre poème éponyme :

 

Quel jour ce fut ! comme  des ombres
    erraient les grands étendards  sombres,
    tout fumait et brûlait ;
    le sol de mitraille se pave,
    le bras mollit à plus d’un  brave,
    et les monceaux de morts  entravent
  dans leur vol les boulets.

Qualifiée par Napoléon  Bonaparte lui-même de « bataille de géants », Borodino fut considérée  comme une victoire technique française, mais laissa l’armée d’Alexandre Ier en  état de combattre. Elle mit fin à l’invasion de la Russie et aux projets  expansionnistes de Napoléon Ier en Europe.
  Le champ de  Borodino est aujourd’hui  un sanctuaire à  ciel ouvert  abritant les restes de  plus de 40.000 morts  russes, français, hollandais, belges,  espagnols, italiens, allemands, polonais, portugais, croates...

Cette exposition n’aurait pu avoir lieu sans le gracieux concours de la Réserve-Musée d'Etat  militaire et historique, du champ de bataille Borodino - lauréat 2007 du  Prix international UNESCO Mélina Mercouri.

Comité organisateur :
  Prof. Alaverdian K.,
  V. Pavlovskaïa 
  Botcharova, M. (CCSR)
Delbarre  P. (BPSH)

Contact : Vanessa Demeuldre

date de publication : 2011-12-23

Trois conférences organisées par la filière d'études russes

La filière russe organise  le vendredi 25 novembre à 12 h., au local AY2.108, un cycle de trois conférences :

- Mme Marina Kulgavtchouk, Chargée de cours à l'Université d’État de   Moscou (MGU) , titre  de l'intervention  "La littérature russe  d'aujourd'hui";
- Mme Elena Koliovska, Professeur à Université d’État de  Moscou (MGU) :  "Les processus actuels de la langue russe";
- Mme Semenichtcheva -   Directeur de l'exposition "Champs de  Borodino", titre de  l'intervention "1812-2012. La Campagne de Russie".

date de publication : 2011-11-15

From your Land to Poland

From your Land to Poland : On the Commitment of the Writer in European and Polish Literature in the 20th and 21st Centuries

International Literature Symposium dedicated i.a. to the work of the Nobel Prize Winner Czesław Miłosz

17 & 18 November 2011

Day 1 - 17 November, 2011
Université Libre de Bruxelles — ULB (www.ulb.ac.be)
Campus du Solbosch
Bibliothèque des Sciences Humaines (Main Library)
Room 2 VIS
Av. Paul Héger
1050 Brussels

Day 2 - 18 November, 2011
Caravan’sérail (www.caravanserail.be)
rue Lesbroussart 47
1050 Brussels

http://www.culturepolonaise.eu/FromYourLandToPoland
More information: Dorota Walczak

date de publication : 2011-11-03

Thomas Bernhard – Persiflage und Subversion

Thomas Bernhard – Persiflage und Subversion
Internationale Konferenz

23. – 25. November 2011
Goethe Institut Brüssel, 58 rue Belliard, 1040  Brüssel
Wien-Haus Brüssel, 58 avenue de Tervueren –  1040 Brüssel

Im Mittelpunkt des ersten internationalen Thomas Bernhard gewidmeten Kolloquiums im frankophonen Belgien, das anlässlich des 80. Geburtsjahrs des Autors vom 23. zum 25. November 2011 an der Freien Universität Brüssel stattfindet, steht die Frage nach der subversiven Dimension von Bernhards Theater und Prosa.

Die von Thomas Bernhard eingesetzten literarischen Verfahren können unter dem Begriff Persiflage zusammengefasst werden. Die Persiflage wird gemeinhin als nachahmende Verspottung einer bestimmten Geisteshaltung definiert und kann demnach eingesetzt werden, um spezifische ideologische Diskurse in Frage zu stellen. Nun kennzeichnet die u.a. durch Spott, Übertreibung, Verzerrung und Maskerade erzeugte Persiflage historischer (der Nazismus), soziokultureller (der Katholizismus, das Patriarchat) und philosophischer Phänomene (der Logozentrismus, der Deutsche Idealismus), aber auch dominierender Ästhetiken (die Tradition der Mimesis) innerhalb der okzidentalen und im Speziellen der österreichischen Kultur der Nachkriegszeit in verschiedenen Abstufungen fast jedes Theaterstück oder jede Erzählung des « Übertreibungskünstlers » (Schmidt-Dengler) Thomas Bernhard. Dabei erzeugt die Diskrepanz zwischen dem kritisierten Modell und seiner Defiguration besonders in seinen Theaterstücken einen komischen Effekt, der sich im Zusammenhang mit den Themen des körperlichen und intellektuellen Verfalls, des Scheiterns und des Todes ins Groteske steigert.

Auch wenn die Persiflage nicht als eine spezifische literarische Form gilt, so greift sie doch auf literarische Strategien, von denen ihre Wirkung und ihre mögliche subversive Kraft abhängen, zurück. Unter diesem Blickwinkel sollen rhetorische, narrative und bühnenspezifische Verfahren – wie etwa die Maskerade, die Übertreibung und die Überzeichnung, die Theatralität, das Komische und das Groteske, … –, die eben die Persiflage und die Subversion der dominierenden Diskurse ermöglichen, bei Thomas Bernhard untersucht werden.

Die Tagung will jenen Fragen nachgehen, die genuin die Funktion der Persiflage als reine Stilübung, als affirmatives Zugeständnis oder aber als destabilisierende Performanz, konkrete Verunsicherung und Infragestellung ästhetischer, kultureller und ideologischer Modelle differenziert aufzeigen. Es soll also untersucht werden, inwiefern der Persiflage bei Thomas Bernhard tatsächlich eine subversive Dimension innewohnt.

Konferenz-Programm : >>>>>

date de publication : 2011-10-23

Speculum Vulpis : regards croisés sur Renart le Contrefait - à l'ULB


Au début de sa vaste compilation renardienne, l’auteur de Renart le Contrefait déclare que
... sur Regnart poeult on gloser,
Penser, estudïer, muser
Plus que sur toute rien qui soit.  
(v. 105-107)
Parvenu à la fin de sa lecture, le lecteur ne peut que souscrire à cet avis, puisque les aventures du goupil fournissent effectivement au clerc de Troyes l’occasion — ou le prétexte — de faire les commentaires et d’aborder les sujets les plus variés, de la création du monde au procès des Templiers et de l’excellence de l’astronomie au poids écrasant des impôts dans la Champagne du XIVe siècle.
Décrit comme l’œuvre « la plus volumineuse, la plus riche et la plus curieuse de toutes celles qui ont été créées au Moyen Âge autour du
 personnage de Renart » (Flinn 1963), Renart le Contrefait a pourtant été peu étudié jusqu’à présent et si le regain d’intérêt pour ce texte que l’on constate depuis une dizaine d’années a permis de faire de notables progrès, les ressources offertes par cette œuvre sont encore bien loin d’être épuisées.
Le colloque « Speculum Vulpis » a pour objectif de contribuer à mieux cerner l’originalité de l’œuvre et sa place dans le paysage intellectuel du premier XIVe siècle.

27-28 mai 2011

co-organisé par Craig Baker (ULB), Annick Englebert (ULB), Mattia Cavagna (UCL), Silvère Menegaldo (Université d’Orléans)
Bruxelles, ULB

Participants : Keith Busby (University of Wisconsin-Madison), Armand Strubel (Université Paul-Valéry, Montpellier III), Silvère Menegaldo (Université d’Orléans), Jean-Marie Fritz (Université de Bourgogne-Dijon), Laurent Brun (Université d’Ottawa), Craig Baker (ULB), Baudouin Van den Abeele (UCL), Annick Englebert (ULB), Yan Greub (ATILF, Nancy), Margherita Lecco (Università di Genova), Richard Trachsler (Universität Göttingen), Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Lille III), Mattia Cavagna (UCL), Alessandro Vitale Brovarone (Università degli Studi di Torino)

date de publication : 2011-05-28

10.3.1 Literary Journalism: Theoria, Poiesis and Praxis (The Sixth International Conference for Literary Journalism Studies)

L’International Association for Literary Journalism Studies (IALJS) est une organisation internationale pionnière dans l’étude du journalisme littéraire. Il y a deux ans, cette société savante m’a fait l’honneur de me nommer liaison committee chair et, à ce titre, m’a chargée d’encourager les relations entre les Etats-Unis et l’Europe.

En 2009, le Président de l’association, le Professeur David Abrahamson, de la Medill School of Journalism, Northwestern University, aux États-Unis, m’a invitée à organiser la sixième conférence annuelle de l’IALJS du 12 au 14 mai 2011 à Bruxelles, conference intitulée: “Literary Journalism: Theoria, Poiesis and Praxis.”
Le journalisme littéraire est un domaine en pleine croissance, qui non seulement se trouve à la croisée des disciplines – journalisme et littérature – mais s’inscrit également dans le climat actuel de crise médiatique et de questionnement sur l’écriture journalistique. Les travaux de l’association suscitent de plus en plus d’intérêt car le journalisme littéraire invite à une réflexion sur le genre tel qu’il est pratiqué non seulement dans la tradition américaine du New Journalism, mais aussi dans la continuité du grand reportage à la française.

L’organisation du colloque annuel de l’IALJS à Bruxelles fut une opportunité d’accueillir des experts internationaux dans le domaine. L’objectif est d’encourager l’approche comparative des pratiques du journalisme littéraire dans le monde entier, tant d’un point de vue théorique, pratique, que poétique. Avec 20 nationalités représentées au colloque (sur 60 participants), nous avons bénéficié d’échanges de vue sur les convergences et divergences du journalisme littéraire à travers le monde.

12-14 mai 2011
Bruxelles, ULB
organisé par Isabelle Meuret
Financement : IALJS, ULB, ReSIC

Participants : David Abrahamson (Northwestern University, U.S.A.), Christophe Den Tandt (Université Libre de Bruxelles, Belgium), Isabel Soares (Universidade Técnica de Lisboa, Portugal), Brian J. Bowe (Grand Valley State University, U.S.A.), Roberto Herrscher (University of Barcelona, Spain), Alice Donat Trindade (Universidade Técnica de Lisboa, Portugal), John Pauly (Marquette University, U.S.A.), Isabelle Meuret (Université Libre de Bruxelles, Belgium), Marie Vanoost (Université Catholique de Louvain, Belgium), Nathaniel Glover-Meni (Kwame Nkrumah University of Science & Technology, Ghana), Sue Joseph (University of Technology - Sydney, Australia), Bill Reynolds (Ryerson University, Canada), Pablo Calvi (Columbia University, U.S.A.), Vera Hanna (Universidade Presbiteriana Mackenzie, Brazil), Roberto Herrscher (IL3-Universitat de Barcelona, Barcelona, Spain), Maria Lassila-Merisalo (University of Jyväskylä, Finland), David Abrahamson (Northwestern University, U.S.A.), John Capouya (University of Tampa, U.S.A.), John Hanc (New York Institute of Technology, U.S.A.), Mitzi Lewis (Midwestern State University, U.S.A.), SuHua Huang (Midwestern State University, U.S.A), John Hartsock (State University of New York, Cortland, U.S.A.), John Bak (Nancy-Université, France), Maria Lassila-Merisalo (University of Jyväskylä, Finland), Claire Scott (University of the Western Cape/University of KwaZulu Natal, South Africa), Tobias Eberwein (Technische Universität Dortmund, Germany), John Hartsock (State University of New York, Cortland, U.S.A.), Norm Sims (University of Massachusetts - Amherst, U.S.A.), Tobias Eberwein (Technische Universität Dortmund, Germany), Ye Lu and Steve Guo (Fudan University/Hong Kong Baptist University, China), Willa McDonald (Macquarie University, Australia), Alice Trindade (Universidade Técnica de Lisboa, Portugal), Roberta S. Maguire (University of Wisconsin Oshkosh, U.S.A.), Rob Alexander (Brock University, Canada), Richard Keeble (University of Lincoln, U.K.), Willa McDonald (Macquarie University, Australia), Miki Tanikawa (Sophia University, Japan), William Dow (American University of Paris/Université Paris -Est, France), Paul Ashdown (University of Tennessee, U.S.A.), Cinzia Biagiotti (Università di Pisa, Italy), Neil Edward Stubbs (University of Lethbridge, Canada), Marina Remy Abrunhosa (University of Paris IV- Sorbonne, France)

date de publication : 2011-05-14

Prix

Bibiane Fréché, Prix Constant de Horion 2010 pour son ouvrage Littérature et société en Belgique francophone (paru au Cri en 2009)
Paul Aron, Prix de bibliographie du SLAM (Syndicat national de la Librairie ancienne et moderne)

date de publication : 2010-12-30

Entretiens d’artistes : musique, cinéma, peinture

Genre de caractère hybride, d’oral destiné à être transcrit, ou de parole écrite, l’entretien n’en est pas moins une source essentielle pour saisir le discours de l’artiste. Il est d’autant plus important qu’il se développe tout au long du XIXe et du XXe siècle, accompagnant une modernité en art qui ne peut plus faire l’économie de la «communication». L’artiste s’exprime et s’explique tant pour son public contemporain que futur. En plus de sa valeur didactique et de sa fonction de médiation, l’entretien pose également la question de l’élargissement du statut de l’artiste. En effet, qu’il soit écrit ou transcrit, réel ou fictif, l’entretien publié se présente bien souvent, malgré son apparente spontanéité, comme une conversation recomposée. Celle-ci suppose des principes opératoires orientant une pratique dialoguée qui, au XXe siècle, se fixe en genre du discours sur l’art et contribue à transformer l’artiste en auteur.
    Tantôt redouté ou méprisé, tantôt voie privilégiée de médiation avec le public, le genre de l’entretien pose donc de nombreuses questions historiques, méthodologiques, philologiques et critiques. Le colloque tentera de faire un premier tour de la question. Les problématiques envisagées pourront s’orienter tant vers la posture de l’artiste en entretien, la nécessité de l’entretien, sa réception, la valeur de ce type de source, les problèmes d’édition critique, des considérations génétiques et génériques, etc.
Compte rendu sur Pictoriana :

2-4 décembre 2010
Bruxelles, ULB, en collaboration avec l’Université de Montréal

Co-organisé par L. Brogniez, B. Fréché, M. Andrin, V. Dufour et D. Laoureux
Financement : FRS-FNRS, ULB, Université de Montréal, WBI.

Participants : Françoise Levaillant (CNRS/INHA), Evelyne Gayou (Paris, INA), Anne Delvingt (ULB), Delphine Bière (Université de Lille III), Richard Hobbs (Bristol University), Jon-Tomas Godin (Université de Montréal), Sylveline Bourion (Université de Montréal), Chloé Conant (Université de Limoges), Anne-Lise Quesnel (Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines), Christian Janssens (ULB), Valérie Dufour (FNRS-ULB) : Les interviews de Stravinski : leitmotivs, stratégies, évitements, Claudine Caron (UQAM), Nicolas Donin (IRCAM), Maria Palacios Cruz (ULB), Michel Duchesneau (Université de Montréal), Sandy Blin (Université Jean Monnet de Saint-Etienne), Sophie Stévance (Université de Montréal), Marie-Hélène Benoit-Otis (Université de Montréal/Freie Universität Berlin), Gilles Saint-Arroman (Université de Paris IV-Sorbonne, ATER UFR Nantes), Anaël Lejeune (UCL), Aliénor Debrocq (ULB), Fabien Gérard (ULB), Hyacinthe Ravet (Université de Paris IV- Sorbonne), Éric Tissier (Paris IV-Sorbonne)

date de publication : 2010-12-04

Tools of the Sacred, Techniques of the Secular: Awakening, Epiphany, Apocalypse, and Doubt in English-Language Verse

Dans le cadre de la poésie d’expression anglophone, ce colloque international a exploré ce qu’il est advenu ou subsiste, dans le monde postmoderne d’aujourd’hui, de la poésie en tant qu’outil culturel relié depuis sa genèse au ‘sacré’.  Plus spécifiquement, ce colloque a abordé la multiplicité et l’évolution des formes d’expression de la spiritualité ou du doute religieux, de la dimension de transcendance ou de son absence dans la poésie anglophone d’aujourd’hui, poésie qui ne peut totalement oublier ses racines protestantes et les ténors poétiques qu’elles ont engendrés, mais qui ne peut non plus ignorer les traumas d’Auschwitz et d’Hiroshima, les visions de la science, ou rester fermée à des formes beaucoup plus fluides et mouvantes du sacré dans l’ère postmoderne.  Ce colloque a donc tenté de cerner les concepts du ‘sacré’ et du ‘temporel’ tels que développés par une poésie qui ne peut plus croire à la capacité visionnaire de la poésie romantique et qui met en doute la capacité même de représentation du langage.  Méthodo¬logiquement, ce colloque se situe à l’intersection des disciplines suivantes : « poetic studies », « cultural studies » et « religious studies ».
Ce colloque n’a privilégié aucune tradition poétique anglophone en particulier, mais a encouragé plutôt des interventions couvrant toutes les aires culturelles du monde anglophone, du Canada au Pacifique, en passant par l’Europe et l’Asie. Ce colloque a aussi été ponctué par des lectures de poètes tentant dans leurs démarches expérimentales et créatives de développer une poétique interrogeant le ‘sacré’ ou son absence.

4-7 mai 2010
Bruxelles, Best Western

Organisé par Franca Bellarsi
Sources de financement : ULB – FNRS –Canadian Ministry of Foreign Affairs / Ministère canadien des Affaires étrangères; Canada Council for the Arts; the Saskatchewan Arts Board –Embassy of the United States of America, Brussels –Dina
Weisgerber Foundation

Participants: Louise Halfe (poet, Canada) ; Heidi Czerwiec (University of North Dakota, USA) ; Lorin Schwarz (York University, Canada) ; Page Richards (University of Hong Kong, China) ; David Need (Duke University, USA) ; Karla Kelsey (Susquehanna University, USA) ; Peter Heymans (Vrije Universiteit Brussel + Fonds voor Wetenschappelijk Onderzoek, Belgium) ; Victoria Brockmeier (University of Buffalo, USA) ; Jacques Coulardeau (Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, France) ; Deborah Bowen (Redeemer University College, Canada) ; Kevin Lewis (University of South Carolina, USA) ; Judith Harris (Catholic University + George Mason University, USA) ; John Cooper (University of British Columbia, Canada) ; Nora Liassis (European University Cyprus, Cyprus) ; Colin Avison (Leeds Metropolitan University, UK) ; Don Fisher (Grant MacEwan University, Canada) ; Jane Augustine (Pratt Institute, USA) ; Kelly MacPhail (University of Montreal, Canada) ; Sunaina Singh (Osmania University, India) ; Gillian Parrish (Washington University, USA) ; Susan Knutson (Université Sainte-Anne, Canada) ; Lyn McCredden (Deakin University, Australia) ; Tanis MacDonald (Wilfrid Laurier University, Canada) ; Emily Carr (University of Calgary) ; Hester Jones (University of Bristol, UK) ; Adam Hanna (Bristol University, UK) ; Emily Bauman (New York University, USA) ; Juan Ráez Padilla (Universidad de Jaén, Spain) ; Paul Nelson (Poet, USA) ; Reet Sool (University of Tartu, Estonia) ; Trevor Carolan (University of the Fraser Valley, Canada) ; Eric Mortenson (Koç University, Turkey) ; Jonah Raskin (Sonoma State University, USA) ; Frank Albers (University of Antwerp, Belgium) ; Paul McDonald (University of Wolverhampton, UK) ; Franca Bellarsi (ULB) ; David M. Robinson (Oregon State University, USA) ; Sean Somers (University of British Columbia, Canada) ; Gabriela Marszołek (University of Silesia, Poland) ; Matei Iagher (Independent Scholar) ; Ann Hostetler (Goshen College, USA) ; Cliff Forshaw (Hull University, UK) ; Joel Deshaye (McGill University, Canada) ; Zailig Pollock (Trent University, Canada) ; Viorica Patea (University of Salamanca, Spain) ; Craig Tapping (Vancouver Island University, Canada) ; Robert Boschman (Mount Royal University, Canada) ; Ann Fisher-Wirth (University of Mississippi, USA) ; Seamus Cashman (poet, Ireland) ; William Franke (Vanderbilt University, USA) ; Jeffery Donaldson (McMaster University, Canada) ; Arpine Konyalian-Grenier (poet, USA) ; Angela Leonard (Loyola College, USA) ; Michael Minor (Memorial University of Newfoundland) ; Rosemary Winslow (Catholic University of America, USA) ; Santiago Bautista Martín (University of Salamanca, Spain) ; David Need (Duke University, USA) ; Richard Parker (University of Sussex, UK) ; Samuel Martin  (Memorial University of Newfoundland) ; Bron Taylor (University of Florida, USA) ;  Deborah Bowen (Redeemer University College, Canada) ; Gayle Sacuta (poet, Canada) ; Miriam Wallraven (University of Tübingen, Germany) ; Neil Forsyth (University of Lausanne, Switzerland) ; Adrian Grafe (Université d’Artois, France) ; Mineo Moritani (Bukkyo University, Japan) ; Eileen Abrahams (Schenectady County Community College, USA) ; Randall Roorda (University of Kentucky, USA) ; Ben Smith (Exeter University, UK) ; Nausica Zaballos Salvador (Westpac Centre, Paris IV Sorbonne & Centre Alexandre Koyré, France) ; Peter Cockelbergh (Technische Universität Darmstadt, Germany) ; Barbara Paul-Emile (Bentley University, USA) ; Michael York (Bath Spa University, UK) ; Stanley Bill (Northwestern University, USA) ; Anne Mounic (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, France) ; Anna Koszewska (Adam Mickiewicz University of  Poznań, Poland) ; Christophe den Tandt ULB) ; Rosemarie Rowley (poet, Eire) ; Emily Merriman (San Francisco State University, USA) ; Jean-Pierre Van Noppen (ULB)

date de publication : 2010-05-07

Il romanzo del risorgimento

Le colloque visait à approfondir, à travers les analyses de certains spécialistes de la littérature du XIXe siècle, le rapport entre les intellectuels italiens actifs durant cette période et les phases différentes du processus d’unification nationale italienne.
Partagé en quatre sections (« Preliminari », « La storia, l’idea », « Sguardo d’Oltralpe », « Il mito, la storia »), le colloque s’est centré sur le rôle joué par la littérature, et notamment par les romans historiques, dans la formation en Italie d’une conscience nationale. La première journée et la première moitié de la deuxième ont été consacrées aux romans historiques italiens parus avant l’unification ; l’après-midi de la deuxième journée a été dédié à certains écrivains étrangers (Didier, Zola, de Coster, parmi les autres) qui ont participé avec leurs écrits romanesques à l’épopée du  « Risorgimento » ; dans la dernière journée les conférenciers ont évoqué l’entreprise de Garibaldi racontée par lui-même et par d’autres romanciers.

4-6 mai 2010
ULB-VUB-Istituto Italiano di Cultura

Organisé par Cl. Gigante (ULB), D. Vanden Berghe (VUB) et D. Comberiati (secrétaire, ULB-FNRS)
Sources de financement : ULB – VUB – FNRS – FWO –Istituto Italiano di Cultura– Banca Monte Paschi Belgio

Participants : Christian Del Vento (Université Stendhal-Grenoble III) ; Matteo Palumbo (Università di Napoli “Federico II”) ; Silvia Acocella (Università di Napoli “Federico II”) ; Clotilde Bertoni (Università di Palermo) ; Ann Peeters (Vrije Universiteit Brussel) ; Claudio Gigante (ULB) ; Martino Marazzi (Università statale di Milano) ; Dirk Vanden Berghe (Vrije Universiteit Brussel) ; Emilio Russo (Centro Pio Rajna, Roma) ; Sarah Béarelle (ULB) ; Barbara Dell’Abate (ULB) ; Sabina Gola (ULB) ; Valérie André (ULB) ; Sophie Guermès (Université Marc Bloch-Strasbourg II) ; Laurence Brogniez (ULB) ; Rob J.M. van de Schoor (Radboud Universiteit Nijmegen) ; Quinto Marini (Università di Genova) ; Luciano Curreri (Université de Liège) ; Fabrizio Foni (Université de Liège) ; Daniele Comberiati (FNRS-ULB)

date de publication : 2010-05-06

Prix

Marc MAUFORT reçoit le Lifetime Achievement Award for the Promotion of Canadian Drama outside Canada (Prix décerné par l’Association canadienne pour la recherche théâtrale), 2009

Dorota WALCZAK reçoit le Polonicum (prix international pour la promotion de la langue, la culture, l’histoire et la littérature polonaises à l’étranger Université de Varsovie)

date de publication : 2009-12-30

Journaux d’artistes

Le colloque a pour objet d'étudier comment la circulation internationale – les voyages façonnent la vie et l’œuvre des artistes – offre aux artistes des matériaux à transposer dans l'écriture. Le colloque aborde des genres aussi variés que le journal, la lettre, le reportage ou encore le livre d'artiste, et s'intéresse à des artistes de disciplines très diverses, de l’architecture aux arts plastiques. Une table ronde, qui accueillera plusieurs auteurs, sera spécialement dédiée à la bande dessinée.
Compte rendu sur Pictoriana :

8 décembre 2009
Bibliothèque Royale de Belgique
Organisé par Laurence Brogniez et Bibiane Freché (ULB)
Sources de financement : FNRS

Participants : Valérie Verhack (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique) ; María Palacios Cruz (ULB/ERG/ARBA) ; Denis Laoureux (ULB) ; Laurence Brogniez (ULB), Bibiane Fréché (FNRS/ULB) ; Maïté Springael (Musée Rops) ; Rodolphe Rapetti (Conservateur général du patrimoine/Adjoint au directeur des musées de France, Paris) ; Michel Duchesneau (Université de Montréal) ; Emmanuel Reibel (Université de Paris Ouest-Nanterre) + quatre auteurs de BD : Denis Deprez, Renaud De Heyn, Xavier Löwenthal, Jean-Philippe Stassen.

date de publication : 2009-12-08

Gedächtnis und Widerstand : Internationales Kolloquium zu Ehren von Irene Heidelberger-Leonard

Im Mittelpunkt der Tagung steht die Frage nach der Möglichkeit der Literatur, Massenverbrechen und deren Folgen angemessen darzustellen.  Angemessen bedeutet hier: den Opfern gerecht. Denn über die Täter wurde und wird in der Literatur viel  phantasiert, die Leiden der Opfer aber werden allzu oft in den Hintergrund gedrängt oder zu Zwecken missbraucht, die ihrer, der Opfer, Erfahrung Hohn sprechen.
Kann ein Autor die Barbarei, die er nicht selber als Verfolgter erlebt hat, den Opfern überhaupt gerecht wiedergeben? Wo liegt die Grenze zwischen der Distanz, die zu einer möglichst objektiven Restitution des Leides notwendig ist, und der Aneignung, gar Instrumentalisierung der Vergangenheit zur Beruhigung des eigenen Gewissens oder gar zur gewollten oder ungewollten Ästhetisierung des Bösen?
Soll eine Literatur, die sich um gerechte Restitution bemüht, sich auf dokumentarische Treue beschränken? Oder neutralisiert Unparteilichkeit im Gegenteil die ethische Dimension der Darstellung? Verlangt diese nicht vielmehr eine ganz andere Artikulationsform, die Einfühlung mit einbezieht? Wie kann aber Literatur Empathie ermöglichen, ohne in selbstgefällige Identifikation mit den realen Opfern zu verfallen? Wie kann sie dazu beitragen, dass das Pflichtgedächtnis, das sich noch in der zum Klischee entarteten Forderung, „damit es nie wieder geschieht“ äußert, wieder zur Gedächtnispflicht wird?
Wie gehen andererseits Autoren, die den Genozid überlebt haben, mit ihrer Vergangenheit und ihrem Überleben um – dem Überleben als Tatsache, aber auch durch das Schreiben, das somit zum Widerstand gegen den Tod und gegen das Vergessen wird. In welchem Verhältnis stehen hier Autobiographie, Selbstanalyse und Fiktion zueinander und zum Erlittenen? Bedeutet die Fiktionalisierung des Unrechts, das den Opfern widerfahren ist, eine Entstellung des realen Leides? Oder ermöglicht Einbildungskraft gerade jene empathische Erinnerung, die verhindern kann, dass die Opfer eines Massenverbrechens durch die Aberkennung ihres Opferstatus ein zweites Mal zu Opfern werden?
Inwiefern kann schließlich das empathetische Andenken an die Opfer zur Entstehung einer Kultur beitragen, die im Sinne von Imre Kertész nicht nur Widerstand gegen das Vergessen leistet, sondern aus dem exemplarischen Wert geschichtlicher  die Gegenwart und für die Zukunft zieht ?

25-27 novembre 2009
Organisé par Mireille Tabah
Goethe Institut
Sources de financement : ULB – FNRS – Goethe Institut Brüssel – Österreichisches Kulturforum Brüssel – Deutsche Botschaft

Participants : Mireille Tabah (ULB) ; Michael Hofmann (Universität Paderborn) ; Heidy Margrit Müller (Vrije Universiteit Brussel) ; Barbara Obst (ULB)  ; Bernd Witte (Heinrich Heine Universität Düsseldorf)  ; Gerhard Scheit (Wien)  ; Irmela von der Lühe (Freie Universität Berlin) ; Jo Catling (University of East Anglia) ; Monique Boussart (ULB)  ; Anne Fuchs (University College Dublin) ; Theo Buck (RWTH Aachen) ; Jürgen Doll (Université de Paris 12)  ; Hans Höller (Universität Salzburg) ; Holger Gehle (RWTH Aachen) ; Maria Lassmann (Facultés Universitaires de Namur) ; Christian Poetini (ULB) ; Veronka Köver (Queen Mary College, London) ; Hanjo Kesting (Hamburg) ; Rüdiger Görner (Queen Mary College, London)

date de publication : 2009-11-27

Pan(k)opticum - Colloque international consacré à l’œuvre de Marian Pankowski

Le nonantième anniversaire de Marian Pankowski sera l’occasion de se pencher sur une œuvre littéraire complexe, riche et plurielle, que nous proposons d’étudier symboliquement au travers de trois domaines de recherche :

•    Marian Pankowski parmi les langues
•    Marian Pankowski par-delà les normes
•    Marian Pankowski par-deçà les genres

Le premier des thèmes proposés invite à l’étude de la langue prise dans un sens large : la richesse linguistique de l’écrivain, ses propres traductions d’auteurs, les traductions des œuvres de Marian Pankowski dans d’autres langues, mais aussi les problèmes d’interprétation ou de traductologie qui leur sont liés.
Le deuxième domaine d’étude fait référence tant à la biographie peu banale de Marian Pankowski qu’à l’originalité de ses écrits, qui transgressent et les normes et les codes. Il sera ici possible d’envisager la place de l’œuvre de Marian Pankowski en Pologne et au-delà des frontières, mais aussi d’évaluer le statut d’un écrivain à la fois polonais et belge, national et émigré. Cette thématique offrira également l’occasion de tenter d’ébaucher ces phénomènes qui échappent à toute classification et à toute taxinomie, s’agissant par exemple des façons d’aborder l’homosexualité par écrit ou encore l’expérience de la polonité, de l’intimité, de l’autre, sans oublier celle du camp de concentration.
Le dernier des thèmes met l’accent sur la diversité des genres dans l’écriture de Marian Pankowski (poésie, prose, théâtre), le mélange des formes génériques (l’essai, la nouvelle, le roman) et des procédés stylistiques (l’innovation, le concept, la stylisation, le pastiche).

13 et 14 novembre 2009
ULB

Organisateurs : Dieter De Bruyn (UGent) ; Kris Van Heuckelom (KULeuven) ; Dorota Walczak (ULB) ; Christine Pagnoule (ULg) ; Jeremy Lambert (ULB, Lille 3) ; Katia Vandenborre (ULB)
Sources de financement : ULB – KUL – UGent –ULg – FNRS – FWO – Service culturel de l’ambassade de Pologne en Belgique

Participants : Alain van Crugten (ULB) ; Paul Beers (traducteur, Amsterdam, Pays-Bas) ; Zuzanna Wasilewska-Lipke (Uniwersytet Warszawski, Pologne) ; Idesbald Goddeeris (Katholieke Universiteit Leuven, Belgique) ; Michał Bandura (Uniwersytet Warszawski, Pologne) ; Krystyna Ruta-Rutkowska (Uniwersytet Warszawski, Pologne) ; Przemysław Czapliński (Uniwersytet Adama Mickiewicza, Poznań, Pologne) ; Piotr Krupiński (Uniwersytet Szczeciński, Pologne) ; Karolina Felberg (Institut d’Etudes Littéraires de l’Académie des Sciences de Pologne, Varsovie, Pologne) ; Krystyna Latawiec (Uniwersytet Pedagogiczny, Cracovie, Pologne) ; Michał Choptiany (Uniwersystet Jagielloński, Cracovie, Pologne) ; Jolanta Pasterska (Uniwersytet Rzeszowski, Pologne) ; Inga Iwasiów (Uniwersytet Szczeciński, Pologne) ; Błażej Warkocki (Uniwersytet Adama Mickiewicza, Poznań, Pologne) ; Jan Bińczycki (Uniwersytet Jagielloński, Cracovie, Pologne) ; Ewa Stusińska (Uniwersytet Warszawski, Pologne) ; Bożena Shallcross (University of Chicago, USA)

date de publication : 2009-11-14

Coloquio Internacional Homenaje a Carlos Saura


Carlos Saura constituye hoy un caso extraño. Es autor de una cinematografía extraordinaria por su riqueza y su diversidad (unas 40 películas en medio siglo), goza de un reconocimiento y de un prestigio comparables a los de Buñuel, y sin embargo esta celebridad estriba principalmente en unos pocos títulos, mientras que la mayor parte de su obra permanece desconocida, cuando no resulta algo despreciada. Más aún: en la misma crítica académica las monografías abarcadoras son raras, en especial en España, a pesar de que es aquí donde Saura desarrolló toda su carrera. En este contexto, parece oportuno y necesario dedicar un coloquio al gran director aragonés, con la intención de volver a examinar una trayectoria ejemplar, explorando algunos de los numerosos aspectos de la obra dejados en la sombra o insuficientemente estudiados. Se hará hincapié en la producción posterior a la dictadura franquista, donde coexisten obras aparentemente muy heterogéneas que sin embargo se corresponden con otras tantas reflexiones sobre las especificidades y las posibilidades del lenguaje cinematográfico.

23-24 octobre 2009
ULB – Cinematek

Organisateurs : Robin Lefere (ULB), Muriel Andrin (ULB), Geneviève Fabry (UCL), André Helbo (ULB), David Asenjo (ULB), Fernando Díaz (ULB)
Sources de financement : ULB – FNRS – Cinematek - Consejería Cultural y de la Consejería de Educación de la Embajada de España

Participants : Santos Zunzunegui (Universidad del País Vasco) ; Nadia Lie (KUL) ; Pedro Millán (Universidad de Sevilla) ; Rob Stone (Swansea University) ; Marianne Bloch-Robin (Université Paris-Est) ; José Manuel Camacho Delgado (Universidad de Sevilla) ; Jean-Claude Seguin (Université Lumière, Lyon II) ; Nancy Berthier (Université Paris-Est) ; Amparo Martínez (Universidad de Zaragoza) ; Robin Lefere (ULB) ; José Jurado (Universidad de Cádiz) ; David Asenjo (ULB) ; Serge Goriely (UCL) ; Fernando Díaz (ULB)

date de publication : 2009-10-24

SLAV #2 : Symposium international de doctorants en études slaves


Les journées d’étude du « SLAV » (Sujets, Longitudes et Approches Variées) sont nées en 2008 à l’Université de Charles de Gaulle-Lille 3, se donnant pour mission de confronter des thèmes et des méthodologies développés actuellement par les doctorants dans le domaine slave. Ouvert par Manuel Couvreur, le symposium s’est étalé sur quatre demi-journées, elles-mêmes divisées en cinq tables : linguistique, littérature, pensée des hommes, histoire culturelle et histoire, dirigées successivement par Laurence Rosier, Dorota Walczak, Marek Tomaszewski, Marc Peeters et Jan Rubeš. 18 jeunes chercheurs issus de 11 universités y ont pris part activement, couvrant un spectre scientifique large. Le séminaire de clôture a néanmoins permis de mettre en évidence certains points communs, assurant même le rapprochement de certaines universités, en particulier l’ULB et l’Université de Poznań, qui prendra le relais pour l’organisation du SLAV#3.

24-25 septembre 2009
ULB
organisé par Sarah Flock et Katia Vandenborre (ULB)
Sources de financement : ULB – FNRS – WBI

Participants : Dagmara Gut (Université Charles-de-Gaulle Lille 3) ; Marzena Stępień (University of Warsaw) ; Anna Kozyra (Nicolaus Copernicus University, Toruń) ; Richard Vacula (Université Charles de Prague) ; Olga Nadvorniková (Université Charles de Prague) ; Dorota Walczak (ULB) ; Marek Tomaszewski (Lille 3) ; Pieter Boulogne (KUL) ; Magda Przybylska (Université Adam Mickiewicz, Poznań)  ; Svetlana Ilieva (INALCO) ; Marta Suchańska (Université Adam Mickiewicz, Poznań) ; Katia Vandenborre (ULB et Université de Varsovie) ; Krzysztof Hoffman (Adam Mickiewicz University, Poznań) ; Marc Peeters (ULB) ; Isabelle Valloton (Université de Gand) ; Jeremy Lambert (Université Charles-de-Gaulle, Lille 3) ; Clélia Vanlenberghe (aspirante du FNRS, Université catholique de Louvain-la-Neuve) ; Jan Rubeš (ULB) ; Sarah Flock (aspirante du FNRS, ULB et Université Charles de Prague) ; Sune Bechmann Pederson (University College London) ; Kateryna Ruban (Kyiv-Mohyla Academy (NaUKMA)) ; Pieter Lagrou (ULB) ; Pieter Troch (aspirant du FWO, Université de Gand) ; Anamaria Dutceac Segesten (University of Maryland and Lund University, Sweden) ; Katrin Van Cant (aspirante du FWO, KUL)

date de publication : 2009-09-25

Anciennes frontières et nouveaux centres : l’héritage littérature européen dans une ère de globalisation


Titre anglais : Old Margins and New Centers: The Legacy of European Literatures in a Globalized Age

La notion culturelle et littéraire déjà ancienne de nouvelles frontières par rapport aux anciens centres implique généralement une opposition entre les pays du tiers monde, l’Europe et l’Amérique du Nord. Le titre quelque peu inattendu de ce colloque renverse cette notion établie, tout en suggérant que les anciens centres culturels européens pourraient bien devenir les nouvelles frontières de demain. Le thème de ce colloque cherche à problématiser le concept d’eurocentrisme à l’aube du 21ème siècle. Les connotations négatives qui se sont progressive¬ment attachées à ce terme dans les discours critiques de la fin du XXe siècle doivent être réévaluées. L’avènement du phénomène de la globalisation durant les dernières décennies du siècle passé peut apparaître comme un renforcement subtil de l’hégémonie économique de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Bruxelles, la capitale officielle de la nouvelle Union européenne, est souvent perçue comme l’un des centres de cette entreprise néo-coloniale. D’un point de vue culturel, toutefois, les nouvelles voix littéraires des pays anciennement colonisés de l’Afrique, de l’Amérique latine, des pays asiatiques et du Pacifique, ont à présent acquis une importance de premier rang. L’émergence d’écrivains transnationaux tels que Salman Rushdie, pour ne citer qu’un exemple célèbre, a de surcroît contribué à déstabiliser l’équilibre des relations entre l’Europe et ses « Autres ». Les cultures jadis minoritaires ont acquis une position centrale dans la pensée contemporaine. Par contre, l’on pourrait argumenter que, sous certains aspects, l’Europe se profile de plus en plus comme une nouvelle frontière littéraire, regardée par ses anciens « Autres » comme un horizon désormais marginalisé. Dès lors, à notre époque caractérisée par un nouveau cosmopolita¬nisme, le but de ce colloque consistera à réévaluer l’impact durable des cultures et littératures européennes sur le développement de diverses littératures postcoloniales ou contemporaines, dans des régions du monde que l’on appelait autrefois les nouvelles frontières de l’Europe. La relation actuelle entre la culture européenne et ses anciens « Autres » est-elle toujours caractérisée par l’opposition ou la complicité? Ce modèle binaire est-il devenu obsolète? S’il l’est, comment a-t-il été reconstruit? Sommes-nous prêts à transcender les connotations péjoratives de l’eurocentrisme ?

26-28 août 2009
ULB
Sources de financement : ULB – AILC

Participants : Anke Bosse (Facultés Universitaires Notre Dame de la Paix, Namur) ; Assumpta Camps (University of Barcelona / Université de Barcelone) ; Biagio D'Angelo (University of Sao Paulo / Université de Sao Paulo) ; Caroline De Wagter (Université de Libre Bruxelles) ; Chandra Mohan (University of Jammu, India / Université de Jammu, Inde) ; Christophe Den Tandt (ULB) ; David O'Donnell (Victoria University of Wellington, New Zealand) ; Dorota Walczak (Université de Bruxelles) ; Dorothy Figueira (University of Georgia, Athens, USA) & Thomas J. Figueira (State University of New Jersey, USA) ; Dorothy Figueira (University of Georgia-Athens) ; Eduardo F. Coutinho (Federal University of Rio de Janeiro / Université fédérale de Rio de Janeiro) ; Franca Bellarsi (ULB) ; Gerald Gillespie (Stanford University) ; Hans Bertens (Utrecht University / Université d'Utrecht) ; Haun Saussy (Yale University) ; Hubert Roland (Université Catholique de Louvain) ; Ibra Diene  (Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal) ; Isabelle Meuret (ULB) ; John Burt Foster (George Mason University) ; John Burt Foster (George Mason University, Fairfax, USA) ; K. Alfons Knauth (Ruhr University, Bochum/Université de la Ruhr, Bochum): ; Kathleen Gyssels (University of Antwerp/Université d'Anvers) ; Kathleen L. Komar (University of California, Los Angeles) ; Laurence Denooz (Université Nancy 2) ; Liu Xiangyu (University of Beijing / Université de Pékin) ; Manfred Schmeling (Université de la Sarre-Saarbruecken) ; Marc Maufort (ULB) ; Mario Domenichelli (University of Florence / Université de Florence) ; Micéala Symington (University of la Rochelle, France) ; Monica Spiridon (University of Bucharest / Université de Bucarest) ; Randolph D. Pope (University of Virginia) ; Ross Shideler (University of California, Los Angeles) ; Same Old Centers, Same Old Margins: Europe's European Others” ; Shigemi Inaga (Graduate School for Advanced Studies, Kyoto, Japan): ; Sophie Spanoudis (ULB) ; Stéphane Michaud (Université Paris III-Sorbonne Nouvelle) ; Stéphanie Loriaux (ULB) ; Steven Shankman (University of Oregon, Eugene, USA) ; Steven Sondrup (Brigham Young University, Provo, USA) ; Sylvie Vranckx (ULB) ; Tayeb Bouderbala (Université de Batna, Algérie) ; Theo D'Haen (Catholic University of Leuven/Université catholique de Leuven-KUL) & Anders Pettersson (Umea University/ Université d'Umea) ; Vadimir Biti (University of Vienna / Université de Vienne) ; Yanick Maes (Ghent University / Université de Gand)

date de publication : 2009-08-28

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